Quelle hélice choisir pour réduire sa consommation ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Et si quelques centimètres de diamètre ou de pas suffisaient à réduire la consommation de votre bateau ? Souvent négligée, l’hélice joue pourtant un rôle essentiel dans les performances d’un hors-bord. Mais entre les modèles en aluminium ou en inox, les hélices à trois ou quatre pales et les différents pas disponibles, difficile de s’y retrouver. Une nouvelle hélice peut-elle réellement faire économiser du carburant ? Et en combien de temps son achat sera-t-il rentabilisé ? Explications et simulation d’un essai comparatif pour comprendre ce que vous pouvez réellement espérer.

Vous avez certainement déjà discuté de consommation avec d’autres plaisanciers sur un ponton. À motorisation comparable, certains annoncent des chiffres particulièrement intéressants quand d’autres semblent brûler des litres de carburant supplémentaires pour parcourir la même distance. Bien évidemment, la taille du bateau, son poids, son chargement ou encore l’état de sa carène jouent un rôle prépondérant. Mais un élément est souvent oublié : l’hélice. Et pourtant, c’est bien elle qui transforme la puissance de votre moteur en poussée pour faire avancer le bateau. Une hélice mal adaptée peut augmenter la consommation, dégrader les accélérations et même empêcher le moteur de fonctionner dans sa plage de régime optimale. 

Dès lors, une question se pose : suffit-il de remplacer son hélice pour économiser du carburant ? La réponse est oui… Mais ! Car ce changement n’est pas systématiquement intéressant. Une hélice plus chère, plus grande ou équipée de davantage de pales n’est pas forcément plus efficace. Tout dépend du bateau, de sa motorisation et, surtout, de votre manière de naviguer.

 

Le diamètre et le pas : deux paramètres essentiels

Avant d’envisager le remplacement de votre hélice, encore faut-il comprendre son fonctionnement. Sur la majorité des modèles, deux chiffres sont gravés sur le moyeu. Par exemple, 14 × 19. Le premier correspond au diamètre de l’hélice, exprimé en pouces, soit ici 35,6 centimètres. Le second indique son pas théorique, également exprimé en pouces, soit 48,3 centimètres. Le diamètre correspond au cercle décrit par l’extrémité des pales lorsqu’elles tournent. Il influence notamment la quantité d’eau que l’hélice peut mettre en mouvement. À géométrie comparable, un diamètre important peut favoriser la poussée, particulièrement sur les bateaux lourds ou fortement chargés. Mais augmenter le diamètre demande également davantage d’effort au moteur. Il faut donc trouver le bon compromis.

Le pas correspond à la distance théorique que parcourrait l’hélice à chaque tour si elle se déplaçait dans un milieu solide, sans glissement. Dans l’eau, la progression réelle est inférieure, notamment en raison du phénomène de glissement. Plus le pas augmente, plus l’hélice cherche à avancer à chaque rotation. Mais plus elle demande également de puissance pour tourner. Prenons l’exemple d’un hors-bord de 150 chevaux équipé d’une hélice de 19 pouces de pas. Si vous installez une hélice de 21 pouces, le régime maximal du moteur va généralement diminuer. À l’inverse, avec une hélice de 17 pouces, il devrait augmenter. Une variation de deux pouces peut modifier le régime de plusieurs centaines de tours par minute, même si le résultat dépend aussi du diamètre et de la géométrie des pales. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce que chaque moteur possède une plage de régime recommandée à pleine ouverture des gaz. Si votre hors-bord est conçu pour fonctionner entre 5 000 et 6 000 tr/min à pleine charge et qu’il plafonne à 4 600 tr/min, l’hélice est peut-être trop exigeante. Le moteur ne peut alors pas développer sa puissance normalement. À l’inverse, une hélice trop courte risque de provoquer un surrégime. Le choix de l’hélice doit donc commencer par une vérification toute simple : votre moteur atteint-il bien son régime maximal recommandé lorsque le bateau est normalement chargé ?

 

Trois ou quatre pales : laquelle consomme le moins ?

C’est certainement l’une des questions les plus fréquentes chez les propriétaires de bateaux à moteur. Faut-il privilégier une hélice tripale traditionnelle ou investir dans une quadripale ? Une hélice à trois pales constitue généralement un excellent compromis entre vitesse maximale, accélération et consommation. Elle présente une surface de pales relativement limitée, ce qui peut contribuer à réduire certaines résistances hydrodynamiques. Sur un bateau léger et rapide, elle offre souvent de très bonnes performances. Les hélices à quatre pales possèdent d’autres qualités. Leur surface de travail supérieure et leur géométrie peuvent améliorer l’accroche dans l’eau, notamment à basse vitesse, lors des accélérations ou dans les virages. Elles peuvent également faciliter le déjaugeage et réduire certains phénomènes de ventilation, lorsque l’hélice aspire de l’air ou des gaz d’échappement. Imaginons un semi-rigide de 6,50 mètres équipé d’un hors-bord de 150 chevaux. Avec deux personnes à bord, le bateau déjauge facilement et atteint rapidement sa vitesse de croisière. Mais lorsque six personnes embarquent, avec les équipements de baignade, les glacières et le matériel de plongée, les accélérations deviennent laborieuses. Dans cette situation, une hélice quadripale adaptée peut présenter un véritable intérêt.

En revanche, si vous naviguez principalement à deux, sur une coque légère, une bonne tripale peut offrir un meilleur rendement. Il ne faut donc pas considérer le nombre de pales comme un critère suffisant. Leur forme, leur surface, leur inclinaison et leur pas réel sont tout aussi importants.

 

Aluminium ou inox : le surcoût est-il justifié ?

Les hélices en aluminium équipent une grande partie des hors-bords de plaisance. Elles sont relativement économiques, légères et suffisamment performantes pour de nombreux programmes de navigation. Leur principal avantage reste leur prix : selon la taille et la puissance du moteur, une hélice aluminium peut coûter approximativement entre 120 et 250 euros. Les hélices en inox sont sensiblement plus coûteuses. Il faut généralement prévoir entre 350 et 800 euros, parfois davantage. Mais leur rigidité permet de fabriquer des pales plus fines et de mieux conserver leur géométrie lorsqu’elles sont soumises à des efforts importants. Sur certaines installations, ces caractéristiques permettent d’améliorer le rendement, la vitesse maximale et parfois la consommation à vitesse stabilisée. Attention toutefois : une hélice inox n’est pas automatiquement plus économique qu’une hélice aluminium. Les différences de performances proviennent aussi de la conception des pales.

L’inox présente également un inconvénient en cas de choc. Sa rigidité peut transmettre des efforts importants à l’embase, même si les dispositifs de protection intégrés aux moyeux permettent d’en limiter certaines conséquences. Pour un plaisancier naviguant régulièrement dans des zones peu profondes et rocheuses, cet élément mérite réflexion. Finalement, investir dans une hélice inox peut être intéressant sur un bateau puissant, rapide ou utilisé intensivement. Sur une petite unité destinée à quelques sorties estivales, le surcoût sera beaucoup plus difficile à rentabiliser.

 

Pour comparer deux hélices, oubliez la consommation horaire !

Voici probablement le point le plus important de notre dossier. Pour savoir si une hélice permet réellement d’économiser du carburant, il ne suffit pas de comparer les litres consommés par heure. Il faut mesurer la consommation par mille nautique parcouru. Prenons un exemple théorique. Avec une première hélice, votre bateau navigue à 22 nœuds en consommant 28 litres à l’heure. Avec une seconde, il avance à 26 nœuds pour une consommation de 30 litres à l’heure. À première vue, la première semble plus économique. Pourtant, elle consomme 1,27 litre par mille nautique, contre seulement 1,15 litre avec la seconde. Autrement dit, malgré une consommation horaire supérieure, la seconde hélice permettrait de réduire la consommation par distance parcourue d’environ 9 %.

Il faut néanmoins rester prudent : cette comparaison concerne deux vitesses différentes. Pour connaître le véritable gain de rendement, il est indispensable de mesurer la consommation des deux hélices à une vitesse identique. À 20 ou 25 nœuds, par exemple, les résultats pourraient être différents. C’est donc bien la consommation en litres par mille nautique, relevée à une même vitesse, qui doit guider votre choix si votre objectif principal est de réduire votre budget carburant.

 

Comment réaliser un véritable essai comparatif ?

Pour comprendre l'influence d'une hélice sur les performances, imaginons un essai sur un semi-rigide de 6,50 mètres équipé d'un hors-bord de 150 chevaux. Nous disposerions de quatre hélices compatibles : une tripale aluminium de 19 pouces de pas, une tripale aluminium de 17 pouces, une tripale inox de 19 pouces et une quadripale inox de 17 pouces. Leurs diamètres et leurs géométries seraient adaptés au moteur. Le protocole serait relativement simple, mais demanderait de la rigueur. Le bateau devrait conserver exactement le même chargement et la même répartition des masses. La carène serait propre, le moteur correctement entretenu et la quantité de carburant aussi constante que possible. Les essais seraient effectués dans une zone abritée, avec un vent faible et une mer calme. Chaque hélice serait testée sur le même parcours, dans les deux sens, afin de limiter l’influence du courant et du vent. À 15, 20, 25 et éventuellement 30 nœuds, on relèverait le régime moteur, la vitesse GPS et la consommation instantanée grâce à un débitmètre fiable. Le trim serait optimisé selon une procédure identique. Les accélérations seraient également chronométrées, notamment de l’arrêt à 20 nœuds. Enfin, un passage à pleine ouverture des gaz permettrait de relever la vitesse maximale et de vérifier le régime atteint. Chaque mesure serait répétée plusieurs fois afin de limiter les erreurs.

Pour isoler autant que possible l'effet de l'hélice, il faudrait également conserver la hauteur de montage du moteur et refaire un essai avec l'hélice de référence en fin de campagne. Cela permettrait de détecter une éventuelle évolution des conditions. Des condition difficiles à r »unir…

 

Combien peut-on réellement économiser chaque année ?

En imaginant passer d’une consommation de 1,30 à 1,22 litre par mille nautique en changeant d’hélice, vous économiseriez 0,08 litre de carburant par mille parcouru. Sur une saison de 1 000 milles nautiques effectués à la vitesse cible, le gain atteindrait 80 litres. Avec un carburant facturé 2 euros le litre, cela représenterait 160 euros d’économies annuelles (beaucoup plus actuellement !)

Si votre nouvelle hélice coûte 600 euros, il faudrait donc environ quatre saisons pour amortir son achat, sans tenir compte de la revente éventuelle de l'ancienne hélice ni des frais annexes…

Pour un plaisancier naviguant seulement 300 milles par an, l’économie tomberait à 48 euros annuels. L’investissement deviendrait beaucoup moins intéressant. À l’inverse, avec 2 000 milles parcourus chaque année, le gain théorique atteindrait 320 euros, permettant un amortissement en moins de deux saisons. 

 

Alors, on change son hélice ?

Si votre bateau déjauge facilement, que votre moteur atteint correctement son régime maximal recommandé et que votre consommation vous semble raisonnable, changer d’hélice ne présente pas nécessairement un intérêt économique. En revanche, si votre bateau peine à accélérer, si son moteur n’atteint pas son régime normal ou si vous naviguez beaucoup et cherchez à optimiser votre autonomie, un essai comparatif peut être particulièrement intéressant.

L'idéal est de pouvoir essayer plusieurs hélices avant de prendre une décision. Certains professionnels proposent cette possibilité, qui évite d'investir plusieurs centaines d'euros sans garantie de résultat. Le meilleur choix n'est pas forcément l'hélice la plus chère, celle qui possède le plus de pales ou celle qui permet de gagner deux nœuds en vitesse de pointe. C'est celle qui offre le meilleur compromis entre accélération, rendement, consommation et respect des contraintes mécaniques de votre moteur.

Et pour le vérifier, rien ne remplacera un essai rigoureux, un GPS et un débitmètre. Car si les sensations à la barre sont importantes, ce sont bien les litres consommés par mille nautique qui permettront de savoir si votre nouvelle hélice vous fait réellement économiser de l'argent.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.