Ilhabela en juin : l’île brésilienne à découvrir avant la haute saison

Au large de São Sebastião, sur le littoral de l’État de São Paulo, Ilhabela porte bien son nom. Entre plages bordées par la forêt atlantique, cascades, villages tournés vers la mer et reliefs couverts de végétation, cette grande île brésilienne offre en juin une parenthèse idéale, plus douce, plus respirable et souvent plus agréable qu’en plein été austral.

Une île spectaculaire aux portes de São Paulo

Ilhabela a longtemps été présentée comme une île tranquille, presque secrète. Le terme mérite aujourd’hui d’être nuancé, car les habitants de São Paulo connaissent très bien cette destination et s’y rendent volontiers dès qu’un week end prolongé se profile. Mais en juin, loin des grandes vacances brésiliennes et des périodes les plus chargées, l’île retrouve une atmosphère plus favorable aux voyageurs qui veulent vraiment la découvrir.

Située à environ 200 km de São Paulo, Ilhabela appartient à l’État de São Paulo et fait face à la ville de São Sebastião, d’où part le ferry. La traversée est courte, mais elle suffit à créer une rupture. Une fois débarqué, le décor change rapidement : reliefs abrupts, forêt dense, routes littorales, plages enchâssées dans la végétation et bateaux ancrés dans le chenal donnent à l’île une identité très différente de celle des grandes stations balnéaires brésiliennes.

Son nom actuel, Ilhabela, signifie littéralement « belle île ». Avant cela, l’île principale était connue sous le nom de São Sebastião, donné après l’arrivée des navigateurs portugais au début du XVIe siècle. Le territoire est aussi lié à l’histoire des peuples autochtones, notamment les Tupinambás, qui occupaient cette partie du littoral avant la colonisation européenne.

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Juin, le bon moment pour ralentir

Au Brésil, juin correspond à l’entrée dans l’hiver austral. À Ilhabela, cela ne signifie pas froid ni repli. Les températures restent agréables, l’humidité devient généralement moins lourde qu’en été, les pluies sont moins fréquentes et l’île se prête davantage aux randonnées, aux sorties en bateau et aux longues balades. La mer peut rester tentante, même si elle est plus fraîche qu’au cœur de l’été. C’est aussi une période intéressante pour éviter l’affluence. Ilhabela peut devenir très fréquentée pendant les vacances, les fêtes et les grands week ends. En juin, le rythme change. Les plages sont plus faciles à apprécier, les routes moins saturées et les excursions plus agréables à organiser. Pour un voyageur européen, ce décalage de saison a même un avantage : au moment où l’été commence en France, Ilhabela offre une version plus douce du Brésil côtier.

L’île n’est pas seulement une destination de plage. Une grande partie de son territoire est protégée par le Parque Estadual de Ilhabela, créé en 1977. Ce parc couvre l’essentiel de la commune et protège la forêt atlantique, les reliefs, les cours d’eau, les cascades et une biodiversité remarquable. C’est ce statut qui explique en partie la sensation d’île encore très végétale, malgré son attractivité touristique.

 

Plages, cascades et forêt atlantique

Ilhabela se découvre par fragments. Certaines plages sont faciles d’accès depuis la route principale, notamment sur la côte tournée vers São Sebastião. D’autres exigent une excursion, une randonnée, un bateau ou un véhicule adapté. Cette diversité fait partie de son charme : il existe une Ilhabela accessible et animée, mais aussi une île plus sauvage, plus physique, plus impressionnante dès que l’on s’éloigne des secteurs les plus urbanisés. Bonete est l’un des noms les plus connus. Située au sud de l’île, cette plage est souvent citée parmi les plus belles du Brésil. On peut la rejoindre par la mer ou par un sentier long et exigeant, qui traverse la forêt avant de déboucher sur une large plage bordée de reliefs. L’endroit n’a rien d’une plage urbaine. On y vient pour l’isolement, la puissance du paysage, le contact avec la nature et cette impression rare d’arriver au bout de l’île.

Castelhanos offre une autre expérience forte. Accessible par piste encadrée, souvent en véhicule tout terrain ou en excursion organisée, cette grande baie de la côte est dévoile un paysage plus ouvert, avec une plage immense, une mer plus exposée et une sensation de bout du monde. Là encore, juin permet d’en profiter dans de meilleures conditions que pendant les périodes les plus encombrées, même si la météo et l’état des pistes restent toujours à vérifier avant le départ. Les cascades font aussi partie de l’identité d’Ilhabela. La Cachoeira do Gato, près de Castelhanos, est l’une des plus spectaculaires, avec une chute qui descend au cœur de la végétation. D’autres, comme les cascades de Toca, d’Água Branca ou de Paquetá, permettent d’alterner plage, marche et baignade en eau douce. Il faut toutefois garder un réflexe très local : prévoir une protection contre les borrachudos, ces petits insectes piqueurs très présents sur l’île, surtout près de l’eau et de la végétation.

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Une île tournée vers la mer

Ilhabela est l’une des grandes destinations nautiques du littoral brésilien. La voile y occupe une place importante, notamment grâce à son chenal abrité entre l’île et São Sebastião, où les bateaux trouvent un terrain particulièrement apprécié. L’île accueille aussi des régates et bénéficie d’une vraie culture maritime, visible dans ses marinas, ses clubs, ses sorties en mer et ses bateaux de pêche. Pour les voyageurs, la mer reste l’un des meilleurs moyens de comprendre Ilhabela. Les excursions en bateau permettent de rejoindre des plages difficiles d’accès par la route, de longer des portions de côte plus sauvages et d’observer l’île depuis l’eau. En juin, les conditions peuvent être très agréables, avec une lumière plus douce et une fréquentation plus contenue.

C’est aussi le début d’une période favorable à l’observation des baleines à bosse le long du littoral sud est du Brésil. Les passages dépendent des années, des conditions et des opérateurs, mais entre juin et les mois suivants, la migration apporte parfois de belles surprises au large. Ilhabela n’est pas seulement une destination de sable et de forêt : elle appartient à un littoral vivant, traversé par des espèces marines, des courants et des routes de navigation.

 

Vila, le cœur habité d’Ilhabela

La partie la plus agréable pour flâner reste Vila, le centre historique de l’île. On y trouve des rues bordées de maisons basses, des boutiques, des restaurants, des terrasses et une ambiance de petite station balnéaire brésilienne. Ce n’est pas un décor figé : Vila vit au rythme des visiteurs, des habitants, des bateaux et des soirées plus animées lorsque l’île se remplit. En juin, l’équilibre est meilleur. On peut s’y promener sans la densité de l’été, dîner face à la mer, organiser une sortie pour le lendemain ou simplement regarder le mouvement du chenal. Les adresses les plus connues restent concentrées dans les secteurs touristiques, mais l’intérêt d’Ilhabela tient surtout à la possibilité de passer très vite d’un centre vivant à une plage plus discrète, d’une route côtière à une cascade ou d’un restaurant à une excursion en bateau.

L’hébergement dépend beaucoup du type de séjour recherché. Les pousadas avec vue sur mer séduisent ceux qui veulent profiter du paysage sans multiplier les déplacements. Les hôtels proches de Vila permettent de sortir plus facilement le soir. Les adresses plus isolées offrent davantage de déconnexion, mais demandent aussi une meilleure organisation, surtout si l’on ne dispose pas de voiture.

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Préparer son arrivée depuis São Paulo

Depuis la France, l’itinéraire le plus courant passe par São Paulo. Il faut ensuite rejoindre São Sebastião par la route, en voiture ou en bus, avant de prendre le ferry vers Ilhabela. Le trajet depuis São Paulo peut varier fortement selon la circulation, surtout les week ends et les jours fériés. La traversée en ferry, elle, est courte, mais l’attente peut s’allonger aux périodes chargées. En juin, les conditions sont souvent plus favorables, mais il reste préférable d’anticiper son arrivée, surtout si l’on voyage avec un véhicule. Sur l’île, la voiture facilite l’accès aux plages de la côte ouest et aux points de départ d’excursions, mais elle n’est pas toujours indispensable pour un séjour centré sur Vila, les sorties en bateau et quelques plages accessibles. Ilhabela demande aussi un minimum de préparation côté nature. Chaussures adaptées pour les sentiers, répulsif efficace, protection solaire, maillot, vêtement léger pour la pluie et souplesse dans le programme sont les vrais indispensables. Ici, la météo, la mer et la forêt imposent leur rythme. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de l’île.

 

Une belle île, mais pas une carte postale figée

Ilhabela n’est plus le secret isolé que certains récits aiment encore décrire. C’est une destination connue, aimée, fréquentée, parfois très animée. Mais en juin, elle révèle mieux ce qui la rend différente : une nature puissante, des plages encore très préservées dès que l’on s’éloigne des accès faciles, une vraie culture nautique et une atmosphère plus lente que celle des grandes stations du littoral brésilien. L’île séduit moins par un monument ou une visite incontournable que par l’accumulation des expériences : une traversée courte depuis São Sebastião, une route au bord de l’eau, une cascade dans la forêt, une plage atteinte en bateau, un dîner à Vila, une lumière d’hiver austral sur les reliefs. C’est dans cette succession que son nom prend tout son sens. Ilhabela est bien une belle île, surtout lorsqu’on la découvre avant que la haute saison ne reprenne possession de ses plages et de ses routes.

Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur METEO CONSULT et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.