Le navigateur - journaliste, récemment élu conseiller municipal à Vannes, a été nommé délégué au trait de côte et au risque inondation à Golfe du Morbihan Vannes Agglomération (GMVA). Après avoir mesuré les effets du réchauffement climatique sur l’océan et sensibilisé à la préservation des grands espaces bleus pendant de nombreuses années, Fabrice Amedeo prolonge son engagement par une action à terre, au service de son territoire. Un nouveau projet cohérent avec son parcours de marin qui ne l’empêchera pas d’être au départ de la Route du Rhum en novembre prochain ainsi qu’au départ du Vendée Globe à l’automne 2028.

Du large au littoral, il n’y a qu’un pas que Fabrice Amedeo vient de franchir. Le navigateur – journaliste a été nommé Délégué au trait de côte et au risque inondation par David Robo, le maire de Vannes et président réélu en avril à la tête de Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération qui regroupe les 34 communes du pays de Vannes et du Golfe du Morbihan.
Le trait de côte, c’est cette frontière vivante entre la mer et la terre, cette frontière qui recule sous l’effet de l’érosion et de la montée des eaux liée au changement climatique. C’est un enjeu majeur pour les habitations, les activités sur le littoral, et pour la biodiversité. Peu de communes échappent à cette montée des eaux qui va toucher le littoral côté océan comme côté Golfe du Morbihan durant les prochaines décennies.
Le rôle de Fabrice Amedeo sera d’accompagner et de représenter les services et les équipes de l’agglomération auprès des différentes communes du pays de Vannes, dans l’exécution de la Stratégie locale de gestion du trait de côte (SLGTC) et du Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI). Il accompagnera les communes de l’agglomération à se préparer au défi majeur de la montée des eaux, à faire face au recul du trait de côte et aux autres risques liés au dérèglement climatique : les tempêtes, le risque de submersion marine et les inondations.
Fabrice Amedeo : « Cette responsabilité qui m’est confiée m’enthousiasme d’autant plus qu’elle est en parfaite cohérence avec mon métier de marin. Je remercie tout particulièrement David Robo pour sa confiance. Le réchauffement climatique, je l’ai ressenti au large, maintenant je vais contribuer à accompagner les mutations qu’il entraine à terre, contribuer à se préparer aux défis qu’il nous impose. Je vais découvrir tous ces sujets avec passion et humilité, mais un principe m’animera : les dizaines de milliers de milles que j’ai parcourus sur les océans du globe depuis plusieurs décennies m’ont enseigné l’humilité face aux éléments et je pense qu’il est nécessaire d’en faire de même sur le littoral : faire face à cette montée des eaux en proposant des solutions douces, fondées sur la nature et respectueuses de la biodiversité dès que ce sera possible. Ce n’est pas en bétonnant systématiquement notre littoral que nous aurons le dernier mot sur le réchauffement climatique et la montée des eaux associée. Notre réponse au réchauffement climatique viendra de politiques de baisses de nos émissions et de l’évolution de nos pratiques ».
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