Mer courte : quelle est la bonne vitesse pour éviter de fatiguer sa coque et son équipage ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Votre bateau file à 22 nœuds lorsque le clapot commence à se former. Les premiers chocs sont supportables, puis les impacts deviennent de plus en plus violents. Faut-il ralentir au risque de perdre le déjaugeage ou accélérer pour mieux franchir les vagues ? Derrière cette question se cachent des phénomènes physiques souvent méconnus : accélérations verticales, pressions sur la coque et fatigue des matériaux. Et contrairement aux idées reçues, la vitesse la plus confortable n'est pas toujours la moins dangereuse pour votre bateau…

Pour comprendre ce qui se passe sous votre bateau en navigation par mer courte, il faut commencer par distinguer les différentes vagues que vous pouvez rencontrer. Une houle de deux mètres, avec une période de dix secondes, peut être relativement confortable à traverser sur un bateau adapté. À l'inverse, un clapot de 70 centimètres, avec des vagues rapprochées, peut transformer une navigation en véritable épreuve. Pourquoi ? Parce que le bateau rencontre les vagues beaucoup plus fréquemment et que sa carène n'a pas toujours le temps d'accompagner leurs mouvements. Prenons un exemple théorique. Un bateau navigue à 20 nœuds, soit environ 10,3 mètres par seconde, face à des vagues dont la longueur est de 12 mètres et la période de trois secondes. Leur vitesse de propagation est alors d'environ 4 mètres par seconde. Le bateau rencontre donc une crête toutes les 0,84 seconde, soit plus de 70 fois par minute.

Sur une traversée d'une heure, cela représente plusieurs milliers de rencontres avec les vagues. Toutes ne provoquent évidemment pas un choc violent, mais certaines entraînent un véritable impact de la coque sur la surface. C'est précisément ce phénomène, appelé slamming dans la littérature technique, qui intéresse les architectes navals. Lorsqu'une coque retombe sur l'eau après avoir été partiellement soulevée, une partie de son énergie cinétique est dissipée dans l'eau. La pression augmente brutalement sur les surfaces immergées, parfois pendant quelques millisecondes seulement. Ces efforts se transmettent ensuite aux membrures, aux varangues, aux cloisons et à l'ensemble de la structure. Un choc isolé n'est pas problématique pour un bateau correctement conçu. Mais leur répétition, particulièrement lorsque les impacts sont violents, peut contribuer à la fatigue structurelle. Et c'est là que la question de la vitesse devient essentielle.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

Pourquoi quelques nœuds supplémentaires peuvent tout changer

Lorsqu'un bateau déjauge, son poids n'est plus principalement soutenu par la poussée d'Archimède, comme sur une coque à déplacement, mais en grande partie par la portance hydrodynamique créée par sa vitesse. Sur une mer plate, ce fonctionnement est particulièrement efficace. Le bateau glisse sur l'eau avec une surface mouillée relativement réduite. Mais dans le clapot, les choses se compliquent. À chaque vague, la surface d'appui change. L'étrave peut se soulever, une partie de la coque quitter l'eau, puis retomber brutalement. Plus la vitesse relative entre la coque et l'eau est importante au moment de l'impact, plus les pressions locales peuvent être élevées. Les recherches consacrées aux carènes rapides montrent que les accélérations verticales sont particulièrement sensibles à la vitesse. Une étude expérimentale publiée en 2025 dans la revue scientifique Ocean Engineering, consacrée à un navire semi-déplaçant, a ainsi relevé des facteurs de slamming maximaux passant de 2 en régime à déplacement à 2,6 en régime semi-déplaçant, puis à 3,7 en régime semi-planant. Ces valeurs sont propres au navire et aux conditions étudiées, mais elles illustrent combien le changement de régime peut modifier les contraintes subies. Attention cependant à une idée reçue : doubler sa vitesse ne signifie pas automatiquement doubler les efforts. Les phénomènes sont beaucoup moins linéaires. À certaines vitesses, la coque interagit avec les vagues d'une manière qui amplifie ses mouvements de tangage et de pilonnement. À d'autres, elle retrouve un comportement plus stable. C'est ce qui explique qu'un bateau puisse parfois sembler plus confortable à 17 nœuds qu'à 13 nœuds. Mais ce gain de confort apparent ne signifie pas nécessairement que les contraintes structurelles diminuent. Une coque qui paraît mieux glisser peut toujours subir des impacts localisés importants.

Ce que subit réellement votre équipage à chaque impact

On parle beaucoup des contraintes mécaniques, mais il ne faut pas oublier les personnes embarquées. Car les accélérations verticales peuvent être importantes, même lorsque les vagues paraissent modestes. Pour les mesurer, les ingénieurs utilisent souvent l'unité « g », correspondant à l'accélération de la pesanteur, soit environ 9,81 mètres par seconde carrée. Une accélération verticale supplémentaire de 1 g vers le haut peut momentanément doubler la force apparente exercée sur un passager assis. Pour une personne de 80 kilogrammes, cela représente une force d'appui instantanée équivalente à environ 160 kilogrammes. À 2 g d'accélération supplémentaire, cette force peut atteindre l'équivalent de 240 kilogrammes. Il s'agit naturellement de valeurs instantanées et simplifiées, pas d'un poids réel ni d'un seuil universel de blessure. Le problème devient particulièrement sensible lorsque le bateau décolle légèrement avant de retomber. Le corps du passager peut alors se retrouver momentanément allégé, puis subir une forte compression au moment de la réception. La colonne vertébrale et les articulations sont particulièrement sollicitées.

La position à bord joue également un rôle considérable. Plus on s'éloigne du centre des mouvements du bateau, plus les effets du tangage peuvent devenir importants. À l'avant, les déplacements verticaux sont généralement amplifiés par la rotation de la coque. Voilà pourquoi, dans une mer formée, il est préférable d'installer les passagers dans les zones les moins exposées, sur des sièges adaptés, avec de bons appuis pour les pieds et des poignées accessibles. Les places à l'avant, si agréables au mouillage, deviennent souvent les moins confortables lorsque le bateau commence à taper.

La fatigue structurelle : ces dommages invisibles qui s'accumulent

Si les passagers ressentent immédiatement les chocs, le bateau peut, lui, en conserver les traces beaucoup plus longtemps. Et c'est peut-être l'aspect le plus méconnu de la navigation rapide dans le clapot. Une coque moderne est conçue pour supporter des efforts importants. Mais elle n'est pas indestructible. À chaque impact, ses panneaux de fond se déforment légèrement, les renforts travaillent et les assemblages transmettent les charges à l'ensemble de la structure. Dans un bateau en polyester stratifié, ces sollicitations répétées peuvent contribuer à l'apparition de microfissures dans la résine, de décollements entre les plis ou de dégradations des liaisons entre les renforts et la coque. Sur une construction sandwich, les interfaces entre les peaux et l'âme peuvent également être sollicitées. Une étude publiée en janvier 2025 dans Applied Ocean Research par Romain Hascoët et Nicolas Jacques s'est intéressée aux risques de rupture par fatigue des éléments structurels soumis aux impacts des vagues. Ses conclusions soulignent que, dans certaines configurations, la fatigue provoquée par des chocs répétés peut devenir un critère de dimensionnement plus contraignant que la résistance à un impact isolé.

Autrement dit, ce n'est pas forcément le choc le plus violent qui abîme votre bateau, mais parfois l'accumulation de centaines ou de milliers d'impacts moins spectaculaires. Au retour d'une navigation éprouvante, il est donc judicieux de surveiller les éventuelles fissures nouvelles, les fixations de sièges, les supports moteurs et les assemblages structurels accessibles. Des craquements inhabituels ou des infiltrations nouvelles doivent également attirer l'attention.

Face aux vagues ou légèrement de travers : le cap change tout

La vitesse n'est pas le seul paramètre dont dispose le pilote. L'orientation du bateau par rapport aux vagues peut modifier considérablement les efforts subis. Face au clapot, la coque rencontre les vagues avec une fréquence élevée. Les mouvements de tangage peuvent devenir importants et les impacts se concentrer sur les fonds avant. En prenant les vagues légèrement de trois quarts avant, on peut parfois réduire les accélérations verticales ressenties par l'équipage. Mais cette technique possède ses limites. Des mesures réalisées sur des carènes rapides ont montré que les pressions locales pouvaient être plus élevées dans certaines mers obliques qu'en mer de face, même lorsque les accélérations verticales globales étaient plus faibles. Dans la pratique, modifier son cap de 10 à 20 degrés constitue parfois un premier essai intéressant, à condition de disposer de suffisamment d'espace et de surveiller la réaction du bateau. Il faut également éviter de prendre les vagues trop franchement par le travers, au risque d'amplifier le roulis et de provoquer des réceptions asymétriques. Au portant, la situation change encore. Le bateau rencontre moins fréquemment les crêtes lorsque sa vitesse se rapproche de celle des vagues. Mais il peut devenir plus délicat à contrôler si l'arrière est soulevé par une vague et que l'étrave s'enfonce dans celle qui précède. Une mer arrière n'est donc pas systématiquement plus facile qu'une mer de face.

Faut-il ralentir franchement ou conserver le déjaugeage ?

Revenons à notre question initiale. Vous naviguez à 22 nœuds et le bateau commence à taper. Que faire ? La première décision consiste à réduire progressivement les gaz, avant que les impacts ne deviennent réellement violents. En passant de 22 à 18 nœuds, puis éventuellement à 15 nœuds, vous pourrez observer comment évoluent les mouvements du bateau. Sur certaines carènes, cette réduction suffit à retrouver un comportement satisfaisant tout en conservant le déjaugeage. Sur d'autres, le bateau arrive dans une zone de transition où son assiette se cabre et où sa résistance augmente fortement.

Cette plage intermédiaire peut être particulièrement désagréable. L'étrave se relève, la visibilité diminue et les vagues frappent différemment la coque. Il peut alors être préférable de réduire davantage la vitesse, jusqu'à retrouver une navigation franchement à déplacement, plutôt que de chercher à maintenir coûte que coûte un déjaugeage instable. À l'inverse, une très légère augmentation de vitesse peut parfois permettre de retrouver une assiette plus favorable dans des conditions modérées. Mais attention : une diminution des secousses ressenties ne garantit pas celle des charges structurelles. Accélérer ne doit jamais devenir une réponse automatique à une mer qui grossit.

Le trim peut aider, mais il ne fait pas de miracles

Le réglage de l'assiette intervient évidemment dans cette recherche du bon compromis. Sur un hors-bord ou un moteur à embase orientable, rentrer légèrement le trim tend généralement à abaisser l'étrave. Dans une mer de face, cela peut permettre à la carène de mieux pénétrer les vagues, plutôt que de les franchir avec une assiette trop cabrée. Mais un trim excessivement rentré peut aussi provoquer un enfournement, augmenter les embruns et rendre la direction plus lourde. Il faut donc procéder par petites corrections, en observant les réactions du bateau. Les flaps, lorsqu'ils sont installés, permettent également de modifier l'assiette longitudinale et de corriger certaines inclinaisons latérales. Ils peuvent améliorer sensiblement le comportement d'une unité chargée. Attention cependant à ne pas chercher à plaquer artificiellement l'étrave sur l'eau. Une assiette trop basse dans une mer courte et raide peut accentuer certains impacts et dégrader la tenue de cap.

La répartition des charges mérite d'ailleurs autant d'attention que les réglages mécaniques. Un bateau très chargé sur l'avant ne réagira pas comme le même bateau avec ses masses concentrées près du centre de gravité. Les réserves de carburant, les passagers et le matériel embarqué influencent directement ses mouvements.

La meilleure décision se prend parfois avant de quitter le port

On peut posséder une excellente carène, un moteur puissant et une solide expérience de navigation sans pour autant rendre agréable une mer courte et désordonnée. Avant d'appareiller, les prévisions météo permettent d'examiner non seulement la force et la direction du vent, mais aussi la hauteur, la période et la direction des vagues, selon les données disponibles pour la zone concernée. Cette lecture est essentielle. Une mer de 80 centimètres avec une période courte peut se révéler beaucoup plus inconfortable pour un bateau rapide qu'une houle plus haute mais largement espacée. Il faut également tenir compte des effets locaux. À proximité d'un cap, dans un passage resserré ou lorsqu'un courant s'oppose au vent, les vagues peuvent devenir plus courtes et plus raides. La situation peut alors se dégrader rapidement, même si les conditions paraissaient acceptables quelques milles auparavant. Finalement, il n'existe pas de vitesse idéale universelle pour naviguer dans le clapot. Un semi-rigide de sept mètres, un bateau de pêche de neuf mètres et une vedette rapide de douze mètres ne possèdent ni les mêmes carènes ni les mêmes réactions dans les vagues.

Une certitude se dégage néanmoins : les accélérations verticales et les impacts répétés constituent des contraintes bien réelles, qui peuvent affecter aussi bien les personnes que les structures. Le plaisir de naviguer vite ne doit donc jamais faire oublier la mécanique. Une coque qui tape régulièrement, des passagers qui se crispent et des objets qui sautent dans les coffres sont autant de signaux indiquant qu'il faut modifier sa conduite. Car le bon pilote n'est pas celui qui réussit à conserver 25 nœuds dans le clapot. C'est celui qui sait quand il faut en perdre dix pour arriver à destination avec un bateau intact et un équipage qui aura encore envie de reprendre la mer le lendemain…

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.