Vendée Arctique 2026 : cap vers le Grand Nord pour les IMOCA

Course au large
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

La Vendée Arctique fera son retour le 7 juin 2026 aux Sables d’Olonne avec un format inédit : les skippers devront franchir le cercle polaire arctique à la longitude de leur choix avant de revenir en Vendée. Une course en solitaire, sans escale et sans assistance, qui s’annonce déjà comme l’un des grands rendez-vous de la saison IMOCA.

La Vendée Arctique fera son retour le 7 juin 2026 aux Sables d’Olonne avec un format inédit : les skippers devront franchir le cercle polaire arctique à la longitude de leur choix avant de revenir en Vendée. Une course en solitaire, sans escale et sans assistance, qui s’annonce déjà comme l’un des grands rendez-vous de la saison IMOCA.

© Jean-Marie Liot/Aléa/VA2022

 

Une course vers le nord, un défi totalement différent
Après le grand Sud du Vendée Globe, place au Grand Nord. La Vendée Arctique 2026 proposera aux marins un terrain de jeu aussi spectaculaire qu’exigeant : l’Atlantique Nord, les hautes latitudes, les dépressions rapides, la mer courte, le froid, le brouillard et une météo beaucoup moins lisible que sur les routes plus classiques de la course au large.
Le départ sera donné le 7 juin 2026 à 13h02 depuis Les Sables d’Olonne. Le village de course ouvrira, lui, du 30 mai au 7 juin sur l’esplanade du Vendée Globe, avec des animations, des rencontres avec les skippers et des courses de vitesse en baie des Sables d’Olonne.

Un parcours libre qui change tout
La grande nouveauté de cette édition tient en 1 règle : franchir le cercle polaire arctique, mais sans point de passage imposé. Les skippers pourront choisir leur longitude, donc leur route, leur prise de risque et leur lecture météo. Cette liberté transforme profondément la course. Il ne s’agira pas seulement d’aller vite, mais de choisir le bon couloir, le bon système, le bon moment pour monter vers le nord puis redescendre vers Les Sables d’Olonne.
Ce format rend la course plus ouverte, plus tactique et sans doute plus difficile à lire pour les marins comme pour le public. Là où un parcours balisé resserre souvent les options, cette Vendée Arctique laissera davantage de place à l’audace, aux trajectoires divergentes et aux choix tranchés.

Une première étape vers le Vendée Globe 2028
La Vendée Arctique ne sera pas seulement une grande course de la saison 2026. Elle ouvrira aussi le cycle de qualification vers le Vendée Globe 2028. Classée en grade 2, elle permettra au vainqueur de marquer 200 points au classement qualificatif. Pour les skippers, l’enjeu sera donc double : performer, bien sûr, mais aussi valider un passage important dans la construction de leur projet Vendée Globe. Cette dimension donne à l’épreuve une intensité particulière. Les nouveaux venus en IMOCA auront besoin de se jauger. Les marins déjà installés devront confirmer leur niveau. Les bateaux récents pourront montrer leur potentiel dans des conditions différentes de celles du grand Sud. Et les équipes techniques suivront chaque mille avec attention, car le Grand Nord ne pardonne pas les approximations.

Des IMOCA lancés dans un environnement brutal
Les bateaux engagés seront les mêmes machines que celles du Vendée Globe : des IMOCA de 18,28 mètres, capables d’atteindre des vitesses très élevées au portant. Mais la Vendée Arctique ne se résumera pas à une démonstration de puissance. Dans ces latitudes, la vitesse pure ne suffit pas. Il faudra préserver le bateau, gérer la fatigue, éviter les mauvais enchaînements météo et composer avec une mer souvent désordonnée. L’organisateur rappelle aussi que les marins devront respecter une zone d’exclusion des glaces le long du Groenland, ainsi que des zones de protection de la biodiversité. La course portera donc une dimension sportive, mais aussi environnementale, en mettant en lumière une région particulièrement exposée au dérèglement climatique.

Un plateau déjà très attendu
La classe IMOCA recense 9 bateaux inscrits à ce stade, avec plusieurs noms importants de la flotte, dont Sam Goodchild, Violette Dorange, Ambrogio Beccaria, Francesca Clapcich, Élodie Bonafous, Arnaud Boissières, Manuel Cousin et Corentin Horeau. Le plateau reste susceptible d’évoluer, mais il donne déjà le ton : cette Vendée Arctique sera un premier grand révélateur de la saison 2026. Pour certains, ce sera l’occasion de confirmer après une première expérience du Vendée Globe ou une montée en puissance sur le circuit IMOCA. Pour d’autres, ce sera un test grandeur nature, dans une course où l’on ne peut pas se cacher derrière un parcours trop prévisible. Le Grand Nord mettra tout le monde face aux mêmes questions : jusqu’où pousser, quand temporiser, où passer, et comment revenir vite sans casser.

Une course courte, mais très dense
Sur le papier, la distance annoncée est de 1 200 milles nautiques, soit environ 2 222 kilomètres, avec un parcours entre Les Sables d’Olonne, le cercle arctique et un retour en Vendée. Mais cette distance théorique ne dit pas tout. Selon les options choisies, les trajectoires pourraient varier fortement. La course pourrait donc se jouer autant sur la stratégie que sur la capacité à garder un rythme élevé dans des conditions instables. C’est justement ce qui rend cette édition intéressante. La Vendée Arctique 2026 ne sera pas une simple course de transition entre 2 Vendée Globe. Elle devrait devenir un vrai laboratoire sportif, une confrontation directe entre marins, bateaux, cellules météo et visions stratégiques. Avec un départ aux Sables d’Olonne, un village ouvert au public et un cap symbolique vers le cercle polaire, elle a tout pour installer un récit fort dès le début de l’été.

Le Grand Nord comme premier grand juge
La Vendée Arctique 2026 s’annonce comme une course nerveuse, lisible dans son principe, mais redoutable dans son exécution. Franchir le cercle polaire arctique, revenir aux Sables d’Olonne, le tout en solitaire, sans escale et sans assistance : la règle paraît limpide. La réalité, elle, sera beaucoup plus complexe. Dans cette montée vers les hautes latitudes, chaque choix pourra peser lourd. Avant le Vendée Globe 2028, les skippers auront donc rendez-vous avec un juge exigeant : le froid, la météo instable, la stratégie ouverte et cette part d’inconnu qui fait encore toute la force de la course au large.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.