Le Rallye des Îles du Soleil s’apprête à prendre le large pour sa huitième édition. Le 30 octobre 2026, les équipages quitteront les Canaries pour rejoindre Marie-Galante, en Guadeloupe, après une escale au Cap-Vert. Au programme : plus de 3 000 milles nautiques à parcourir, une navigation au rythme des alizés et plusieurs semaines d’aventure au cœur de l’Atlantique.

L’Atlantique s’apprête à accueillir une nouvelle flottille de voiliers en route vers les Caraïbes. Organisé depuis 2017 par Grand Pavois Organisation, le Rallye des Îles du Soleil revient pour une huitième édition, avec une ambition inchangée : permettre aux plaisanciers de vivre une transatlantique dans un cadre organisé, sécurisé et convivial. Le départ sera donné le vendredi 30 octobre à 11 heures, heure locale, depuis Marina Jandia, sur l’île de Fuerteventura, aux Canaries. Les équipages mettront d’abord le cap sur Mindelo, au Cap-Vert, avant de s’élancer vers Marie-Galante, où les premières arrivées sont attendues à partir du 23 novembre. Au total, les participants devront parcourir environ 3 030 milles nautiques, soit plus de 5 600 kilomètres, entre les côtes africaines et les Antilles.
Des Canaries aux Antilles, une transatlantique en deux étapes
Pour la deuxième année consécutive, Marina Jandia accueillera le départ du rallye. Située à Morro Jable, à l’extrémité sud de Fuerteventura, cette marina récente dispose de 310 postes d’amarrage et d’infrastructures adaptées à la préparation des voiliers avant une longue navigation. Le choix de ce port présente également un intérêt stratégique. Sa position géographique permet aux navigateurs de prendre directement la direction du sud, en limitant les passages entre les îles Canaries, où le relief peut provoquer d’importantes variations de vent.
La première étape conduira les équipages jusqu’à Mindelo, sur l’île de São Vicente, au Cap-Vert, après environ 900 milles nautiques de navigation. Cette escale permettra aux participants de vérifier leur matériel, de compléter leur avitaillement et de préparer la suite du voyage. Le 11 novembre, la flottille devrait reprendre la mer pour la deuxième et plus longue partie du parcours : 2 130 milles nautiques à travers l’Atlantique, avec pour destination finale la baie de Saint-Louis, à Marie-Galante.
Les alizés, précieux alliés des navigateurs
Sur cette route transatlantique, la météo jouera un rôle déterminant. En quittant les Canaries pour descendre vers le Cap-Vert, les équipages chercheront à profiter des alizés de nord-est, ces vents dominants qui accompagnent traditionnellement les traversées vers les Caraïbes.
Sous l’influence de l’anticyclone des Açores, ces vents relativement réguliers permettent aux voiliers de progresser au largue ou au vent arrière, dans des conditions généralement favorables à la navigation océanique. Mais traverser l’Atlantique ne signifie pas naviguer sur une mer toujours tranquille. À proximité des archipels, les effets de relief peuvent provoquer des accélérations soudaines du vent ou, au contraire, des zones de dévent. Plus au large, les équipages devront composer avec la houle, les changements de conditions et les grains tropicaux.
Ces derniers peuvent notamment entraîner de fortes précipitations, une baisse brutale de la visibilité et des rafales parfois importantes. Autant de phénomènes qui imposent une vigilance constante, même lorsque les alizés semblent bien établis.
Sur plusieurs semaines, la gestion de la fatigue, l'organisation des quarts et l'adaptation des réglages de voiles seront tout aussi essentielles que le choix de la route. Pour les navigateurs, l'objectif sera de trouver le bon équilibre entre progression, confort et sécurité.
Une traversée encadrée, sans perdre l’esprit d’aventure
C’est précisément sur cet aspect que le Rallye des Îles du Soleil entend faire la différence. Contrairement à une traversée réalisée en solitaire ou de manière totalement indépendante, les participants bénéficient d’un accompagnement avant et pendant leur navigation.
Ouvert aux monocoques et multicoques de plus de 10 mètres, l’événement prévoit des contrôles techniques, de sécurité et médicaux avant le départ. Chaque équipage peut également s’appuyer sur un référent de Grand Pavois Organisation pour préparer son projet.
En mer, des bulletins météorologiques sont transmis quotidiennement aux bateaux, tandis qu’un suivi satellite permet de connaître la position de la flottille. Les proches restés à terre peuvent ainsi suivre la progression des navigateurs sur Internet. L’organisation mise également sur un nombre limité de participants afin de préserver la convivialité, l’un des éléments qui font l’identité du rallye. Car si chaque équipage reste responsable de sa navigation, tous partagent une même aventure et une destination commune.
Marie-Galante, une arrivée devenue incontournable
Après plusieurs semaines passées en mer, les équipages retrouveront la terre dans la baie de Saint-Louis, à Marie-Galante. Pour la huitième fois, cette île de l’archipel guadeloupéen accueillera l’arrivée du Rallye des Îles du Soleil. Au fil des éditions, Marie-Galante s’est imposée comme bien plus qu’un simple point d’arrivée. Ses mouillages, ses plages, ses paysages préservés et son atmosphère authentique offrent un cadre privilégié pour célébrer la fin d’une traversée océanique.
L’arrivée sera aussi l’occasion pour les navigateurs de découvrir les traditions, la gastronomie et le patrimoine de l’île, avant, pour certains, de poursuivre leur voyage dans les Antilles.
Cette fidélité témoigne du partenariat durable entre Grand Pavois Organisation et les acteurs locaux, notamment la Communauté de Communes de Marie-Galante, engagée dans l’accueil de la flottille depuis la création de l’événement.
Entre préparation minutieuse, navigation au rythme des alizés et découverte des Caraïbes, cette huitième édition promet une nouvelle aventure humaine et maritime. Avec, au bout de plusieurs milliers de milles, le plaisir de jeter l’ancre sous le soleil de Marie-Galante.
Pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine.
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