Vos haubans sont-ils trop tendus… ou pas assez ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Vos haubans semblent bien tendus, votre mât est droit et aucun câble ne présente de signe d'usure, vous pensez donc logiquement que votre gréement est parfaitement réglé ! ET ce n’est pourtant pas si sûr !

 

Lors d’une navigation au près dans une quinzaine de nœuds de vent, dans une mer légèrement formée, votre voilier avance tranquillement et tout semble parfaitement normal. Pourtant, en regardant sous le vent, vous remarquez que le hauban principal commence à se détendre, au point de former une légère courbe. Rien d'inquiétant ? C'est ce que pensent beaucoup de plaisanciers. Et pourtant, ce détail peut révéler un gréement insuffisamment tendu, voire un problème de réglage plus général… À l'inverse, certains propriétaires considèrent qu'un gréement doit être tendu au maximum pour être efficace. Ils serrent donc généreusement les ridoirs, persuadés d'améliorer la sécurité de leur bateau. Une erreur potentiellement tout aussi dommageable. Car le gréement dormant, cet ensemble de câbles et de pièces métalliques qui maintiennent le mât, ne se règle pas à l'intuition. Il constitue une véritable structure mécanique dont tous les éléments travaillent ensemble. Modifier la tension d'un hauban influence celle des autres, mais également la courbure du mât, la forme des voiles et les efforts transmis à la coque. Et contrairement à une idée assez répandue, un gréement qui paraît en bon état n'est pas nécessairement un gréement correctement réglé.

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Un gréement mal réglé peut devenir dangereux

Sur un voilier de croisière de 10 à 12 mètres, le mât peut mesurer entre 14 et 18 mètres au-dessus du pont. Il supporte les efforts considérables générés par les voiles, particulièrement lorsque le bateau navigue au près dans une mer agitée. Ces efforts ne sont pas simplement verticaux. Le vent pousse les voiles latéralement, les haubans reprennent une partie de cette charge, tandis que l'étai, le pataras et les autres éléments du gréement contrôlent les mouvements longitudinaux du mât. Le tout fonctionne comme un ensemble précontraint : avant même de hisser les voiles, les câbles sont soumis à des tensions déterminées pour maintenir la géométrie du mât lorsque les efforts augmentent. Un hauban insuffisamment tendu peut devenir complètement mou sous le vent. Lorsqu'une vague provoque un mouvement brutal du bateau, il risque alors de se retendre brusquement. Ces variations répétées peuvent accélérer la fatigue des câbles, des embouts, des ridoirs et de leurs fixations. Une tension excessive va, elle, augmenter les efforts permanents exercés sur les cadènes, les renforts structurels et les points d'appui du mât. Sur un bateau ancien, dont certaines pièces peuvent avoir perdu une partie de leur résistance initiale, les conséquences peuvent être sérieuses.

Attention cependant : un léger relâchement du hauban sous le vent n'est pas systématiquement anormal. Tout dépend du type de gréement, de sa géométrie et des prescriptions du constructeur. Certains gréements acceptent un comportement qui serait préoccupant sur une autre configuration. C'est précisément pour cette raison qu'il n'existe pas de réglage universel.

 

Votre mât est-il vraiment droit ?

Avant de parler de tension, il faut commencer par examiner la géométrie du mât. Celui-ci peut sembler parfaitement vertical depuis le pont alors qu'il présente une légère courbure latérale, parfois difficile à distinguer à l'œil nu. Pour le vérifier, placez-vous au pied du mât et regardez vers la tête en suivant la gorge de grand-voile. Cette gorge constitue un excellent repère pour détecter une déviation vers bâbord ou tribord. L'observation doit être effectuée dans des conditions calmes, sans pression significative dans les voiles. Une autre méthode consiste à utiliser une drisse pour comparer les distances entre un point proche de la tête de mât et deux repères parfaitement symétriques sur les côtés du bateau. Attention, les mesures doivent être réalisées avec une tension de drisse identique. Sur un bateau dont les cadènes ne sont pas parfaitement symétriques, cette méthode peut introduire une erreur.

Le contrôle doit ensuite être reproduit en navigation, particulièrement au près sur les deux amures. Un mât droit au port peut se déformer sous charge si les tensions des différents étages du gréement sont mal réparties. C'est d'ailleurs l'un des points essentiels : un gréement ne se juge pas uniquement à quai. Son comportement sous voiles fait partie intégrante du diagnostic.

 

La quête du mât : quelques centimètres qui changent tout

La quête correspond à l'inclinaison longitudinale du mât, généralement vers l'arrière. Elle ne doit pas être confondue avec le cintrage, qui désigne sa courbure. Pour mesurer la quête, on peut utiliser une drisse de grand-voile lestée, bateau immobile et aussi horizontal que possible. En laissant descendre le poids jusqu'à proximité de la bôme, on mesure le décalage entre la verticale matérialisée par la drisse et un point de référence sur le mât. Sur un voilier de croisière, la quête peut représenter quelques dizaines de centimètres à la hauteur de la bôme, selon la hauteur du mât et la géométrie prévue. Mais cette valeur n'est absolument pas universelle.

Pourquoi est-ce important ? Parce que la quête modifie l'équilibre aérodynamique du voilier. Un mât davantage incliné vers l'arrière tend à déplacer le centre de voilure dans cette direction. Le bateau peut devenir plus ardent, c'est-à-dire manifester une tendance plus prononcée à remonter vers le vent. À l'inverse, réduire la quête peut atténuer cette tendance. Il serait néanmoins trompeur d'attribuer tous les problèmes de barre à la quête. La forme des voiles, leur réglage, l'assiette du bateau et l'état de la carène interviennent également. Avant de modifier la longueur de l'étai, il faudra donc s'assurer que le problème ne vient pas simplement d'une grand-voile trop creuse ou d'un mauvais équilibre entre les voiles.

 

La précontrainte : le secret d'un gréement bien réglé

C'est probablement la notion la moins bien comprise par les plaisanciers. Pourtant, elle constitue le cœur du réglage du gréement dormant. La précontrainte, également appelée prétension, correspond à la tension appliquée aux câbles lorsque le bateau est au repos, sans effort aérodynamique significatif. Pourquoi tendre des câbles alors que le vent ne sollicite pas encore le mât ? Tout simplement parce qu'un câble ne peut travailler qu'en traction. S'il se détend complètement lorsque le bateau gîte, il cesse temporairement de participer au maintien du mât.

Sur de nombreux gréements classiques équipés de câbles inox monotorons 1 × 19, les recommandations techniques situent la tension initiale des galhaubans, les haubans principaux, autour de 15 à 20 % de leur charge de rupture. Prenons un câble dont la charge de rupture minimale serait de 5 000 kgf, soit environ 49 kilonewtons. Une prétension de 15 % correspondrait à une force équivalente à 750 kgf, et une prétension de 20 % à 1 000 kgf. Ces chiffres peuvent paraître considérables. Pourtant, ils correspondent à des niveaux rencontrés sur certains gréements correctement dimensionnés. Il ne faut surtout pas en déduire que tous les haubans doivent être tendus à 20 % de leur charge de rupture. Les bas-haubans, les intermédiaires et les diagonales remplissent des fonctions différentes. Leurs tensions dépendent de l'architecture du gréement, de la section du mât et des caractéristiques structurelles du bateau. La règle des 15 à 20 % constitue donc un ordre de grandeur applicable à certaines configurations, pas une consigne universelle.

 

Comment mesurer la tension de vos haubans ?

La bonne vieille méthode consistant à secouer un câble à la main pour juger de sa tension est loin d'être suffisante. Deux haubans de diamètres ou de longueurs différents peuvent sembler aussi tendus alors que les efforts qu'ils supportent sont très éloignés. Pour obtenir une information exploitable, il faut mesurer. Le tensiomètre mécanique constitue l'outil le plus accessible. Placé sur le câble, il mesure sa résistance à une déformation contrôlée et permet d'estimer sa tension grâce à une table de correspondance. Encore faut-il utiliser un appareil adapté au diamètre et au type de câble. Un tensiomètre prévu pour du monotoron inox ne donnera pas nécessairement un résultat fiable sur un câble compacté ou un gréement en rod.

Il existe également une méthode étonnamment simple, fondée sur l'allongement élastique du câble. Sur un câble inox monotoron 1 × 19, un allongement d'environ 1 mm sur une longueur de référence de deux mètres correspond à 5 % de sa charge de rupture. Autrement dit, 3 mm correspondent approximativement à 15 % et 4 mm à 20 %. Une règle de deux mètres, un pied à coulisse et une procédure rigoureuse permettent ainsi de mesurer la prétension. Mais attention : cette méthode nécessite un état initial de référence correctement défini et ne doit pas être transposée directement à d'autres types de câbles.

Plus originale, la mesure par fréquence vibratoire repose sur un principe physique : plus un câble est tendu, plus sa fréquence de vibration augmente. Des capteurs acoustiques permettent d'analyser cette fréquence et d'en déduire une estimation de la tension, à condition de connaître la longueur vibrante et la masse linéique du câble. Certains systèmes utilisent même un smartphone. Une technique intéressante, mais qui demande de la prudence : les embouts, la rigidité du câble et les mouvements du bateau peuvent fausser les résultats. Quelle que soit la méthode, le plus utile reste de conserver un historique des mesures. Un hauban dont la tension diminue sensiblement entre deux saisons mérite une vérification, même si rien d'anormal n'est visible.

 

Bas-haubans et intermédiaires : les grands oubliés

On parle beaucoup des galhaubans, mais les bas-haubans et les intermédiaires jouent un rôle tout aussi important. Les premiers contrôlent la partie inférieure du mât, tandis que les seconds maintiennent sa géométrie entre les étages de barres de flèche. Un mât peut parfaitement être centré en tête tout en présentant une courbure latérale au niveau du premier étage. Le problème vient alors souvent d'une mauvaise répartition des tensions. Il faut également distinguer la quête du précintrage, cette courbure longitudinale volontairement donnée au mât. Sur certains gréements fractionnés, elle permet notamment d'adapter la forme de la grand-voile. Trop de précintrage peut aplatir excessivement une voile, tandis qu'un mât insuffisamment cintré risque de laisser une grand-voile trop creuse lorsque le vent forcit.

Le réglage doit donc être cohérent avec la coupe des voiles. C'est un point souvent négligé lorsqu'on remplace sa grand-voile sans réexaminer les caractéristiques du gréement.

 

Mât en tête ou fractionné : deux réglages différents

Sur un gréement en tête, l'étai et le pataras rejoignent approximativement le sommet du mât. Le pataras permet alors de contrôler efficacement la tension de l'étai et donc la forme du génois. En augmentant sa tension, on limite généralement la courbure de l'étai, ce qui permet d'aplatir la voile d'avant lorsque le vent forcit. Sur un gréement fractionné, l'étai est fixé plus bas. Le pataras agit davantage sur le cintrage de la partie supérieure du mât, même s'il peut également influencer la tension de l'étai.

Les barres de flèche poussantes, fréquentes sur les voiliers modernes, compliquent encore le réglage. Les galhaubans contribuent alors au maintien latéral, mais également longitudinal du mât. Certains gréements fractionnés ne possèdent d'ailleurs aucun pataras. Autant dire qu'appliquer les réglages d'un gréement en tête traditionnel à un voilier moderne à barres de flèche poussantes peut conduire à de sérieuses erreurs.

 

Et sur un catamaran ?

Sur un monocoque, la gîte contribue à limiter les efforts aérodynamiques lorsque le vent forcit. Sur un catamaran, la situation est différente : le bateau s'incline beaucoup moins et les charges peuvent augmenter fortement sans que l'équipage en perçoive immédiatement les conséquences. Les gréements des multicoques sont donc conçus pour des sollicitations spécifiques, avec des efforts importants transmis aux cadènes et à la structure reliant les coques. Leurs barres de flèche sont souvent fortement poussantes et certains gréements ne disposent pas de pataras. Les tensions doivent donc respecter les prescriptions propres à chaque modèle. Il serait dangereux de reproduire sur un catamaran les valeurs mesurées sur un monocoque de longueur équivalente.

 

Un mauvais réglage peut vous faire perdre de la vitesse

Le réglage du gréement ne concerne pas uniquement la sécurité. Il influence directement le comportement et les performances du bateau. Un étai insuffisamment tendu peut provoquer une courbure excessive sous l'effort du génois. La voile devient alors plus creuse, le bateau remonte moins efficacement au vent et peut prendre davantage de gîte. Une grand-voile dont la forme ne correspond pas au cintrage du mât peut produire des effets comparables. Le voilier devient plus difficile à équilibrer, sollicite davantage son pilote automatique et perd en efficacité.

Sur une sortie à la journée, quelques dixièmes de nœud passent facilement inaperçus. Sur une traversée de plusieurs centaines de milles, ils peuvent représenter plusieurs heures supplémentaires en mer. Dans une mer formée, un gréement insuffisamment précontraint peut également subir des variations de charge plus brutales, notamment lorsque les haubans passent alternativement d'un état détendu à un état fortement sollicité. À l'inverse, une tension excessive impose des efforts permanents supplémentaires aux cadènes et aux renforts du bateau. Le meilleur réglage n'est donc ni le plus souple ni le plus tendu, mais celui qui permet au mât de conserver la géométrie prévue dans les conditions normales d'utilisation.

 

Le contrôle en navigation : indispensable !

Un réglage réalisé au port ne constitue que la première partie du travail. Le véritable contrôle s'effectue sous voiles, idéalement au près, dans un vent régulier et sur les deux amures. Depuis le pied du mât, observez sa rectitude latérale. Regardez ensuite comment travaillent les haubans sous le vent. Sur certains gréements classiques, un léger relâchement à partir d'une certaine gîte peut être normal. Sur d'autres, notamment avec des barres de flèche poussantes, les galhaubans doivent conserver une tension importante. L'essentiel est donc de comparer le comportement observé aux prescriptions du constructeur. Une déformation latérale importante, un mouvement inhabituel du mât ou un câble qui devient brutalement détendu doivent conduire à rechercher l'origine du problème. En revanche, évitez toute correction importante des ridoirs sous voile et sous forte charge. Il vaut mieux relever les anomalies et intervenir ensuite, dans des conditions maîtrisées.

 

Que pouvez-vous contrôler vous-même ?

Bonne nouvelle : il n'est pas nécessaire d'être gréeur pour surveiller correctement son gréement. Un propriétaire soigneux peut vérifier la rectitude apparente du mât, mesurer sa quête, examiner les câbles accessibles et rechercher des traces de corrosion au niveau des embouts, des ridoirs ou des cadènes. Il peut également mesurer régulièrement les tensions avec un instrument adapté et les comparer aux valeurs relevées après un réglage professionnel. Ce suivi est particulièrement intéressant après un hivernage, un démâtage ou plusieurs navigations difficiles. En revanche, modifier sensiblement les tensions, intervenir sur plusieurs étages de haubans, changer la longueur de l'étai ou corriger une déformation importante nécessite de véritables compétences. Ces opérations doivent être confiées à un gréeur, tout comme l'inspection approfondie des cadènes et des fixations structurelles. N'oubliez pas non plus qu'un gréement peut sembler parfaitement réglé alors que ses câbles ou ses embouts présentent des signes de fatigue invisibles à l'œil nu. Avant une transatlantique ou un grand voyage, une inspection professionnelle complète constitue donc une précaution essentielle.

 

Et si vous regardiez votre mât autrement ?

Le gréement dormant fait partie de ces équipements que l'on finit par oublier. Les câbles sont là, le mât tient debout et le bateau navigue. Pourquoi s'inquiéter ? Parce qu'un gréement correctement réglé ne se contente pas de maintenir le mât. Il participe directement à la sécurité, à la longévité du bateau et à ses performances. Et parce qu'un mauvais réglage peut accélérer la fatigue de pièces dont la rupture aurait des conséquences autrement plus sérieuses qu'une simple perte de vitesse.

Alors, avant votre prochaine croisière, prenez quelques minutes pour observer votre mât et ses haubans. Retrouvez les valeurs de référence de votre gréement, contrôlez les tensions si vous disposez du matériel nécessaire et, au moindre doute, faites appel à un professionnel. Quelques millimètres peuvent parfois faire une grande différence. Et mieux connaître son gréement, c'est aussi mieux connaître son bateau !

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.