Solitaire du Figaro : départ spectaculaire vers Fécamp

Course au large
Par Figaronautisme.com

Les 34 skippers de La Solitaire du Figaro ont quitté Lorient. Place au deuxième acte de cette 52e édition. Au programme, 490 milles (907 km) entre Lorient, le plateau de Rochebonne, la pointe de Bretagne et la Manche où les marins vont devoir jouer avec les courants et le rase-cailloux, les zones interdites à la navigation, le trafic maritime et les effets de site. Un exercice exigeant et plus ouvert que la première étape qui devrait laisser peu de place au sommeil et pourrait offrir des opportunités stratégiques aux plus audacieux.

©Alexis Courcoux
Les 34 skippers de La Solitaire du Figaro ont quitté Lorient. Place au deuxième acte de cette 52e édition. Au programme, 490 milles (907 km) entre Lorient, le plateau de Rochebonne, la pointe de Bretagne et la Manche où les marins vont devoir jouer avec les courants et le rase-cailloux, les zones interdites à la navigation, le trafic maritime et les effets de site. Un exercice exigeant et plus ouvert que la première étape qui devrait laisser peu de place au sommeil et pourrait offrir des opportunités stratégiques aux plus audacieux.

Impressionnant de maîtrise sur la première étape qu'il a remportée haut la main avec une belle avance sur Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance), Xavier Macaire (Team SNEF) repart en confiance. « J’ai envie de bien faire, de bien travailler et, pour ça, je ne dois pas regarder dans le rétroviseur. Je ne veux surtout pas me reposer sur mes lauriers de la première étape, sur l’avance que j’ai au classement général provisoire et encore moins essayer de contenir mes adversaires. Le but est de faire une belle navigation, de continuer dans le bon influx dans lequel j’étais ».

À l'autre bout du classement, Marc Mallaret (CTB – Contrôles Techniques Bateaux), 30e, a remis les compteurs à zéro lui aussi. « Pour moi, La Solitaire du Figaro commence maintenant. Mon bateau est mieux préparé qu'à Saint-Nazaire. Toute ambition de faire une bonne place au général semble vaine mais il reste trois belles étapes sur lesquelles je compte prendre du plaisir... et des risques ! Je n'ai plus rien à perdre et je suis totalement libéré pour tenter des coups. Cela m'a réussi l'année passée lorsque j'ai fait un podium sur la dernière étape alors que je faisais jusque-là une course moyenne » expliquait ce matin le Montpelliérain.

Un nouveau départ

Entre ces deux extrêmes, chaque skipper de cette 52e Solitaire du Figaro est parti cet après-midi avec son lot d'attentes, d'aspirations profondes et de certitudes intimes, déclarées ou non. « Je pense que cette deuxième étape va être beaucoup plus fatigante que la première. Du coup, j'ai beaucoup dormi depuis mon arrivée à Lorient. Pour l'instant, je suis déçue de mon classement mais je vais tout donner jusqu'à Fécamp. Je pars sereine en me disant que je vais faire ma course, avec les choix qui me correspondent. On verra à l'arrivée » déclarait avant de quitter le ponton Estelle Greck (Respimer), 7e du classement bizuth. Une arrivée que les derniers routages prévoient pour ce mercredi 1er septembre aux alentours de midi.

Go dans les coureaux !

Mais pour arriver, il faut d'abord partir ! C'est ce qu'on fait de manière spectaculaire et inhabituelle, au vent de travers (et non au près comme traditionnellement), les 34 concurrents de cette 52e Solitaire du Figaro. À 14h tapantes, les marins ont déboulé sur leur Figaro Beneteau 3 toutes voiles dehors, gennakers déroulés, bien calés sur leur foil. Dans un vent de nord-est soufflant à une douzaine de nœuds dans les rafales, la flotte s'est élancée sur un parcours côtier musclé. Seuls Corentin Horeau (Mutuelle bleue pour l'Institut Curie) et Achille Nebout (Primeo Energie – Amarris), un peu trop pressés d'en découdre, n'ont pas échappé à un rappel individuel et ont dû s'acquitter d'une réparation. Sous un ciel parsemé de nuages, les courreaux de Groix agités par un léger clapot bouillonnaient d'intensité.

Sur la ligne, Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) se distinguait dès le coup d'envoi et faisait parler son art du départ cultivé sur les ronds olympiques. Le 2e de la première étape coupait la ligne dans un timing parfait. Le Suisse Nils Palmieri (TeamWork) était tout proche dans son tableau arrière, sur ce plan d'eau qu'il connaît comme sa poche, pour y multiplier les entraînements avec l'équipe de Lorient Grand Large. Récent vainqueur de la Transat en Double Concarneau - Saint Barthélémy, il s'est offert le plaisir de contourner en tête la première bouée de ce petit parcours côtier dessiné pour assurer le spectacle et saluer Lorient comme il se doit, après une escale conviviale, appréciée par tous, sur un territoire résolument tourné vers le monde de la course au large.

La vitesse de Laperche

Une bouée plus tard, après un bord au portant très tonique où les skippers ont dû choisir entre le gennaker et le spi, au risque de partir au lof dans les bouffées de ce vent de terre très instable en force. Le skipper helvète était suivi comme son ombre par Gildas Mahé (Breizh Cola), Pierre Quiroga, Martin Le Pape (Gardons la vue), et Pierre Leboucher (GUYOT Environnement - Ruban rose)… Entre autres. Cette entrée en matière tenait toutes ses promesses et se poursuivait de plus belle sur un bord au louvoyage en direction de la pointe de Kerbiscart, devant Lomener, où le rythme des manœuvres s'intensifiait encore. À 14h50, l'heure de parer la dernière marque de ce parcours de chauffe était venue. Cette fois, c'était au tour de Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance), toujours aussi impressionnant en vitesse pure, de virer en tête. À ses trousses, la meute de figaristes est maintenant lancée. Cap sur Belle-Ile…

Pointage à la bouée de Kerbiscart :

1/ Tom Laperche (Bretagne-CMB Performance)

2 / Gildas Mahé (Breizh Cola)

3 / Tanguy Le Turquais (Queguiner – Innoveo)

4 / Fabien Delahaye (Gardons la vue)

5 / Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019)

6 / Gaston Morvan (Bretagne – CMB Espoir) / 1er bizuth

7/ Xavier Macaire (Groupe SNEF)

8 / Eric Peron (French Touch)

9 / Elodie Bonafous (Bretagne - CMB Océane)

10 / Alexis Thomas (La Charente Maritime) / 2è bizuth

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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