Taipei en octobre : temples, marchés de nuit et douceur d’automne

© AdobeStock - Stockbym
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Temples, marchés de nuit, architecture contemporaine et montagnes accessibles en métro : Taipei change de registre en quelques stations. En octobre, la chaleur recule généralement, même si pluies et typhons tardifs imposent encore une certaine souplesse.

 

Taipei, une capitale asiatique particulièrement facile à apprivoiser

Taipei impressionne moins par des monuments isolés que par la fluidité avec laquelle elle passe d’un univers à l’autre. Une ruelle de maisons basses mène à un temple enfumé, puis à une station de métro impeccable et à un quartier de tours. Le réseau MRT est clair, sûr et complété par des bus et vélos en libre-service. Pour un premier séjour, quatre ou cinq jours permettent déjà de comprendre la ville sans courir.

Octobre correspond souvent à une amélioration du confort : chaleur et humidité deviennent moins écrasantes qu’en été. Mais Taïwan reste exposée aux typhons et aux pluies intenses, y compris tard dans la saison. Les alertes de la Central Weather Administration doivent être suivies. Lorsqu’une fermeture est annoncée, parcs, sentiers et transports peuvent être suspendus ; il faut alors renoncer plutôt que chercher à maintenir une excursion.

Longshan et Bopiliao, les rites et les briques du vieux Taipei

© AdobeStock - Designpics

Le temple Longshan, fondé au XVIIIe siècle et reconstruit à plusieurs reprises, reste un lieu de culte actif. Les visiteurs y observent offrandes, tirage de baguettes divinatoires et dévotions adressées à plusieurs divinités. Il faut circuler sans gêner, parler doucement et éviter de photographier de près une personne en prière. La visite prend tout son sens tôt le matin ou en début de soirée, lorsque le temple appartient davantage à ses fidèles qu’aux groupes.

À proximité, le quartier historique de Bopiliao conserve des maisons de brique et accueille des expositions. Le marché de Huaxi et les rues de Wanhua montrent un Taipei plus ancien, parfois rugueux, loin des centres commerciaux. Cette première journée permet de comprendre que les temples ne sont pas des musées : ils structurent encore la vie quotidienne.

 

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

Dadaocheng, de Dihua Street aux quais de la Tamsui

© AdobeStock - Richie Chan

Dihua Street aligne boutiques de plantes médicinales, fruits secs, tissus et maisons marchandes rénovées. Dadaocheng prospéra grâce au thé et au commerce fluvial ; plusieurs bâtiments accueillent aujourd’hui cafés, ateliers et petites galeries. Le secteur fonctionne particulièrement bien à pied, en prenant le temps d’entrer dans les cours et de regarder les façades étroites.

En fin de journée, le quai de Dadaocheng devient un lieu de promenade apprécié. Une piste cyclable suit la rivière, tandis que les contreforts montagneux se dessinent au loin. Le contraste avec Ximending, quartier commerçant illuminé et très fréquenté, résume la diversité du centre. Les traversées doivent se faire aux passages prévus : scooters et vélos électriques arrivent parfois vite, même dans les petites rues.

Taipei 101 et les mémoriaux, deux visages de la capitale

© AdobeStock - bennnn

Taipei 101 demeure le repère vertical de la capitale. Son observatoire offre une lecture immédiate du bassin urbain entouré de montagnes. Par temps couvert, la vue peut être réduite ; consulter la visibilité avant d’acheter un billet évite une déception. Le quartier de Xinyi réunit grands magasins, architecture récente et restaurants, très loin de l’atmosphère de Wanhua.

Le mémorial de Chiang Kai-shek, vaste ensemble monumental, demande une lecture critique de l’histoire politique taïwanaise. Les expositions et débats sur la mémoire évoluent, tandis que la place accueille aussi répétitions, promenades et rassemblements. Le parc commémoratif du 2-28 et son musée complètent cette approche en évoquant la répression de 1947. Taipei se comprend mieux lorsque l’on met en regard ces lieux plutôt que de les réduire à des décors.

Raohe, Ningxia ou Shilin, trois marchés de nuit aux ambiances différentes

Raohe, Ningxia, Shilin et plusieurs marchés de quartier permettent de goûter bouchées, nouilles, soupes, omelettes aux huîtres, poulet frit, desserts glacés et thé. Chaque marché a son rythme : Ningxia est compact et très centré sur la nourriture ; Raohe s’organise autour d’une seule longue rue, près du temple Ciyou ; Shilin est plus vaste et commercial. Arriver avant l’heure de pointe rend l’expérience plus agréable.

On commande souvent directement au stand et l’on paie en espèces. Les files sont un bon indicateur, sans obliger à rechercher chaque adresse virale. Les personnes allergiques doivent faire traduire précisément les ingrédients à éviter, car sauces, bouillons et huiles peuvent en contenir. Les poubelles sont rares dans l’espace public ; on garde ses déchets jusqu’au point de collecte du marché.

Beitou et Maokong, sources chaudes et maisons de thé aux portes du centre

© AdobeStock - ijetdo

Beitou est relié au métro et connu pour ses sources chaudes, développées durant la période japonaise. Musée des sources, bibliothèque en bois, vallée géothermale et bains composent une demi-journée facile. Chaque établissement applique ses règles : maillot obligatoire ou bain nu séparé selon le lieu, douche préalable et restrictions possibles pour certaines pathologies. Il faut les vérifier avant de réserver.

Au sud, la télécabine de Maokong grimpe au-dessus des collines de thé depuis le zoo de Taipei. Mais elle peut fermer en cas de vent fort, d’orage ou pour maintenance. Une fois en haut, maisons de thé, temples et sentiers offrent une vue différente sur la ville. Des chaussures adaptées restent nécessaires : après la pluie, les marches deviennent glissantes et la nuit tombe vite.

Formalités, moyens de paiement et connexion avant le départ

Les ressortissants français peuvent généralement entrer à Taïwan sans visa pour un séjour touristique inférieur à 90 jours, sous réserve de remplir les conditions de passeport et de sortie. La Taiwan Arrival Card doit être complétée en ligne dans le délai prévu avant l’arrivée. Les règles doivent être vérifiées sur les sites officiels taïwanais et France Diplomatie avant le vol.

La carte bancaire est largement utilisée dans les hôtels et grands commerces, mais les espèces restent importantes dans les marchés et petites adresses. Une carte de transport rechargeable simplifie métro, bus et achats courants. Une eSIM ou carte SIM locale facilite cartes et traductions, sans dispenser de télécharger les informations essentielles en cas de coupure liée à un épisode météorologique.

L’automne révèle l’équilibre entre temples, marchés et modernité

Taipei n’oppose pas patrimoine et modernité : elle les superpose. On peut commencer la journée dans un temple, déjeuner dans une cantine, monter dans une tour puis finir au milieu des théiers. Octobre rend ces transitions plus confortables et invite à marcher davantage.

La saison exige encore un plan B, car un typhon tardif ou une pluie soutenue peut bouleverser l’agenda. Mais la ville possède assez de musées, marchés couverts, salons de thé et quartiers vivants pour absorber ces changements. C’est peut-être là sa plus grande qualité : Taipei ne dépend jamais d’une seule image ni d’une seule météo.

 

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.