Préserver son hélice avec le coupe-orin
Nul n’est à l’abri d’un bout coincé dans l’hélice susceptible de provoquer des dégâts importants voire de mettre le bateau en péril et son équipage en difficulté. Il n’existe pas de système sûr à 100% pour éviter cet incident mais un coupe-orin peut limiter les risques.
- Modèle simple
Le modèle le plus simple est constitué d’une pièce circulaire que l’on place sur l’arbre ou entre l’hélice et l’embase sur les moteurs z-drive. Le principe est simple mais l’efficacité limitée. Pour qu’un cordage puisse être coupé, il faut qu’il soit tendu ce qui sous-entend qu’il soit coincé quelque part, par exemple, dans le safran, sur la chaise d’arbre ou encore enroulé sur l’arbre. Ce système n’a donc aucune efficacité sur les cordages dérivants car il n’a aucune raison de les couper puisqu’ils ne sont pas sous tension. L’installation est simple, elle consiste à enlever l’hélice, à nettoyer l’arbre, à enfiler le coupe-orin et à le positionner à 5 mm minimum de la bague d’étambot. On trouve également des modèles conçus en deux parties qui ne nécessitent pas d’ôter l’hélice.
- Modèle à lames
Le principe diffère, le coupe-orin est constitué de deux couteaux, l’un fixe placé sur le tube d’étambot et l’autre mobile positionné sur l’arbre. Il travaille comme une cisaille. Ce système a plusieurs points forts ; tout d’abord, il ne nécessite pas le démontage de l’hélice pour sa mise en place. Ensuite, il peut couper un cordage même dérivant en moins d’un tour d’hélice ; et, principalement dans les ports lorsque l’on accoste le bateau, l’autre point important est aussi son efficacité en marche arrière. Il a toutefois ses limites, il ne peut être installé que sur les bateaux équipés d’un tube d’étambot ou d’une chaise métallique. A l’utilisation, il est efficace, mais un cordage trop gros ou armé peut bloquer l’arbre si le coupe-orin ne peut pas le couper. Pour son installation, il est impératif que la distance entre le tube d’étambot et le moyeu de l’hélice soit comprise entre 30 et 70 mm et que le tube d’étambot ou la chaise soient métalliques et d’une épaisseur suffisante afin de pouvoir tarauder trois trous pour fixer la butée.