Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2026 : cinq questions pour comprendre les coulisses du départ

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le compte à rebours est lancé à Saint-Malo ! Dimanche, à 13 h 02, les 115 concurrents de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe prendront le large en direction de Pointe-à-Pitre. Pourtant, pour une grande partie de la flotte, l'aventure commencera dès vendredi avec la sortie du bassin Vauban. Entre mouillages d'attente, dernières nuits à terre et assistance météo, voici ce qu'il faut savoir avant le départ de cette transatlantique en solitaire.

 

À quelques jours du grand départ, l'effervescence gagne les quais de Saint-Malo. Les équipes techniques peaufinent les derniers réglages, les navigateurs surveillent les prévisions météorologiques et les préparatifs s'accélèrent autour des bateaux. Avec 115 concurrents répartis dans six catégories, l'organisation doit relever un véritable défi logistique pour permettre à toute la flotte de rejoindre la ligne de départ dimanche. Entre les passages d'écluses, les mouillages d'attente et les dernières heures de repos, chaque skipper devra suivre un programme bien précis avant de prendre la direction de la Guadeloupe.

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Pourquoi les premiers bateaux quitteront-ils le port dès vendredi ?

Il faudra trois jours pour permettre aux 115 concurrents de quitter le bassin Vauban. En cause : les contraintes de marée et la capacité des écluses de Saint-Malo, qui ne permettent pas de faire sortir toute la flotte en quelques heures. Les départs seront donc répartis sur plusieurs créneaux, avec une organisation adaptée à la taille et aux caractéristiques des différents voiliers.

Les ULTIM ouvriront le bal vendredi en fin de journée. Avec leurs dimensions impressionnantes, ces maxi-trimarans nécessitent une attention particulière lors du franchissement des écluses et disposeront d'une marée entière pour effectuer leurs manœuvres. Samedi, les IMOCA, les Ocean Fifty et les deux catégories Vintage prendront le relais, tandis que les Class40 seront les derniers à quitter les pontons dimanche matin. Cette succession de sorties, devenue indispensable avec l'augmentation du nombre de participants, offrira également aux spectateurs plusieurs occasions d'admirer les bateaux et d'encourager les navigateurs avant leur traversée. Les manœuvres pourront être suivies depuis les tribunes installées autour des écluses, mais aussi à la télévision grâce à la retransmission assurée par France Télévisions.

Où les voiliers attendront-ils le signal du départ ?

Une fois les écluses franchies, les concurrents ne prendront pas immédiatement la direction de la Guadeloupe. Ils devront patienter jusqu'à dimanche dans différents secteurs de la baie de Saint-Malo, où des emplacements ont été prévus pour accueillir les bateaux en attendant le lancement officiel de la course. Cette organisation permettra notamment d'éviter une trop forte concentration de voiliers dans un même espace et de faciliter les derniers préparatifs des équipes techniques.

Les ULTIM et les IMOCA rejoindront notamment des zones de mouillage situées à proximité de Dinard. Les Ocean Fifty bénéficieront, de leur côté, d'un accueil particulier au port des Bas-Sablons, où des pêcheurs ont accepté de libérer temporairement des emplacements pour la nuit de samedi à dimanche. La présence de ces voiliers offrira un spectacle inhabituel dans la baie, mais les plaisanciers devront respecter les restrictions mises en place par l'organisation. Des périmètres de sécurité entoureront les bateaux afin d'éviter les approches trop rapprochées et de garantir la tranquillité des concurrents avant leur départ.

© Vincent OLIVAUD

Les skippers dormiront-ils à bord la veille de la course ?

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les navigateurs ne seront pas obligés de passer leur dernière nuit à bord. Après avoir accompagné leur bateau lors du passage des écluses, ils pourront regagner la terre ferme et profiter de quelques heures de repos dans de meilleures conditions. Une possibilité particulièrement appréciable avant une traversée en solitaire qui exigera une concentration permanente et une importante résistance physique.

Pendant leur absence, les bateaux resteront sous la surveillance d'un ou plusieurs membres des équipes techniques, chargés de veiller sur le matériel et de procéder aux dernières vérifications nécessaires. Les skippers pourront ainsi se concentrer sur leur récupération avant de retrouver leur voilier dimanche. Cette dernière nuit de sommeil sera d'autant plus précieuse que les premières heures de course s'annoncent exigeantes, avec la traversée de la Manche, la gestion du trafic maritime et les premiers choix de trajectoire. Pour les concurrents, il s'agira donc de préserver un maximum d'énergie avant d'affronter plusieurs jours, voire plusieurs semaines, en mer.

À quelle heure les skippers devront-ils rejoindre leur bateau dimanche ?

Dimanche matin, tous les concurrents n'auront pas le même programme. Les Class40 devront franchir les écluses au petit matin, tandis que les navigateurs des autres catégories pourront organiser leur retour à bord en fonction de l'emplacement de leur bateau et des moyens dont disposent leurs équipes. Certains rejoindront leur mouillage en semi-rigide, tandis que d'autres privilégieront des secteurs plus proches du littoral pour faciliter les derniers déplacements.

Les skippers qui connaissent particulièrement bien les environs de Saint-Malo pourront également tirer parti de leur expérience locale. Certains pourraient notamment choisir un mouillage du côté de Cancale afin de simplifier leur organisation et de profiter de quelques minutes de repos supplémentaires. Quelle que soit leur stratégie, tous devront cependant respecter une même échéance : quatre minutes avant le départ, soit à 12 h 58, les navigateurs devront impérativement se retrouver seuls à bord. Les équipiers et les membres des équipes techniques devront alors avoir quitté les bateaux, laissant les skippers effectuer leurs dernières manœuvres en autonomie avant le coup d'envoi prévu à 13 h 02.

Pourquoi certains skippers pourront-ils être guidés depuis la terre ?

Si tous les concurrents navigueront en solitaire, les règles concernant l'assistance météorologique ne seront pas identiques pour toutes les catégories. Les skippers des monocoques, à savoir les IMOCA, les Class40 et les Vintage Mono, devront élaborer leurs stratégies sans bénéficier de routage extérieur. Ils pourront consulter les informations météorologiques disponibles, mais devront analyser eux-mêmes les conditions et déterminer leur trajectoire sans recevoir de recommandations personnalisées depuis la terre.

Les ULTIM, les Ocean Fifty et les Vintage Multi pourront, en revanche, faire appel à des spécialistes pour les accompagner dans leurs décisions. Cette différence s'explique notamment par les risques propres aux multicoques, davantage exposés au chavirage en raison de l'absence de quille lestée. Pour anticiper les situations délicates et rechercher les trajectoires les plus performantes, plusieurs équipes ont constitué de véritables cellules de routage réunissant météorologues, navigateurs expérimentés et spécialistes techniques.

Tom Laperche, à bord de SVR-Lazartigue, pourra ainsi compter sur l'expertise de Jean-Yves Bernot, Franck Cammas et Gaston Morvan, tandis qu'Armel Le Cléac'h, skipper de Maxi Banque Populaire XI, s'appuiera sur Marcel Van Triest, Nicolas Lunven et Sébastien Josse. Ces spécialistes suivront l'évolution des systèmes météorologiques et étudieront les différentes options de navigation pour conseiller les marins tout au long de leur traversée. Leur présence à terre ne changera toutefois rien à l'essentiel : les skippers resteront seuls aux commandes, responsables de leurs manœuvres et des décisions prises en mer. 

Après plusieurs jours de préparatifs et d'attente, les 115 concurrents se retrouveront donc dimanche sur une même ligne de départ, avec un objectif commun : rallier Pointe-à-Pitre au terme d'une traversée de l'Atlantique en solitaire.


Sur une course où la route la plus courte est rarement la plus rapide, la météo peut faire toute la différence. METEO CONSULT accompagne les navigateurs dans leur préparation et leurs choix de route, tout en fournissant à la direction de course des prévisions précises pour anticiper les situations à risque.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.