Swan One Design Worlds : été indien à St-Tropez

Régates
Lundi 18 octobre 2021 à 12h29

L’ultime évènement de la saison de régate du Club Swan Racing, fort à propos nommé Swan One Design Worlds, méritait bien le magnifique écrin naturel de la baie de St Tropez. A terre, la météo estivale ajoutait au glamour de l’atmosphère des 41 bateaux superbement alignés le long des quais de son port-carte postale. En mer, des équipages de 18 nationalités différentes retrouvaient leurs réflexes de régatiers acharnés. Résultat, des régates haletantes malgré une brise évanescente, et des images sublimes, pour le plus grand bonheur des photographes et du public.

©Studio Borlenghi
L’ultime évènement de la saison de régate du Club Swan Racing, fort à propos nommé Swan One Design Worlds, méritait bien le magnifique écrin naturel de la baie de St Tropez. A terre, la météo estivale ajoutait au glamour de l’atmosphère des 41 bateaux superbement alignés le long des quais de son port-carte postale. En mer, des équipages de 18 nationalités différentes retrouvaient leurs réflexes de régatiers acharnés. Résultat, des régates haletantes malgré une brise évanescente, et des images sublimes, pour le plus grand bonheur des photographes et du public.

L’ADN de Nautor Swan a toujours été double, entre croisière luxueuse et régate à haut niveau. Avec les Swan 42 et 45, des unités de course-croisière à la monotypie relativement stricte, le premier critère semblait déjà prendre un ascendant certain. Depuis quatre ans, la stratégie définit clairement deux gammes. Très logiquement, dessinés par le talentueux Juan Kouyoumdjian, les Swan Club 36 et 50 font donc monter d’un cran encore le niveau de sportivité, avec leurs étraves puissantes, leurs bouts dehors agressifs et même des foils sur le 36. Ce seront donc 4 champions du monde qui seront connus à l’issue de ces 4 jours de régate. Pas de mercenaires ici, ce sont bien les propriétaires-barreurs qui seront titrés. Pour affirmer ce point important de l’esprit Swan, leurs noms s’affichent d’ailleurs sur les bômes, dans le plus pur style ‘Gentleman-driver’, cher au Président du groupe, Leonardo Ferragamo, lui-même à la barre du ClubSwan 50 Cuordileone. Après deux ans de frustration, cette saison sonnait comme une libération, et la météo idyllique du week-end donnait la douce illusion qu’elle pourrait s’étirer indéfiniment.

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A terre, la météo estivale ajoutait au glamour de l'atmosphère des 41 bateaux superbement alignés le long des quais de son port-carte postale.© Studio Borlenghi

41 bateaux, 18 nations, 4 classes

Une faible brise a offert une entrée en douceur aux concurrents le jeudi, poussant même le comité à repousser l’heure de la première manche à 13h 30. A ce petit jeu très technique, chacune des quatre classes a vite trouvé son leader.  Une hiérarchie que ne démentira pas le vent légèrement plus soutenu le jour 2. Des conditions presque parfaites, avec 10 à 12 nœuds soufflant dès 11h le matin, deux manches pouvant ainsi pu être courues. Nous avons eu le privilège d’assister sur l’eau et en direct au troisième jour de course. La baie de St Tropez en arrière-saison, sous le soleil et avec un vent atteignant au mieux 8 nœuds, est un véritable stade nautique, complètement à la disposition des marins venus de tous horizons : Italie bien sûr, mais aussi Allemagne, Suède, France, Roumanie, Royaume Uni, Russie et même Argentine ! L’appellation de championnat du monde n’est donc en rien usurpée. Les voiles noires immaculées, l’eau bleu foncé, l’ocre des côtes et la palette variée des couleurs des coques, sont un cadeau pour les photographes.

Haute tension sur l’eau

La flotte se répartit sur deux parcours parallèles, avec deux départs consécutifs donnés depuis la même ligne. D’abord les « petits » 36 et 42, puis vient le tour des 45 et 50. Leur timing sur la ligne est tellement parfait que l’on craint un instant le rappel général mais il n’en est rien : ces équipages privés ont tout de professionnels. Vigilants ils ne manquent pas la légère bascule lors de leur retour à la bouée sous le vent. Si au départ, la droite du plan d’eau semblait favorable, ils partent tous à gauche pour la deuxième boucle. Après deux tours les Ferragamo père et fils s’imposent respectivement en 50 et en 36 pieds, le tout sous l’œil vigilant du 115 pieds familial qui accueille leur fan-club.  Un doublé qui pourrait être embarrassant vis-à-vis des clients, si l’organisation sportive de la Société des Régates de Saint Tropez n’était pas aussi professionnelle. Mais elle est sans faille et la bataille sur l’eau, qui ne va pas sans quelques légères frictions et même un talonnage, prouvent que le niveau est particulièrement élevé et les vainqueurs d’autant plus méritants. Natalia, la seule femme-skipper-propriétaire de la course, leader en Club Swan 42, est donc bien de la trempe des meilleurs.

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Le spectacle se poursuit à terre

Malheureusement, ce sera la seule et unique manche du jour, le vent étant très vite retombé autour de quatre nœuds, qui plus est avec une forte instabilité en direction. Mais il n’en fallait pas plus pour regoûter au bonheur de la régate en monotype à haut niveau. Avec l’arbitrage en direct sur l’eau grâce aux nombreux semi-rigides du comité, le premier à passer la ligne est bien le vainqueur dans sa classe. Et que dire de l’ambiance à terre ! Nautor’s Swan sait recevoir, entre écran géant sur le port faisant revivre dans des vidéos particulièrement bien produites les grands moments de la saison, remises de prix aux sponsors prestigieux et concert live. La soirée de clôture organisée dans la cadre très select du Gioio St-Tropez a réuni beaucoup plus de monde que le traditionnel dîner des propriétaires. Pour Giovanni Pomati, PDG du groupe, cette seconde édition est la confirmation du succès de la formule. L’an prochain, avec l’arrivée des Swan Club 125, et même peut-être déjà du 80 dont le premier exemplaire sera mis à l’eau en avril 2022, les contraintes, et donc le travail d’organisation, seront encore plus élevés. Mais c’est le genre de challenge que le groupe Ferragamo aime à relever, pour le plus grand bonheur de propriétaires aussi passionnés que fidèles.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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