
Pouvoir disposer, lorsque l’on navigue sous voiles, de l’énergie électrique nécessaire pour compenser la consommation à bord, c’est là le rêve de tout navigateur. L’hydrogénérateur est l’une solution.
Ce n’est pas un concept nouveau. Dans les années 80, un tel produit était présenté sous la forme d’un moteur hors-bord avec l’hélice qui entrainait un alternateur bas amorçage placé sous le capot à la place de la tête moteur. L’autre solution est celle proposée par deux marques anglaises : Ampair et LVM Aquagen. Cet équipement est constitué d’une hélice trainée au bout d’un cordage qui entraine un alternateur placé sur le balcon arrière du bateau. On peut également noter sur le même concept l’alternateur d’arbre qui est entrainé par la rotation de l’hélice du bateau. Tous ces systèmes ont un point commun : utiliser le déplacement du bateau pour mettre en rotation une hélice qui entraîne un alternateur.
Les nouvelles générations
Deux constructeurs français, Cristec et Watt & Sea ont repensé l’hydrogénérateur en faisant appel à des matériaux et des technologies modernes. Ils proposent un ensemble qui est composé d’une partie (relevable) que l’on place sur le tableau arrière du bateau et d’une unité de gestion qui est à l’intérieur. Sur le modèle Cristec, l’hélice est placée en avant de la partie immergée, son pas variable lui permet d’ajuster sa rotation en fonction de la vitesse du bateau. Le Watt & Sea a son hélice placée en arrière de l’embase et est proposée en deux versions : Cruising et Racing. .
Que peut-on attendre d’un hydrogénérateur ?
Watt & Sea et Cristec donnent à une vitesse de 6 nœuds environ 200 watts (16 ampères) de puissance. Ces chiffres sont à prendre avec réserve. La puissance fournie est fonction de l’état des batteries et de l’hélice utilisée. Une chose est certaine, pour une grande traversée, ce système est un moyen efficace pour recharger les batteries. Bien entendu, au mouillage, il n’est d’aucune utilité.
L’installation
Ce système se compose de deux parties, l'un des éléments est placé sur le tableau arrière du bateau, l’autre nommé unité de gestion est situé à l’intérieur. Cette dernière permet de réguler la tension et d’adapter la charge en fonction des batteries utilisées. Elle travaille comme un chargeur de batterie à trois états (boots, égalité, floating). Le point délicat reste la fixation de la partie immergée placée sur le tableau arrière. Pour répondre aux différents tableaux (droits, inversés, avec jupe, etc.) Cristec a fait appel à un constructeur français MPI, spécialiste de l’accastillage inox (bossoirs, arceaux, ancres, etc.). Il a développé, il y a quelques années, le Girofix qui permet de fixer des bossoirs sur tableau arrière et cela quelle que soit la forme du tableau. Cette pièce unique lui a valu un prix de l’innovation au salon de Paris. Depuis, l'entreprise a développé une variante pour hydrogénérateur : le Girofix HYD. Une solution qui répond à toutes les configurations.
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