Consommation : pourquoi naviguer moins vite peut parfois coûter plus cher

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Marke Bernie
Par Marke Bernie

Vous réduisez les gaz pour économiser du carburant ? Bonne idée… Enfin presque ! Le piège du sous régime peut vous amener à brûler beaucoup plus de carburant qu’à pleine vitesse. Retour sur le meilleur moyen de trouver le meilleur rapport entre consommation et vitesse.

Vous êtes à la barre, la mer est belle et il reste une trentaine de milles avant l’arrivée. Sur l’écran moteur, la consommation affiche 55 litres par heure à 22 nœuds. Vous réduisez les gaz. À 10 nœuds, le chiffre tombe autour de 30 litres. Satisfaction immédiate : vous venez, pensez-vous, de réduire sérieusement votre facture de carburant. Et pourtant…

À 22 nœuds, 55 litres par heure représentent 2,5 litres pour parcourir un mille nautique. À 10 nœuds, 30 litres par heure correspondent à 3 litres par mille. Vous avez donc ralenti de plus de moitié… tout en augmentant la quantité de carburant nécessaire pour rejoindre votre destination. CQFD ! Et voici probablement l’un des pièges les plus méconnus de la navigation à moteur : regarder uniquement les litres par heure pour anticiper la facture à la pompe. Cette valeur est intéressante pour connaître le débit instantané des moteurs. Elle l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit de déterminer ce que coûte réellement un trajet. Pour cela, il faut diviser la consommation horaire par la vitesse du bateau. Et surtout comprendre ce qui se passe sous la coque.

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Une vitesse à éviter

Tous les propriétaires de bateaux planants connaissent ce moment. On pousse progressivement les manettes. Le bateau accélère tranquillement puis l’étrave commence à monter. La vague grossit derrière le tableau arrière. Les moteurs forcent davantage, mais la vitesse augmente finalement assez peu. Bienvenue dans la zone dite de « transition ». Le bateau n’est plus réellement dans son régime économique à déplacement, mais il ne plane pas encore. Il tente littéralement de grimper sur la vague qu’il génère et cette phase est très coûteuse énergétiquement.

Prenons une vedette planante d’environ 10 mètres. À 6,5 nœuds, elle peut consommer autour de 16 litres par heure, soit environ 2,5 litres par mille. Rien d’anormal. Augmentons progressivement le régime : vers 8,5 nœuds, la consommation peut dépasser 40 litres par heure. Le bateau n’a gagné que deux nœuds, mais brûle désormais près de 4,7 litres pour parcourir chaque mille et nous venons presque de doubler la consommation réelle du trajet. Quelques tours supplémentaires peuvent pourtant changer complètement la situation. Une fois franchement déjaugée, vers 20 ou 21 nœuds, cette même vedette peut consommer autour de 65 litres par heure. Le chiffre paraît impressionnant sur l’écran, mais il correspond à environ 3,2 litres par mille. Vous avez bien lu : aller deux fois plus vite peut coûter moins de carburant par mille que rester juste sous le déjaugeage.

 

Les litres par heure : un indicateur important mais qui demande des précisions

La confusion vient du fait que nous raisonnons, dans le monde du nautisme, naturellement en consommation horaire. Une habitude assez illogique. Dans le monde de l’automobile, par exemple, on utilise la notion de litres aux 100 kilomètres. Sur un bateau, l’indicateur réellement comparable devrait donc être le litre par mille nautique. Et le calcul est enfantin : consommation horaire divisée par vitesse en nœuds égale consommation par mille. Un bateau qui consomme 20 litres par heure à 5 nœuds réclame 4 litres par mille. S’il consomme 30 litres à 15 nœuds, il tombe à 2 litres par mille.

Le débit moteur a augmenté de 50 %, mais le coût énergétique du trajet a été divisé par deux. Évidemment, cela ne signifie pas qu’accélérer permet systématiquement d’économiser du carburant. Tout dépend du type de carène et, surtout, du régime hydrodynamique dans lequel elle évolue.

 

Une coque peut avoir plusieurs personnalités

À faible vitesse, quasiment tous les bateaux fonctionnent en déplacement. Leur poids est soutenu par la poussée d’Archimède et la coque écarte l’eau devant elle pour la refermer derrière son passage. Sur une carène strictement à déplacement, plus le bateau cherche à aller vite, plus la résistance augmente et les derniers nœuds peuvent alors coûter énormément d’énergie. Le propriétaire d’un bateau de ce type aura donc généralement intérêt à ralentir.

Une carène planante a, elle, une autre personnalité : lorsqu’elle atteint suffisamment de vitesse, la pression hydrodynamique sous la coque crée de la portance. Le bateau se soulève légèrement, la surface mouillée diminue et la résistance évolue. Le bateau commence à planer. Entre les deux existe précisément cette fameuse zone de transition dans laquelle l’étrave monte fortement et où une énorme quantité d’énergie sert essentiellement à pousser de l’eau. C’est le moment où vous consommez le plus !

 

Un 6 mètres : à fond !

Le phénomène est particulièrement perceptible sur les petits bateaux légers. Imaginons une coque planante d'environ 6 mètres. À 6 nœuds, son moteur peut ne réclamer que 5 litres par heure, soit environ 0,8 litre par mille. Poussons doucement les gaz. Vers 9 nœuds, le bateau commence à cabrer mais reste encore prisonnier de son sillage. La consommation peut dépasser 11 litres par heure, soit environ 1,2 à 1,3 litre par mille. Continuons d’accélérer. À 17 ou 18 nœuds, le bateau est désormais parfaitement déjaugé. Une consommation de 13 litres par heure représente seulement 0,7 à 0,8 litre par mille. La situation est presque caricaturale : le bateau va deux fois plus vite tout en utilisant moins de carburant pour parcourir la même distance. Il existe donc souvent deux solutions économiques sur une petite carène planante : naviguer franchement lentement ou franchement déjaugé. Ce qu’il faut éviter, c’est de rester coincé entre les deux. Et cela est valable pour des bateaux légers et de taille « raisonnable ».

 

Et une vedette de 12 mètres ?

La démonstration change lorsque l’on passe à une carène semi-déplacement. Imaginons maintenant une vedette de voyage de 12 mètres et de plusieurs tonnes. À environ 6 nœuds, elle peut se révéler extrêmement économique. En accélérant à 8 nœuds, la consommation augmente déjà nettement. Vers 10 nœuds, l’énergie nécessaire pour dépasser sa vitesse naturelle devient importante. Elle pourra éventuellement atteindre 15 ou 17 nœuds, mais contrairement à une petite coque planante, elle ne bénéficiera pas forcément d’une spectaculaire chute de résistance après le déjaugeage. On peut donc dire qu’ici, la vitesse s’achète. Et cher : davantage de nœuds signifient beaucoup plus de litres par mille. Ce n’est pas forcément un problème. Une traversée raccourcie de plusieurs heures peut permettre d’éviter l’arrivée d’un coup de vent, d’entrer dans un port avant la nuit ou simplement d’améliorer le confort de l’équipage, mais cette décision doit être consciente.

 

Le trim : quelques degrés qui changent tout

Trouver le bon régime moteur ne suffit pas. Encore faut-il utiliser correctement le trim. Au moment du déjaugeage, rentrer l’embase ou le moteur hors-bord aide généralement à maintenir l’étrave basse et facilite la transition. Une fois le bateau établi sur son plan de glisse, conserver ce réglage peut pourtant devenir pénalisant. L’étrave reste trop basse, davantage de coque demeure en contact avec l’eau et la traînée augmente. En relevant progressivement le trim, le bateau se libère. À régime pratiquement identique, on peut alors constater une petite augmentation de vitesse. C’est précisément ce que l’on recherche : davantage de distance parcourue pour une puissance quasiment identique. Mais il ne faut pas aller trop loin. Un trim excessif peut provoquer du marsouinage ou faire perdre l’accroche de l’hélice… L’optimisation se joue parfois sur quelques pressions supplémentaires sur la commande.

 

Les flaps peuvent aider… ou freiner

Même logique avec les flaps : ils sont extrêmement utiles pour accélérer le déjaugeage, corriger une mauvaise répartition de charge ou abaisser l’étrave dans une mer courte. Mais une fois le bateau correctement établi en eau calme, trop de flap revient à créer artificiellement de la traînée et c’est précisément ce que l’on cherche à réduire. Le meilleur réglage est donc rarement figé. Il change avec le régime, l’état de mer, le chargement et le vent.

 

Trop de monde à bord et tout est à refaire…

Les chiffres annoncés lors d’un essai de bateau sont toujours obtenus dans des conditions précises… qui sont rarement celles de votre quotidien. Le plein de carburant, celui d’eau douce, quatre passagers supplémentaires, une annexe, du matériel de plongée ou plusieurs semaines d’avitaillement peuvent représenter plusieurs centaines de kilos. Sur une petite coque planante, cela suffit parfois à modifier fortement le comportement au déjaugeage et le bateau va mettre plus de temps à sortir de l’eau. Il réclame davantage de puissance et sa vitesse économique va se déplacer. La position des charges est également essentielle. Trop de poids à l’arrière accentue le cabrage. Trop à l’avant peut augmenter la surface mouillée lorsque le bateau plane. Et une mauvaise répartition latérale oblige à utiliser les flaps simplement pour naviguer à plat, donc à produire davantage de traînée.

N'oubliez pas non plus votre hélice, qui est essentielle selon votre unité, sa charge et votre manière de naviguer, ni la propreté de la carène qui va très largement conditionner votre consommation. 

 

Et la mer dans tout ça ?

Tout ce raisonnement suppose enfin une eau relativement calme mais dans la réalité, la mer impose souvent sa propre vitesse. Un fort vent debout augmente la résistance aérodynamique. Le phénomène devient sensible sur les vedettes possédant une importante surface frontale. Une mer courte est encore plus pénalisante. Le bateau accélère entre les vagues, tape, ralentit puis doit accélérer à nouveau. La vitesse la plus économique mesurée sur eau plate devient alors parfaitement théorique. Il peut donc être préférable de ralentir jusqu’à trouver une allure à laquelle la coque travaille correctement, l’équipage reste confortable et les moteurs conservent une charge régulière.

 

Faites enfin la courbe de votre bateau

Il existe une excellente manière de connaître votre véritable vitesse économique : la mesurer. Choisissez une journée calme et une zone présentant peu de courant. Chargez le bateau comme lors d’une sortie habituelle. Une fois les moteurs chauds, stabilisez-vous à faible régime puis augmentez progressivement par paliers de 250 ou 500 tours par minute. À chaque palier, laissez le bateau se stabiliser et recherchez le meilleur trim. Notez ensuite trois valeurs : régime moteur, vitesse GPS et litres consommés par heure. Effectuez idéalement le même parcours dans le sens opposé afin de réduire l’influence du vent et du courant. De retour au port, le calcul est très simple. Divisez les litres par heure par la vitesse en nœuds et vous obtiendrez les litres par mille.

Reportez ces valeurs sur un graphique et vous verrez immédiatement apparaître les bonnes et les mauvaises zones. Sur une coque planante, la fameuse bosse de consommation précédant le déjaugeage devient souvent spectaculaire.

 

Le meilleur régime n’est finalement qu’un compromis

Reste une dernière nuance : la vitesse consommant le moins de carburant par mille n’est pas nécessairement celle qui coûte le moins cher au propriétaire. Naviguer pendant dix heures au lieu de cinq double les heures moteur et donc l’entretien, les vidanges et l’usure mécanique qui dépendent en partie de ce compteur. Sans oublier que le temps passé en mer compte lui aussi. La véritable vitesse économique est donc un compromis entre carburant, durée du trajet, confort, état de mer, mécanique et… plaisir de naviguer !

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.