Rendez-vous pour le 8ème Monaco Energy Boat Challenge du 6 au 10 juillet 2021

Motonautisme
Jeudi 13 mai 2021 à 6h33

Alors que les véhicules écologiques et les énergies renouvelables ont été mises à l’honneur la semaine dernière en principauté de Monaco, à travers le salon EVER, et que les monoplaces électriques ont emprunté le week-end dernier le circuit complet du tracé monégasque à l’occasion du 4e E-prix, le Yacht Club de Monaco poursuit quant à lui les derniers préparatifs du 8e Monaco Energy Boat Challenge (6-10 juillet 2021).

©Carlo Borlenghi
Alors que les véhicules écologiques et les énergies renouvelables ont été mises à l’honneur la semaine dernière en principauté de Monaco, à travers le salon EVER, et que les monoplaces électriques ont emprunté le week-end dernier le circuit complet du tracé monégasque à l’occasion du 4e E-prix, le Yacht Club de Monaco poursuit quant à lui les derniers préparatifs du 8e Monaco Energy Boat Challenge (6-10 juillet 2021).

« Aujourd’hui, il est toujours possible d’être pionnier grâce aux nouvelles sources d’énergies et aux nouvelles technologies qui protègent l’environnement. Le Monaco Energy Boat Challenge en est un exemple. Les organisateurs et les participants sont en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire » a déclaré Bertrand Piccard, fondateur de Solar Impulse Fondation et parrain de l’évènement, de passage à Monaco. A moins de 60 jours du coup d’envoi de cette huitième édition, acteurs de l’industrie et nouvelle génération d’ingénieurs se préparent à dévoiler leurs prototypes et à façonner le yachting de demain.

Organisé par le Yacht Club de Monaco aux côtés de la Fondation Prince Albert II et de l’Union Internationale Motonautique, cet évènement fait la part belle aux nouveaux systèmes de propulsion alternatifs. Iqos et Credit Suisse, partenaires historiques de l’évènement, ont été rejoints pour la deuxième année consécutive par le constructeur automobile BMW et YPI (Yachting Partners International).

Dernière ligne droite pour les classes Solar et Open Sea

31 équipes, 24 universités et 17 nationalités ont d’ores et déjà confirmé leur participation dans les trois classes confondues. L’Italie, la France, les Pays-Bas, Monaco, le Portugal, l’Angleterre, la Grèce, l’Allemagne, mais aussi les Emirats Arabes Unis, l’Indonésie, la Chine ou encore le Pérou seront représentés dans cette 8e édition du Monaco Energy Boat Challenge. Cet évènement motonautique unique au monde met en lumière la créativité des chercheurs, universitaires, futurs ingénieurs, inventeurs et professionnels du yachting et de l’énergie.

Un rendez-vous essentiel aux yeux de l’explorateur Mike Horn : « organiser des événements comme celui-ci qui permet de discuter et développer des idées, est l’occasion de faire naitre les rêves. A partir du moment où vous êtes inspiré, vous allez inspirer les autres et ça, c'est le début d'un avenir meilleur ».

Les concurrents engagés dans la classe Solar, qui prévoit la participation d’une quinzaine d’équipes venant de toute l’Europe, ont jusqu’au 15 mai pour confirmer leur participation. Idem pour les équipes en lice dans la classe Open Sea qui compte deux équipes établies à Monaco à l’image de Vita Yachts et Lanéva qui fête cette année les deux ans d’inauguration de son premier bateau. Un évènement qui avait été organisé en présence de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, président du Yacht Club de Monaco.

Une spécificité par catégorie

Dans l’Energy Class, catégorie lancée en 2018 et qui compte cette année 17 équipes dont celle de SBM Offshore E-Racing Team, les concurrents utilisent des coques de catamaran fournies par le Y.C.M. Ils doivent cependant sélectionner les énergies renouvelables afin de concevoir un système de propulsion. Seule contrainte de course à respecter : utiliser une quantité d’énergie prédéterminée.

Catégorie historique puisque présente depuis la création de l’évènement en 2014, la Solar Class met à l’honneur des embarcations alimentées uniquement à l’énergie solaire et se plieront à des épreuves de duel, de slalom ou encore des courses d’endurance. L’année dernière, à l’occasion de l’édition inédite organisée en ligne, six équipes composaient la Solar Class dont les Hollandais de Tu Delft vainqueurs du Spirit Prize. Une quinzaine d’équipes venant de toute l’Europe sont attendues cette année.

Anciennement nommée Offshore Class, la classe Open Sea est principalement ouverte aux navires déjà sur le marché ou sur le point d'y entrer. Plusieurs épreuves sont organisées afin de tester l’autonomie des bateaux dont un parcours côtier de 16 miles nautiques de Monaco à Vintimille en Italie, soit une distance de 29,6 kilomètres, une course d'endurance et un challenge de manœuvrabilité. Il s'agira d'un véritable test grandeur nature pour les bateaux à propulsion électrique ou à l’hydrogène déjà commercialisés ou en cours de développement. La classe Open Sea offre aux professionnels l’occasion de toucher du doigt les dernières nouveautés.

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© Carlo Borlenghi

L’hydrogène, une énergie nouvelle qui a de l’avenir

L’hydrogène sera au cœur du 8e Monaco Energy Boat Challenge. La Commission Européenne a par ailleurs des objectifs annoncés pour développer l’hydrogène vert dont le premier est fixé à 2024, date à laquelle la production d’hydrogène vert devrait atteindre près d’un million de tonnes. Pour 2030, l’objectif fixé passe à 10 millions de tonnes. Cette feuille de route ambitieuse se fera sous condition d’une révolution du système énergétique. 8 équipes ont déjà annoncé favoriser cette solution énergétique dans leur projet à l’image de SBM Offshore E-Racing Team qui avait remporté en 2019 l’Innovation Prize et l’année dernière l’Eco Conception Prize. Ils reviendront au mois de juillet 2021 pour leur 3e participation et auront fort à faire face à cinq autres équipes dont les nouveaux venus de Team Altran (Groupe CapGemini).

Une solution énergétique imparable selon Gunter Pauli, économiste, écologiste et à l’initiative du concept d’économie bleue « l'hydrogène est la seule énergie que nous pouvons envisager. Ses performances par rapport à une batterie ou par rapport à un moteur diesel, même par rapport à l'électricité (…) l'hydrogène les surpasse tous ».

Le Yacht Club de Monaco en collaboration avec la Fondation Prince Albert II et la Mission pour la Transition Energétique, organise le vendredi 9 juillet, la deuxième table ronde du Monaco Hydrogène Working Group. Cette initiative met en relation les acteurs institutionnels et des porteurs de projets hydrogène afin d’aborder le sujet de son développement dans le domaine maritime. Pour rappel, une première table ronde s’était tenue au Y.C.M. en 2019 en ouverture du Monaco Energy Boat Challenge et avait permis de réfléchir aux possibilités d’implantation d’infrastructures de cette énergie en Principauté.

Sous le signe de l'échange

Entre les universités et l’industrie du yachting, les échanges sont riches d’enseignements. L’équipe de Hydrovinci et FinX, une jeune start-up qui utilise le bio mimétisme pour son système de propulsion, collaborent depuis 2019, alors que les Français de Wave Estaca, vainqueurs en 2019 des épreuves nautiques, testeront cette année un propulseur à axe vertical ADV Tech. Proposant de multiples conférences, la journée du jeudi 8 juillet donnera la parole aux experts du secteur qui viendront approfondir de nombreux sujets tels que le développement des bio-composites dans le yachting, l’utilisation des nouvelles énergies, les propulsions alternatives, l’efficience dans la construction et le design, et les dernières avancées en matière de R&D.

Une ambition sans détours

Cette journée sera également l’occasion pour le Yacht Club de Monaco de signer le pacte national pour la transition énergétique, un programme du Gouvernement Princier permettant d’agir sur trois grandes thématiques carbone : la mobilité, les déchets et l’énergie. Le Y.C.M. maintient le cap du changement au sein même de sa flotte en remplaçant le carburant classique par du biocarburant de synthèse éco-circulaire 100% durable. Issu de l’industrie alimentaire, il est le résultat d’un raffinage synthétique des huiles de cuisson permettant ainsi de réduire l’impact carbone de 89%. Le Seabus, le bateau Comité du Club, est la première unité de la flotte du Y.C.M. à avoir adopté ce changement, précédant Tuiga, le vaisseau amiral du club. Une initiative qui fait suite à l’arrivée de trois annexes électriques pour accompagner les élèves de la Section Sportive et, dernièrement, le lancement du Superyacht Eco Association (SEA) Index, un référentiel pour mesurer l’impact environnemental des yachts de plus de 40 mètres.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Norbert Conchin
Norbert Conchin
Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.