Sea Loop Marine fait évoluer le Loopia 290 avec une version hybride et une déclinaison taillée pour la pêche
Présenté au printemps dernier dans une première version électrique, le Loopia 290 poursuit déjà son évolution. Sea Loop Marine avait imaginé ce catamaran de 29 pieds autour de plusieurs priorités : stabilité, confort à bord, accessibilité, notamment pour les personnes en situation de handicap et réduction de l’empreinte environnementale.
Le chantier vendéen veut désormais élargir son programme d’utilisation. Avec le Loopia 290 Hybride, il conserve la carène dessinée par Marc Lombard Yacht Design Group, mais lui associe une motorisation capable d’aller plus loin et plus vite.
La principale évolution se trouve naturellement sous la ligne de flottaison. Le Loopia 290 Hybride associe deux moteurs thermiques Mercury EFI de 115 ch à la technologie électrique développée par BlueNav. Sea Loop Marine annonce une vitesse maximale proche de 25 nœuds et une vitesse de croisière confortable de l’ordre de 17 nœuds, pour une autonomie annoncée autour de 200 milles nautiques. L’intérêt du système ne se limite toutefois pas à juxtaposer propulsion thermique et électrique. L’idée est plutôt d’utiliser chacune là où elle se montre la plus pertinente. Les moteurs thermiques assurent les transits et les navigations nécessitant davantage de vitesse, tandis que les moteurs électriques BlueNav prennent le relais pour les manœuvres portuaires, les navigations côtières à faible allure ou les approches de mouillage. À la clé : silence de fonctionnement et absence d’émissions directes de CO₂ lorsque la propulsion électrique est utilisée, notamment au port ou au mouillage.
BlueNav apporte également plusieurs fonctions de Smart Navigation. Parmi elles figurent le Docking 360°, les déplacements latéraux ou encore l’Ancre Virtuelle, conçue pour maintenir automatiquement le bateau à une position donnée. Des outils particulièrement intéressants sur un catamaran familial, mais qui ont rapidement donné une nouvelle idée au chantier : exploiter ces technologies pour développer un bateau de pêche. « Ce qui nous a immédiatement rapprochés de Sea Loop, c’est une vision commune : rendre la navigation plus accessible et inclusive », explique ainsi Sandrine Saint-Saëns, directrice commerciale et marketing de BlueNav.
Cette déclinaison porte désormais un nom : Loopia 290 Fishing. Encore en phase de finalisation, elle reprendra la même architecture hybride, avec deux Mercury de 115 ch associés à deux pods électriques BlueNav de 11 kW. Pour cette version, Sea Loop Marine évoque une autonomie supérieure à 200 milles nautiques et une vitesse de croisière proche de 20 nœuds.
Le principe d'utilisation est assez clair : rallier rapidement une zone de pêche avec les moteurs thermiques, puis passer à l'électrique une fois sur place. Les pods BlueNav peuvent alors assurer les déplacements à petite vitesse, le repositionnement du bateau ou la gestion de sa dérive. L’Ancre Virtuelle permet également de maintenir le catamaran sur un point précis sans nécessairement mouiller une ancre physique. Pour certaines techniques de pêche, notamment sur épave ou sur des postes nécessitant de contrôler très précisément la dérive, cette capacité devient l’un des arguments majeurs du projet.
Sea Loop Marine ne souhaite pas pour autant transformer simplement son catamaran familial en bateau de pêche en ajoutant quelques porte-cannes. Le chantier travaille avec Amiaud et sa marque Seanox pour concevoir les équipements spécifiques du bateau. Le Club de Pêche de Bourgenay (CPMB) intervient parallèlement comme conseiller technique, avec des pratiquants issus de différentes disciplines. Le programme se veut donc particulièrement large : pêche au bar au lancer, verticale sur épave, recherche des sparidés au madaï, pêche du thon rouge sur chasse ou au broumé, mais aussi traîne et pêche au gros.
Les premiers éléments imaginés autour du Loopia 290 Fishing comprennent notamment un poste de préparation des appâts, un vivier, des porte-cannes intégrés ou encore une potence permettant de remonter les prises à bord.
Le chantier compte surtout sur les qualités intrinsèques de la plateforme : une importante surface de pont, la stabilité propre au catamaran et un faible fardage, auxquels vient désormais s'ajouter la capacité de contrôler précisément les mouvements du bateau grâce à la propulsion électrique.
Avec ces deux développements, Sea Loop Marine commence surtout à montrer jusqu’où il souhaite emmener sa plateforme Loopia 290. Le modèle initial mettait en avant l’accessibilité, l’éco-conception et la navigation familiale. La version hybride ajoute davantage de rayon d’action et de performances, tandis que le Fishing cherche à exploiter la même architecture pour un usage beaucoup plus spécialisé. « Avec le Loopia 290 Hybride, nous prouvons qu’un catamaran électrique peut aussi repousser les limites de l’autonomie et de la performance, sans jamais renoncer au silence et au zéro émission qui font l’ADN de Loopia », résume Gilles Wagner, fondateur de Sea Loop Marine.
Sea Loop Marine doit présenter son projet au Grand Pavois de La Rochelle, où le chantier sera installé sur le stand A43

