Nautic Forum 2026 : Servane Escoffier-Burton en grand témoin à Saint-Malo
Saint-Malo au cœur des grandes mutations du nautisme
Le Nautic Forum 2026 prend forme. À quelques jours de son ouverture, l’événement organisé par la Confédération du Nautisme et de la Plaisance dévoile les derniers temps forts de sa programmation. Les 28 et 29 mai, Saint-Malo deviendra le point de rencontre des acteurs qui façonnent l’avenir du nautisme français : élus, fédérations, industriels, chercheurs, gestionnaires de ports, entrepreneurs et représentants de territoires littoraux. Pour cette première édition, le rendez-vous se veut plus qu’une simple succession de tables rondes. Il s’inscrit dans un moment charnière pour la filière, confrontée à des transformations profondes : adaptation au changement climatique, évolution des pratiques, pression croissante sur les littoraux, transition énergétique, innovation industrielle et nouvelles attentes des plaisanciers. Autant de sujets qui obligent le nautisme à se projeter, à se réinventer et à construire une vision commune.
Dans ce contexte, Saint-Malo n’a rien d’un choix anodin. Ville maritime par excellence, terre de course au large et de départs mythiques, la cité corsaire offre un décor particulièrement symbolique à ce forum consacré au nautisme de demain.
Servane Escoffier-Burton, une voix maritime très attendue
Parmi les annonces les plus marquantes figure la présence de Servane Escoffier-Burton, qui interviendra comme grand témoin de cette première édition. Navigatrice, entrepreneure et figure reconnue du monde maritime, la Malouine apportera un regard à la fois sportif, humain et entrepreneurial sur les évolutions de la filière. Fille du navigateur Bob Escoffier, Servane Escoffier-Burton a grandi dans un univers profondément lié à la mer et à la course au large. Son parcours l’a menée sur certaines des plus grandes épreuves océaniques, de la Route du Rhum à la Transat Jacques Vabre, en passant par la Fastnet Race et le Vendée Globe. Au fil des années, elle s’est imposée comme l’une des personnalités importantes de la voile française, tout en contribuant à ouvrir davantage ce milieu aux femmes.
Aujourd’hui, elle poursuit son engagement à terre. Aux côtés de Louis Burton, elle dirige l’écurie BE Racing, basée à Saint-Malo, structure engagée au plus haut niveau de la course au large. Marraine du réseau Mer Entreprendre, elle incarne cette génération de marins et d’entrepreneurs capables de faire le lien entre performance, transmission, innovation et développement économique. Sa prise de parole au Nautic Forum interviendra aussi dans un calendrier particulièrement fort. Dans quelques mois, la Route du Rhum s’élancera à nouveau depuis les quais de Saint-Malo. Pour Servane Escoffier-Burton, ce retour sur sa terre natale donnera une résonance particulière à son témoignage, entre histoire personnelle, avenir de la course au large et place du nautisme dans les territoires.
Innovation, ruptures et nouveaux modèles
Le vendredi 29 mai, l’une des séquences fortes du Forum sera consacrée aux innovations et aux ruptures technologiques et organisationnelles qui transforment déjà la filière nautique. Ce temps d’échange réunira plusieurs acteurs engagés dans des domaines clés, de l’optimisation des usages à la transition énergétique, en passant par le financement, les ports, les solutions embarquées et les nouveaux modèles industriels. Samuel Chevallier, président et cofondateur d’Opti’sea, Quentin Demoulin, directeur général de Temano, Jean-Michel Gaigné, président du Comité Mer du Crédit Mutuel Arkéa, Nicolas Gaudard, directeur technique de Littoral énergies partagées, et Xavier Lachérade, CEO et CTO de BlueNav, participeront notamment à cette session.
L’objectif sera clair : comprendre ce qui change déjà, identifier les ruptures à venir et mesurer leur impact sur les professionnels comme sur les territoires. Car le nautisme n’est plus seulement confronté à des ajustements techniques. Il doit composer avec de nouvelles attentes environnementales, des usages plus diversifiés, des contraintes littorales plus fortes et une nécessité croissante d’innover sans perdre son attractivité. Cette séquence s’inscrira dans le prolongement des échanges menés tout au long du Forum autour des impacts du changement climatique, des stratégies territoriales, de l’évolution des pratiques nautiques et des transformations industrielles.
Une programmation qui s’étoffe
Le Nautic Forum annonce également l’arrivée de nouveaux intervenants dans sa programmation. Fabienne Angaud, déléguée générale des Glénans, Guillaume Arnauld des Lions, délégué général adjoint de la Fédération des Industries Nautiques, Emmanuel Jahan, directeur général de Loire Atlantique Nautisme, Carole Le Béchec, conseillère régionale de Bretagne, Christelle Morin, directrice marketing, communication et innovation de la Compagnie des Ports du Morbihan, ainsi qu’Arnaud Sebileau, sociologue à l’Université Catholique de l’Ouest, rejoignent cette première édition.
Ils s’ajoutent à une liste déjà fournie de personnalités issues du monde politique, économique, institutionnel et maritime, parmi lesquelles Sophie Panonacle, Anne Gallo-Kerleau, Jean-Paul Chapeleau, Jean-Luc Denechau, Michaël Quernez, Patrick Zimmermann, Jean-Charles Orsucci, Julia Jordan, Nicolas Dayot, Sophie-Dorothée Duron et Hélène Barral.
Cette diversité d’intervenants illustre l’ambition du Nautic Forum : réunir autour d’une même table les décideurs publics, les professionnels du nautisme, les chercheurs, les représentants de territoires et les entrepreneurs. Une manière de dépasser les constats pour ouvrir des pistes concrètes.
Penser le nautisme de demain depuis Saint-Malo
Avec cette première édition, le Nautic Forum entend s’imposer comme un rendez-vous structurant pour la plaisance et les activités nautiques. À Saint-Malo, l’enjeu ne sera pas seulement de dresser l’état des lieux d’une filière en mouvement, mais de réfléchir collectivement à ce que sera le nautisme dans les prochaines années.
La présence de Servane Escoffier-Burton donnera à cette réflexion une dimension incarnée. Son parcours, entre course au large, entrepreneuriat, transmission et engagement, résume une partie des défis actuels du nautisme : rester fidèle à l’esprit maritime, tout en acceptant de changer de cap lorsque l’époque l’impose.