Whisper Yachts mise sur le silence et l’autonomie
Dans le yachting, l’innovation prend souvent la forme de lignes plus spectaculaires, de volumes plus généreux ou de performances toujours plus poussées. Whisper Yachts choisit une autre trajectoire. Avec le SANTA ELENA, premier Whisper 52 Solar Electric, le chantier français mise sur une idée forte : faire du catamaran de luxe un bateau plus silencieux, plus autonome et plus cohérent avec les enjeux environnementaux actuels. Construit à Fano, en Italie, le SANTA ELENA vient de franchir une étape importante avec ses premiers essais en Adriatique. Le chantier annonce des résultats au-delà des attentes, tant sur le niveau de finition que sur les performances et les technologies embarquées. De quoi confirmer l’ambition de Whisper Yachts : proposer un yacht solaire-électrique qui ne demande pas de choisir entre confort, élégance et responsabilité.
Le SANTA ELENA n’est pas simplement un catamaran électrique équipé de panneaux solaires. Toute sa philosophie repose sur l’autonomie énergétique. À bord, les panneaux intégrés, les batteries de technologie automobile, les batteries de service, la production d’eau et les solutions de traitement embarquées participent à une même logique : réduire la dépendance du bateau aux ressources extérieures, sans renoncer au confort attendu sur une unité de luxe. Cette approche change aussi l’expérience de navigation. Moins de bruit, moins de vibrations, une atmosphère plus douce à bord : la propulsion solaire-électrique promet une relation plus directe avec la mer. Le luxe ne se mesure plus seulement à l’espace ou aux finitions, mais aussi à la qualité du silence, à la fluidité des déplacements et à cette sensation rare de naviguer sans rupture avec l’environnement.
L’innovation la plus marquante se trouve peut-être à quai. Whisper Yachts présente le Whisper 52 comme une véritable centrale photovoltaïque flottante. Lors de ses séjours au port, le bateau pourrait restituer l’énergie produite par ses panneaux solaires à la marina.
À Port Vauban, à Antibes, un travail est engagé avec les équipes techniques du port pour permettre à l’énergie renvoyée par un seul bateau d’alimenter l’éclairage nocturne, le système de surveillance et les barrières de parking. Le symbole est fort : le yacht n’est plus seulement un consommateur d’énergie, il devient un acteur de son environnement portuaire. Pour un secteur souvent critiqué sur son empreinte, cette proposition ouvre une piste intéressante. Elle ne règle pas tout, bien sûr, mais elle montre qu’un bateau de plaisance haut de gamme peut aussi devenir un support d’expérimentation énergétique.
Whisper Yachts veut défendre une idée simple : le yachting de demain devra rester désirable, mais il devra aussi être plus intelligent. Le SANTA ELENA s’inscrit dans cette logique, en associant art de vivre, autonomie, silence et technologies embarquées.
Le chantier met également en avant la recyclabilité future du navire et son engagement auprès de l’ONG Ocean Rescue. Il lancera aussi, pendant le salon, le programme Young for Yachting, destiné à faire découvrir le bateau aux enfants accompagnés d’un parent. Une manière de rappeler que l’avenir du nautisme se jouera aussi dans la transmission, la pédagogie et le regard des nouvelles générations.
Au-delà de cette première unité, le chantier est déjà en pleine montée en puissance. Deux catamarans de 54 pieds sont en production pour la saison 2027. Avec deux moules, Whisper Yachts prévoit d’atteindre une capacité de six bateaux en 2027, avant de doubler progressivement le rythme, tout en conservant une production numérotée et en petite série.
Le Whisper 52 évoluera dès 2027 pour devenir le Whisper 54. D’autres modèles sont également en développement, avec un Whisper 42 puis un Whisper 66. Le SANTA ELENA apparaît donc comme le premier jalon d’une gamme appelée à s’élargir.
Avec ce catamaran solaire-électrique, Whisper Yachts ne cherche pas seulement à lancer un nouveau modèle. Le chantier veut proposer une autre manière d’imaginer le yacht de luxe : moins bruyant, plus autonome, plus sobre dans son usage, mais toujours tourné vers le plaisir de vivre la mer. Une promesse ambitieuse, qui pourrait trouver un écho particulier dans un secteur en quête de réinvention.

