Folegandros en octobre : la Cyclade sauvage qui retrouve son calme après l’été

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Charline David
Par Charline David

Entre Milos et Santorin, Folegandros concentre falaises, chemins muletiers, villages blancs et criques accessibles à pied ou en bateau. En octobre, l’île retrouve une tranquillité remarquable, mais les liaisons maritimes et les services deviennent moins fréquents.

Une île abrupte qui échappe encore au modèle des grandes stations

Folegandros mesure peu de kilomètres, mais son relief donne l’impression d’un territoire beaucoup plus vaste. La Chora occupe le bord d’un plateau à près de 200 mètres au-dessus de la mer, Karavostasis rassemble le port et Ano Meria étire ses maisons rurales dans le nord. Entre les trois, la route principale traverse des pentes sèches, des murets et des chapelles. L’île n’a ni aéroport ni grande station balnéaire. On y vient par ferry, souvent depuis Le Pirée, Milos, Santorin ou une autre Cyclade, avec une desserte qui varie selon la saison. Cette contrainte protège une partie de son rythme. Folegandros convient aux voyageurs qui veulent marcher, prendre le temps des places et organiser leurs journées autour du vent plutôt qu’autour d’une liste d’attractions.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

La Chora et le Kastro forment le cœur vivant de Folegandros

La Chora est composée de plusieurs places reliées par des ruelles pavées, des passages voûtés et des maisons blanchies à la chaux. Le Kastro, ancien noyau fortifié, conserve des habitations serrées qui utilisaient le relief comme protection. En octobre, les terrasses sont moins remplies et certains établissements commencent à réduire leurs horaires, ce qui rend la promenade plus calme mais exige de vérifier les ouvertures. Il faut aussi se rappeler que le village reste habité : portes, escaliers et cours ne sont pas des décors publics. Le soir, la baisse de température change l’ambiance et les places retrouvent une dimension locale. Choisir un hébergement dans la Chora facilite les repas et les déplacements en bus, tandis que Karavostasis convient mieux aux voyageurs qui privilégient le port et les premières plages.

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Le chemin de Panagia offre le meilleur point de vue sur l’Égée

Au-dessus de la Chora, un chemin en lacets grimpe vers l’église de Panagia, repère visible de loin. L’ascension est courte, mais le soleil, le vent et le pavement demandent des chaussures stables. Depuis le haut, le regard embrasse le village, les falaises et une large portion de la mer Égée. Le coucher du soleil attire naturellement davantage de monde ; venir plus tôt permet de mieux lire le relief et d’éviter une descente dans l’obscurité. L’église demeure un lieu religieux, avec des horaires et des usages à respecter. Ce point de vue résume Folegandros : une île où les villages se sont installés en hauteur, où la mer est omniprésente sans être toujours accessible, et où quelques centaines de mètres de marche suffisent à changer complètement de perspective.

Agali, Katergo et Livadaki demandent de regarder la mer avant de partir

Les plages de Folegandros ne forment pas un ruban continu. Elles se cachent au fond de criques et s’atteignent par la route, un sentier ou un bateau saisonnier. Agali est l’une des plus accessibles et sert de point de départ vers Agios Nikolaos ou Livadaki lorsque les liaisons fonctionnent. Katergo, souvent présentée comme la plus spectaculaire, ne possède ni ombre naturelle ni services et s’atteint par une marche exigeante ou depuis Karavostasis par bateau. En octobre, les navettes maritimes peuvent être réduites ou suspendues. Il faut donc vérifier l’aller comme le retour, emporter eau et protection solaire, et ne jamais compter sur une plage comme unique programme. Une houle modérée suffit à rendre un débarquement impossible ou une baignade dangereuse.

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Ano Meria révèle la dimension agricole et habitée de l’île

Le nord de Folegandros montre une autre Cyclade. Ano Meria n’est pas un village compact, mais un ensemble de fermes, de maisons et de petits chemins dispersés sur le plateau. Les anciennes unités agricoles associaient logement, citerne, four, enclos et espaces de stockage. Le musée écologique et folklorique, lorsqu’il est ouvert, aide à comprendre cette organisation. Plusieurs sentiers partent du secteur vers des criques ou rejoignent la Chora. En automne, la marche devient plus agréable qu’en plein été, mais le balisage et l’état des chemins doivent être vérifiés. Une carte hors ligne, de l’eau et une marge avant la nuit sont nécessaires. La rencontre avec des troupeaux ou des terrains cultivés rappelle aussi que les chemins traversent un espace de travail : barrières et propriétés doivent être respectées.

Octobre apporte une mer encore douce mais une météo moins stable

Le début d’octobre peut conserver des journées chaudes et une mer agréable, tandis que la fin du mois devient plus fraîche et plus incertaine. Le meltemi perd généralement en régularité par rapport à l’été, sans disparaître, et des dépressions peuvent interrompre les ferries. Les soirées exigent une veste ; une protection contre la pluie devient utile. Les voyageurs doivent réserver des billets modifiables, éviter les correspondances aériennes trop serrées et confirmer leur hébergement, car certaines adresses ferment après la haute saison. La baignade reste possible lors des périodes calmes, mais les plages ne sont pas toutes surveillées. En l’absence de sauveteur, il faut évaluer la houle, le vent de terre et la facilité de sortie. Le climat d’octobre favorise la randonnée, à condition de garder un plan de repli.

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Accès, déplacements et organisation d’un séjour hors saison

Folegandros se rejoint uniquement par mer. Les horaires changent fortement entre l’été et l’automne ; il faut consulter les compagnies avant de construire l’itinéraire et revérifier la veille du départ. Depuis la France, une arrivée par Athènes, Santorin ou Milos peut être pertinente selon les vols et les traversées, mais une nuit de marge évite qu’un retard compromette tout le voyage. Sur l’île, le bus relie en principe le port, la Chora et Ano Meria, avec une fréquence saisonnière. La location d’un véhicule n’est pas indispensable pour un court séjour. Les ressortissants français voyagent en Grèce avec une carte d’identité ou un passeport valide selon les règles applicables. La carte européenne d’assurance maladie et une assurance complémentaire restent recommandées.

Folegandros après l’été récompense les voyageurs qui gardent du temps

En octobre, Folegandros perd une partie de son animation estivale, mais gagne en cohérence. La Chora redevient un village avant d’être une image, les chemins se parcourent sans chaleur excessive et la côte apparaît dans toute sa rudesse. Cette période ne convient pas à ceux qui veulent des navettes permanentes, des plages équipées et une garantie de baignade quotidienne. Elle séduit en revanche les voyageurs prêts à construire un séjour simple, avec quelques marches, des repas confirmés et une marge météo. Trois ou quatre nuits permettent de ne pas dépendre d’une seule journée favorable. Le plaisir vient alors de la lenteur : regarder le ferry entrer dans Karavostasis, attendre que le vent tombe et comprendre pourquoi cette petite île reste l’une des Cyclades les plus attachantes.

 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.