Route du Rhum : ces bateaux hors norme qui ont marqué l’histoire de la course

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Charline David
Par Charline David

Des trimarans révolutionnaires, des prototypes improbables, des géants capables de voler au-dessus de l’eau… Depuis 1978, la Route du Rhum est un véritable laboratoire d’innovations nautiques. Certains bateaux ont remporté des victoires historiques, d’autres ont connu un destin tragique. À l’approche de l’édition 2026, retour sur sept machines d’exception qui ont repoussé les limites de la course au large.

Le 1er novembre prochain, les concurrents de la Route du Rhum s’élanceront de Saint-Malo vers Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour une nouvelle traversée de l’Atlantique en solitaire. Parmi les voiliers engagés, certains concentrent les technologies les plus avancées de la course au large, à commencer par les impressionnants trimarans de la classe Ultim. Foils géants, mâts-aile, matériaux composites et systèmes hydrauliques sophistiqués : ces machines sont conçues pour atteindre des vitesses qui auraient semblé inimaginables aux pionniers de la compétition. Mais cette fascination pour la vitesse ne date pas d’hier. Depuis la première édition, en 1978, la Route du Rhum a vu défiler des bateaux aux architectures parfois surprenantes, imaginés par des navigateurs et des architectes prêts à remettre en question les principes établis. Certaines innovations ont profondément transformé la course au large, tandis que d’autres se sont révélées particulièrement difficiles à maîtriser. Du petit trimaran en contreplaqué de Mike Birch aux géants volants de 2026, retour sur sept voiliers qui illustrent près d’un demi-siècle d’audace et d’expérimentations.

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Olympus : le petit trimaran qui a bouleversé la course au large en 1978

© AFP

Lorsque Mike Birch prend le départ de la première Route du Rhum, en 1978, son bateau ne fait pas partie des favoris. Avec ses 11,48 mètres de long, Olympus paraît bien modeste face aux grands monocoques engagés, notamment Kriter V, le voilier de 21 mètres de Michel Malinovsky. Pourtant, ce petit trimaran va provoquer l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la compétition et contribuer à transformer durablement la conception des bateaux de course. Construit dans un garage du Massachusetts par Walter Green, Olympus est constitué de contreplaqué et de résine époxy. Loin des constructions sophistiquées de ses adversaires, il mise sur une architecture simple, un poids réduit et une importante largeur de 8,26 mètres. Cette légèreté lui permet de profiter efficacement des conditions météorologiques et de maintenir des vitesses élevées malgré sa taille relativement modeste. À une époque où les grands monocoques dominent encore les grandes courses océaniques, le bateau de Mike Birch démontre progressivement tout le potentiel des multicoques.

La fin de la course va donner lieu à un scénario resté célèbre. Alors que Michel Malinovsky semble se diriger vers la victoire, Mike Birch parvient à réduire son retard dans les derniers milles. Après plus de 23 jours de navigation, Olympus franchit finalement la ligne d’arrivée avec seulement 98 secondes d’avance sur Kriter V. Cet écart infime, après plusieurs milliers de milles parcourus, fait immédiatement entrer cette première édition dans la légende. Au-delà de l’exploit sportif, la victoire de Mike Birch marque un tournant pour la voile océanique. Elle confirme qu’un multicoque léger peut rivaliser avec des monocoques beaucoup plus imposants et ouvre la voie à une nouvelle génération de trimarans conçus spécifiquement pour les courses transatlantiques.

Manureva : le trimaran révolutionnaire d’Alain Colas, disparu dans l’Atlantique

© AFP

Avant de devenir l’un des bateaux les plus célèbres de la Route du Rhum, Manureva a d’abord porté le nom de Pen Duick IV. Conçu pour Éric Tabarly à la fin des années 1960, ce trimaran en aluminium de 20,50 mètres représente alors une véritable rupture technologique. À une époque où les monocoques dominent largement la navigation hauturière, son architecture à trois coques et ses deux mâts-aile témoignent d’une volonté d’explorer de nouvelles solutions pour gagner en vitesse. En 1969, Alain Colas rachète le voilier et poursuit son développement. Rebaptisé Manureva, le trimaran devient rapidement l’un des symboles de la course au large française. En 1972, le navigateur remporte à son bord la Transat anglaise, confirmant les performances de cette machine conçue pour traverser les océans à grande vitesse. L’association entre Alain Colas et son bateau s’impose alors comme l’une des plus emblématiques de la voile des années 1970.

Lorsque la première Route du Rhum est organisée en 1978, Alain Colas figure naturellement parmi les navigateurs attendus. Mais la traversée va prendre une tournure dramatique. Alors qu’il navigue dans l’Atlantique, à proximité des Açores, le skipper affronte des conditions météorologiques particulièrement difficiles. Le 16 novembre, il transmet son dernier message radio, signalant notamment une mer très forte. Après cette communication, plus personne ne reçoit de nouvelles du navigateur ni de son trimaran. Malgré les recherches entreprises, aucune trace de Manureva ne sera retrouvée. La disparition d’Alain Colas demeure l’un des drames les plus marquants de l’histoire de la Route du Rhum. Elle inspirera notamment la chanson « Manureva », interprétée par Alain Chamfort en 1979, qui contribuera à inscrire le nom du trimaran dans la mémoire collective. Aujourd’hui encore, ce bateau incarne à la fois l’esprit d’innovation des pionniers de la course au large et les risques considérables auxquels ils s’exposaient.

Les Rosières : l’étonnant prao qui voulait révolutionner la Route du Rhum

Parmi les projets les plus originaux apparus sur la Route du Rhum, celui de Guy Delage en 1982 occupe une place particulière. Le navigateur choisit de participer à la deuxième édition à bord de Les Rosières, un prao, autrement dit un multicoque à deux coques asymétriques inspiré des embarcations traditionnelles du Pacifique. Ce choix architectural tranche radicalement avec les monocoques, catamarans et trimarans habituellement engagés dans les grandes courses océaniques. La particularité d’un prao réside dans son organisation : il possède une coque principale et un flotteur latéral dont la fonction varie selon le type de construction. Sur Les Rosières, le flotteur est positionné au vent afin de contribuer à l’équilibre du bateau. Cette architecture doit permettre de réduire la masse de l’ensemble tout en conservant un important potentiel de vitesse. Elle nécessite toutefois une navigation spécifique, notamment lors des changements de direction, qui ne s’effectuent pas selon les mêmes principes que sur un voilier conventionnel.

Pour Guy Delage, l’objectif est de démontrer qu’une architecture inspirée des traditions maritimes du Pacifique peut trouver sa place dans la course au large moderne. Mais les difficultés apparaissent avant même le départ. Alors que le bateau se trouve à Paimbœuf, il se détache de son mouillage avec son corps-mort et manque de terminer contre les rochers. Cet incident annonce une préparation particulièrement mouvementée. Le jour du départ de la Route du Rhum, les ennuis se poursuivent. Confronté à des problèmes de pilote automatique, Guy Delage perd le contrôle de son prao, qui chavire dans les conditions agitées du départ. L’aventure s’achève presque immédiatement, sans que Les Rosières ait pu démontrer son potentiel sur l’Atlantique. Malgré cet échec, le projet reste l’un des exemples les plus étonnants de la liberté architecturale offerte par la Route du Rhum à ses débuts, lorsque des navigateurs pouvaient encore tenter leur chance avec des concepts particulièrement expérimentaux.

Pierre 1er : le trimaran qui a porté Florence Arthaud vers une victoire historique

© AFP - Marcel Mochet.

En 1990, Florence Arthaud entre définitivement dans l’histoire de la voile en devenant la première femme à remporter la Route du Rhum au classement général. Cette victoire, obtenue à bord de Pierre 1er, est indissociable d’un trimaran développé spécialement pour répondre aux ambitions de la navigatrice. Après plusieurs participations à la course, elle dispose enfin d’un bateau conçu pour rivaliser avec les meilleurs multicoques de son époque. Pour mener ce projet, Florence Arthaud s’entoure notamment du cabinet d’architecture navale VPLP, qui développe un trimaran inspiré des Formule 40, mais considérablement agrandi. Pierre 1er mesure 18,28 mètres de long pour 15 mètres de large, des proportions qui lui confèrent une importante puissance. Équipé d’un mât-aile et conçu pour exploiter au maximum son potentiel de vitesse, le bateau représente une nouvelle étape dans l’évolution des multicoques océaniques.

La navigatrice possède déjà une solide expérience de la Route du Rhum. Présente dès la première édition en 1978, elle a ensuite connu plusieurs campagnes difficiles, notamment un abandon en 1982 et une course interrompue en 1986 pour porter assistance à Loïc Caradec. En 1990, elle aborde donc la compétition avec une détermination particulière, mais la traversée va une nouvelle fois mettre sa résistance à rude épreuve. Pendant la course, Florence Arthaud doit faire face à des problèmes électriques, à des dysfonctionnements de son pilote automatique et à de sérieuses difficultés physiques. Elle subit également une fausse couche en mer, dans des conditions particulièrement éprouvantes. Malgré ces obstacles, elle poursuit sa traversée et parvient à conserver l’avantage sur ses concurrents jusqu’à Pointe-à-Pitre.

Sa victoire marque un moment majeur de l’histoire de la course au large. Trente-six ans plus tard, Florence Arthaud reste la seule femme à avoir remporté le classement général de la Route du Rhum. Quant à Pierre 1er, il demeure l’un des trimarans les plus emblématiques des années 1990, symbole d’une génération de bateaux puissants, mais aussi d’un exploit sportif et humain exceptionnel.

Royal II : le catamaran géant de Loïc Caradec et les dangers de la course à la puissance

© AFP - André Durand

Au début des années 1980, les navigateurs cherchent à repousser toujours plus loin les performances des multicoques. Les bateaux s’allongent, les surfaces de voilure augmentent et les architectes explorent de nouvelles solutions pour gagner en vitesse. C’est dans ce contexte que Loïc Caradec développe Royal II, un catamaran de 22,60 mètres qui figure parmi les machines les plus impressionnantes de son époque. Sa conception repose sur une recherche poussée de légèreté. Les coques sont très basses sur l’eau, les aménagements intérieurs sont réduits à l’essentiel et la cellule de vie du navigateur ne laisse que peu de place au confort. Chaque élément du bateau doit répondre à un objectif précis : limiter le poids afin d’exploiter au maximum la puissance du gréement. Cette philosophie annonce déjà certaines caractéristiques des grands multicoques de compétition qui apparaîtront dans les décennies suivantes.

Les premières années de Royal II sont toutefois mouvementées. Lors de la course La Baule-Dakar en 1983, le catamaran entre notamment en collision avec le bateau de Florence Arthaud. Le programme se poursuit néanmoins et le voilier évolue progressivement. Avant la Route du Rhum 1986, il est agrandi et équipé d’un mât-aile destiné à améliorer encore ses performances. Loïc Caradec démontre le potentiel de sa machine en établissant un record de traversée de l’Atlantique Nord.

Mais la Route du Rhum 1986 va révéler les limites de cette quête de puissance. Alors qu’il navigue au large des Açores, Loïc Caradec affronte une violente tempête. Son catamaran subit de graves avaries et se retourne. Florence Arthaud, également engagée dans la course, se déroute pour lui porter assistance. Elle retrouve Royal II dans un état dramatique, sans parvenir à localiser son skipper, qui ne sera jamais retrouvé. Cette disparition, huit ans après celle d’Alain Colas, marque profondément le monde de la voile. Elle rappelle qu’à mesure que les multicoques deviennent plus rapides et plus puissants, les contraintes structurelles et les risques de chavirage prennent également une importance considérable. L’histoire de Royal II illustre ainsi une période décisive de la course au large, durant laquelle les innovations progressent rapidement, parfois plus vite que les connaissances permettant d’en maîtriser tous les risques.

Groupama 3 : le trimaran devenu triple vainqueur de la Route du Rhum

© AFP - Marcel Mochet

Peu de bateaux peuvent se prévaloir d’un palmarès comparable à celui de Groupama 3. Conçu pour Franck Cammas avec le cabinet d’architecture VPLP, ce trimaran océanique a d’abord été imaginé pour s’attaquer aux plus grands records de navigation. Sa conception repose sur un équilibre entre puissance, légèreté et fiabilité, avec une architecture destinée à maintenir des vitesses élevées sur de longues distances sans compromettre la résistance de l’ensemble. Le bateau se distingue rapidement sur les grandes routes océaniques. En 2010, Franck Cammas remporte à son bord le Trophée Jules Verne, récompensant le tour du monde à la voile le plus rapide en équipage. Quelques mois plus tard, il prend le départ de la Route du Rhum avec ce même trimaran, adapté pour une traversée en solitaire. Malgré les difficultés que représente la conduite d’une telle machine sans équipage, le navigateur s’impose à Pointe-à-Pitre et offre au bateau sa première victoire dans la transatlantique.

L’histoire aurait pu s’arrêter sur ce succès, mais Groupama 3 va connaître une longévité exceptionnelle. En 2014, désormais rebaptisé Banque Populaire VII, il remporte une deuxième Route du Rhum, cette fois avec Loïck Peyron à la barre. Quatre ans plus tard, en 2018, Francis Joyon s’impose à son tour à bord du trimaran, devenu IDEC Sport, après un duel spectaculaire avec François Gabart. Il franchit la ligne d’arrivée avec seulement sept minutes et huit secondes d’avance, au terme d’une traversée particulièrement disputée.Trois victoires consécutives sur la Route du Rhum, avec trois navigateurs différents : le palmarès de ce trimaran est unique. Il démontre qu’une conception particulièrement aboutie peut rester compétitive pendant de nombreuses années, malgré les progrès constants réalisés par les architectes navals et l’arrivée de nouveaux prototypes. En 2026, le bateau doit d’ailleurs retrouver une nouvelle fois les pontons de Saint-Malo. Désormais engagé sous les couleurs d’IDEC Sport-CIC, il sera mené par Alexia Barrier, qui ambitionne de devenir la première femme à participer à la Route du Rhum dans la catégorie Ultim. Une nouvelle aventure pour ce multicoque dont la carrière exceptionnelle traverse déjà plusieurs générations de navigateurs.

Gitana 18 : le nouveau géant volant qui veut repousser les limites en 2026

© Yann Riou - polaRYSE / Gitana S.A.

Près de cinquante ans après la victoire du petit Olympus, la Route du Rhum continue de servir de laboratoire aux innovations les plus audacieuses de la voile. Pour l’édition 2026, l’un des bateaux les plus attendus est sans conteste le nouveau Maxi Edmond de Rothschild, également appelé Gitana 18. Mis à l’eau en février 2026, ce trimaran de la classe Ultim a été développé pour franchir une nouvelle étape dans la navigation océanique à très grande vitesse.

À la différence des premières générations de multicoques, dont les performances reposaient principalement sur la légèreté des structures et la puissance des voiles, les Ultim modernes cherchent désormais à réduire considérablement leur contact avec l’eau. Grâce à leurs foils, ces appendices immergés capables de générer une portance hydrodynamique, ils peuvent soulever une partie importante de leur masse et diminuer ainsi la résistance à l’avancement. Cette évolution a profondément transformé la conception des bateaux et les techniques de navigation. Sur Gitana 18, les architectes ont notamment adopté des foils en T installés sur les flotteurs, avec une configuration rappelant certaines solutions utilisées sur les AC75 de la Coupe de l’America. Le trimaran dispose également de safrans en U, destinés à améliorer le contrôle et la rigidité des appendices. L’ensemble forme une architecture particulièrement sophistiquée, pensée pour optimiser le comportement du bateau à grande vitesse et maintenir une assiette stable dans des conditions de mer très variables.

Cette complexité se retrouve aussi dans les équipements embarqués. Gitana 18 compte pas moins de 44 vérins hydrauliques, chargés d’actionner différents systèmes de réglage. Ces dispositifs permettent au navigateur d’intervenir sur la configuration du bateau, un enjeu déterminant lorsqu’il évolue à plusieurs dizaines de nœuds. À de telles vitesses, la moindre modification de l’état de la mer ou de la direction du vent peut avoir des conséquences immédiates sur l’équilibre du trimaran. Pour Charles Caudrelier, vainqueur de la Route du Rhum 2022, le défi est donc considérable. Le navigateur devra non seulement exploiter le potentiel de cette machine extrêmement rapide, mais aussi gérer seul l’ensemble de ses paramètres techniques pendant plusieurs jours. La fiabilité des systèmes, la résistance des appendices et la capacité du skipper à maintenir un rythme élevé sans prendre de risques excessifs seront autant d’éléments décisifs. Avec Gitana 18, la Route du Rhum entre un peu plus dans l’ère des multicoques volants, où la performance dépend autant de l’architecture navale que de la maîtrise des technologies embarquées.

De 1978 à 2026, des bateaux toujours plus rapides, mais une aventure inchangée

En près d’un demi-siècle, les bateaux de la Route du Rhum ont connu une évolution spectaculaire. Le trimaran en contreplaqué avec lequel Mike Birch remportait la première édition mesurait moins de 12 mètres, tandis que les Ultim actuels peuvent atteindre 32 mètres de long et dépasser ponctuellement les 50 nœuds, soit plus de 90 km/h, dans des conditions favorables. Les constructions en matériaux composites, les systèmes électroniques de navigation, les pilotes automatiques et les foils ont progressivement transformé la manière de concevoir et de conduire ces machines. Cette évolution ne s’est pourtant pas faite sans tâtonnements ni accidents. Les parcours de Manureva, de Royal II ou de Les Rosières rappellent que chaque innovation comporte une part d’incertitude et que les performances théoriques ne suffisent pas à garantir la réussite d’une traversée océanique. À l’inverse, les victoires d’Olympus, de Pierre 1er et de Groupama 3 démontrent combien une architecture bien pensée, associée aux qualités d’un navigateur, peut bouleverser les hiérarchies établies.

Le 1er novembre 2026, les concurrents de la Route du Rhum écriront une nouvelle page de cette histoire. Si les technologies embarquées n’ont plus grand-chose à voir avec celles de 1978, le principe de la compétition reste identique : un skipper, un bateau et plusieurs milliers de milles à parcourir en solitaire jusqu’à la Guadeloupe. Dans cet affrontement avec l’Atlantique, la machine la plus rapide sur le papier n’est pas toujours celle qui franchit la ligne d’arrivée en premier. C’est aussi ce qui fait, depuis près de cinquante ans, toute la singularité de la Route du Rhum.

 


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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.