
Que vous soyez un adepte de la croisière côtière en famille ou un candidat au grand large rêvant d'année sabbatique, les règles du jeu ont changé. Voici les 5 équipements qui ne sont plus une option, mais bien le socle de votre survie pour vos prochaines navigations.
1. Le Gilet 150N : votre seconde peau (et sa lumière !)
Oubliez les vieux blocs de mousse orange qui encombraient les bannettes. En 2026, la norme pour la navigation semi-hauturière (plus de 6 milles d'un abri) est sans équivoque : il vous faut un gilet d'une flottabilité minimale de 150 Newtons. Mais attention, posséder le gilet ne suffit plus. La réglementation insiste désormais lourdement sur son équipement annexe : le dispositif de repérage lumineux individuel.
Ce n'est pas un gadget : chaque gilet doit être équipé d'une lampe flash, d'une torche étanche ou d'un cyalume ayant une autonomie d'au moins 6 heures. Pourquoi ? Parce que tomber à l'eau est une chose, mais être retrouvé de nuit dans une mer formée en est une autre. De nombreux plaisanciers optent désormais pour des lampes automatiques qui se déclenchent au contact de l'eau. C'est un petit investissement qui transforme une situation dramatique en un sauvetage possible.

2. Le Coupe-Circuit : la règle du "double" qui change tout
C'est l'une des évolutions réglementaires les plus récentes et les plus commentées sur les pontons (suite à l'arrêté d'octobre 2024). Pour tout navire à moteur hors-bord (y compris l'annexe de votre voilier !), le port du coupe-circuit est strictement obligatoire pour le pilote. Mais la nouveauté qui piège encore beaucoup de chefs de bord en 2026, c'est l'obligation d'avoir un second coupe-circuit à bord.
Imaginez la scène : le pilote tombe à l'eau, le moteur se coupe (heureusement). Mais le pilote dérive avec le coupe-circuit accroché à son poignet. Comment l'équipage restant peut-il redémarrer pour aller le chercher ? C'est là qu'intervient ce "coupe-circuit de secours", qui doit être accessible et identifié par tous les passagers. Que vous utilisiez un cordon spirale classique ou les nouveaux systèmes électroniques sans fil, assurez-vous que tout l'équipage sait où se trouve le "double" des clés.
3. La VHF Fixe ASN : le lien vital avec la terre
On entend encore trop souvent : "J'ai mon téléphone portable dans une pochette étanche, ça suffit". C'est une erreur potentiellement fatale. Pour toute navigation semi-hauturière (et fortement recommandée dès la zone côtière), la VHF Fixe avec ASN (Appel Sélectif Numérique) est obligatoire.
Contrairement au téléphone, la VHF ne dépend pas d'un réseau terrestre aléatoire une fois passé quelques milles. Le bouton de détresse "Distress" de l'ASN envoie automatiquement votre position GPS aux secours (CROSS) et aux navires environnants. C'est la différence entre appeler un ami et alerter toute la communauté maritime. En 2026, partir sans une VHF correctement paramétrée (avec votre numéro MMSI) relève de l'inconscience.

4. Le Harnais et la Longe : pour rester à bord
La réglementation s'est affinée sur ce point : si le gilet sert à survivre dans l'eau, le harnais sert à ne pas y tomber. La Division 240 précise désormais que le port du harnais et de la longe est requis non seulement pour le quart de nuit, mais aussi dès que les "conditions de navigation sont difficiles".
Sur un voilier, il doit y avoir une longe par personne embarquée. Pour les enfants, dont nous parlions dans nos dossiers précédents, c'est même le premier équipement à vérifier avant de quitter le port. Habituez-vous à capeler votre longe dès que le vent monte ou que vous allez à l'avant. Comme le disent les vieux loups de mer : "Une main pour soi, une main pour le bateau... et la longe pour la vie."
5. La Balise EPIRB : l'ange gardien du hauturier
Pour ceux qui visent le grand large (plus de 60 milles d'un abri), la Radiobalise de localisation des sinistres (EPIRB) reste le nec plus ultra des équipements obligatoires. En 2026, la technologie a fait des bonds de géant : les balises sont plus compactes, intègrent souvent le système AIS pour un repérage local, et leurs batteries sont plus performantes.
Si vous louez un bateau pour une traversée (par exemple vers la Corse ou les Baléares), vérifiez impérativement la date de validité de la balise et son enregistrement. C'est l'ultime recours, celui qui déclenche les secours par satellite n'importe où sur la planète.
Le conseil du chef de bord :
La sécurité ne s'arrête pas à la réglementation. En 2026, un équipement fait de plus en plus parler de lui bien qu'il ne soit pas encore strictement "obligatoire" pour tous : la balise personnelle AIS/MOB à glisser dans le gilet. Si vous avez le budget, n'hésitez pas. C'est le complément parfait aux 5 équipements ci-dessus pour naviguer l'esprit libre.
Et vous ? Votre armement de sécurité est-il à jour pour la saison à venir ? C'est peut-être le moment d'ouvrir ce sac de survie que vous n'avez pas regardé depuis l'année dernière...
Et avant de partir en mer, ayez les bons réflexes en consultant la météo sur METEO CONSULT Marine et en téléchargeant l'application mobile gratuite Bloc Marine.
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