Búzios et Florianópolis : les conseils pour partir sur la côte brésilienne en octobre
Parce que ces deux escales offrent deux visages opposés de la côte brésilienne en un seul itinéraire. Búzios appartient à l'État de Rio de Janeiro et se rejoint par la route depuis la capitale carioca. Florianópolis est la capitale de Santa Catarina ; une grande partie de la ville occupe l'île de Santa Catarina, reliée au continent par des ponts. Les deux étapes ne forment donc pas une boucle de proximité, mais un parcours cohérent pour comparer une péninsule tropicale élégante et une île-région plus sauvage.
Il faut compter au moins quatre nuits dans chaque destination. Búzios se découvre facilement à pied dans son centre, en bateau le long de la péninsule et par de courts trajets vers les plages. À Florianópolis, très étendue, une voiture devient presque indispensable pour passer d'un secteur à l'autre.
Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.
Búzios compte une vingtaine de plages aux ambiances très différentes, et le secret consiste à les regrouper par secteur. João Fernandes séduit par son eau claire et ses fonds parfaits pour le snorkeling, mais sa bande de sable étroite se remplit vite. Azeda et Azedinha offrent un cadre plus intime, accessible à pied ou en bateau-taxi. Geribá, ouverte sur l'océan, attire les surfeurs, tandis que Ferradura dessine une baie abritée idéale pour le kayak et le paddle. Côté glisse, Rasa et Manguinhos profitent du vent de nord-est, régulier au printemps, qui fait le bonheur des kitesurfeurs et des véliplanchistes.
Le matin favorise les criques populaires avant l'affluence ; la fin d'après-midi appartient aux promontoires et à l'Orla Bardot. Pour une sortie en bateau, on privilégie un opérateur déclaré et l'on vérifie le matériel de sécurité : une eau visuellement calme n'exclut jamais le courant.
Bien plus qu'on ne l'imagine. La célébrité de Búzios s'est envolée après le séjour de Brigitte Bardot dans les années 1960, mais la péninsule conserve des traces plus anciennes. À Armação, les barques colorées, l'église de Sant'Ana et le front de mer rappellent la pêche et l'ancienne chasse à la baleine. La promenade de l'Orla Bardot, avec sa célèbre statue de l'actrice, mène vers la Rua das Pedras, devenue le cœur commerçant et nocturne de la ville.
Ce Búzios-là se découvre mieux lorsque la chaleur retombe. Derrière les restaurants sophistiqués, plusieurs adresses restent fidèles au poisson du jour et aux fruits de mer. Pour dépasser l'image de carte postale, il vaut la peine de s'éloigner du centre et d'observer les contrastes entre villas, quartiers habités à l'année et espaces naturels de la péninsule.
Le choix du quartier conditionne tout le séjour. « Floripa » n'est pas une station compacte : plages, lagunes et quartiers historiques sont dispersés sur une île longue d'environ 54 kilomètres. Le centre conserve le marché public, la place XV de Novembro et les traces de l'ancienne ville portuaire, mais l'essentiel du voyage se joue ailleurs.
Lagoa da Conceição constitue une base vivante pour rayonner vers l'est, pratiquer la voile ou le kitesurf sur la lagune et rejoindre Praia Mole et Joaquina. Au nord, Santo Antônio de Lisboa conserve un charme açorien intact. Au sud, Ribeirão da Ilha prolonge cette histoire dans un paysage de fermes ostréicoles, puisque Florianópolis est la capitale brésilienne de l'huître. Choisir son hébergement en fonction de ses activités évite de perdre des heures dans les embouteillages.
Chaque côte de l'île a sa personnalité. Joaquina et Praia Mole incarnent la façade océanique : houle, dunes et culture surf. Campeche ajoute un vaste ruban de sable et, lorsque la mer le permet, des traversées vers l'île de Campeche, réputée pour ses eaux claires et ses gravures rupestres protégées. Au nord, Daniela et certaines anses de Jurerê offrent une mer souvent plus calme, idéale pour la baignade en famille.
Le sud réserve une expérience plus sauvage autour de Lagoinha do Leste, accessible à pied ou en bateau selon la météo. Ce n'est pas une excursion à prendre à la légère : sentier exposé, chaleur et absence de services imposent préparation et réserves d'eau. Les plaisanciers, eux, tiennent compte de la houle atlantique et des bascules rapides du vent autour des caps.
Octobre offre un équilibre rare entre douceur, nature et tranquillité. Le printemps austral installe des journées lumineuses, les prix restent plus raisonnables qu'en décembre ou en janvier et les plages respirent encore. C'est aussi la fin de la saison des baleines franches australes sur la côte de Santa Catarina : de juillet à novembre, elles viennent mettre bas dans les baies au sud de Florianópolis, notamment autour de Garopaba et d'Imbituba, où l'observation depuis la côte reste possible en octobre.
À Búzios, octobre rime avec un printemps déjà doux. Les maximales tournent autour de 25 °C et les nuits restent tempérées, vers 19 °C. Les averses deviennent plus fréquentes à l'approche de l'été austral, mais restent généralement brèves. Surprise pour beaucoup de voyageurs : l'eau dépasse rarement 22 °C, car les remontées d'eaux profondes de la région de Cabo Frio rafraîchissent la mer. Une journée chaude ne garantit donc pas une baignade tropicale.
À Florianópolis, le printemps est plus changeant. Les températures oscillent en moyenne entre 18 et 25 °C, avec environ 150 millimètres de pluie sur le mois. Le passage des fronts froids amène parfois le « vento sul », un vent de sud qui forcit en quelques heures, rafraîchit l'air et lève la mer. L'eau avoisine les 21 °C. Une veste légère et imperméable est aussi utile que le maillot, et les sorties vers les îles restent dépendantes des conditions du jour.
Le voyage débute généralement à Rio de Janeiro, rejoint en vol direct depuis Paris en un peu moins de douze heures. Búzios se trouve ensuite à environ 170 kilomètres, soit deux heures et demie à trois heures de route en transfert, en bus ou en voiture de location. Pour gagner Florianópolis, un vol intérieur d'environ une heure et demie depuis Rio reste la solution la plus efficace ; sur place, louer une voiture permet de profiter pleinement de l'île.
Pour les ressortissants français, un séjour touristique jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours ne nécessite pas de visa. Il faut toutefois un passeport valide, idéalement six mois après la date de retour, et un billet de sortie du territoire peut être demandé. Ces conditions sont à vérifier sur le site du ministère des Affaires étrangères avant le départ. La monnaie locale est le réal brésilien, et la carte bancaire est largement acceptée.
Sur place, mieux vaut utiliser des transports identifiés, éviter d'exhiber téléphone et bijoux et retirer de l'argent dans des lieux sûrs. La conduite demande de la prudence, surtout la nuit et sous forte pluie : à Florianópolis, la circulation ralentit fortement aux heures de pointe, et à Búzios, stationner près du centre relève du défi. Pour les sorties en mer, les excursions et les randonnées, une assurance voyage adaptée et des opérateurs reconnus restent les meilleurs garde-fous.
Tout dépend du voyage recherché. Búzios convient à un séjour court associé à Rio : la péninsule est facile à appréhender, les criques proches et la vie nocturne concentrée. Florianópolis demande davantage de temps, mais récompense par une variété supérieure : surf, lagunes, villages açoriens, gastronomie de l'huître, longues plages et sentiers côtiers. La première évoque une escapade balnéaire élégante ; la seconde, une véritable île-région.
Les réunir permet toutefois de dépasser les clichés sur les plages brésiliennes. D'une baie abritée de Búzios aux vagues de Joaquina, la mer devient tour à tour promenade, terrain de sport, route vers une île protégée et garde-manger des communautés littorales. C'est cette diversité qui justifie le voyage.



