SailGP à Halifax : les F50 retrouvent l’Atlantique pour un week-end sous haute tension

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le SailGP fait son retour à Halifax les 20 et 21 juin pour la 7e étape du Rolex SailGP Championship 2026. Dans le port canadien, les meilleurs équipages de la planète vont s’affronter sur des F50 capables d’atteindre 100 km/h, dans un rendez-vous déjà marqué par le retour très attendu de la Nouvelle-Zélande et les incertitudes autour de plusieurs bateaux endommagés à New York.

Le SailGP fait son retour à Halifax les 20 et 21 juin pour la 7e étape du Rolex SailGP Championship 2026. Dans le port canadien, les meilleurs équipages de la planète vont s’affronter sur des F50 capables d’atteindre 100 km/h, dans un rendez-vous déjà marqué par le retour très attendu de la Nouvelle-Zélande et les incertitudes autour de plusieurs bateaux endommagés à New York.

 

Halifax, un décor spectaculaire pour une étape charnière

Le Canada Sail Grand Prix retrouve Halifax Harbour pour une 2e édition qui s’annonce particulièrement intense. Plus de 12 000 spectateurs sont attendus sur les zones payantes pendant le week-end, tandis que des milliers de curieux devraient aussi rejoindre le front de mer pour suivre le spectacle depuis les quais. Il faut dire que Halifax offre l’un des plans d’eau les plus impressionnants du circuit. Entre houle atlantique, brises changeantes et public massé au plus près de l’action, cette étape canadienne promet une régate nerveuse, physique et souvent imprévisible. Le SailGP y trouve exactement ce qui fait sa force : des bateaux identiques, des vitesses extrêmes, des écarts infimes et une pression permanente sur les équipages.

À ce stade de la saison, chaque point commence à peser lourd. Le championnat entre dans une phase décisive et Halifax pourrait bien redistribuer une partie des cartes, entre les équipes en pleine confiance, les outsiders en quête de relance et les bateaux encore marqués par les incidents de la dernière étape. Les Bonds Flying Roos débarquent au Canada avec un statut très clair : l’Australie est aujourd’hui l’équipe à battre. Emmené par Tom Slingsby, l’équipage australien reste sur 3 victoires consécutives et possède 11 points d’avance sur Emirates GBR au classement général.

Cette domination ne repose pas seulement sur la vitesse pure. Depuis le début de saison, les Australiens impressionnent par leur régularité, leur sang-froid dans les départs serrés et leur capacité à éviter les erreurs coûteuses. Dans une flotte aussi dense, cette maîtrise fait souvent la différence.

À Halifax, les Flying Roos chercheront donc à prolonger leur série et à creuser encore l’écart en tête du Rolex SailGP Championship. Mais dans un plan d’eau aussi instable, rien n’est acquis. Une mauvaise lecture du vent, un départ manqué ou une pénalité peuvent rapidement transformer un week-end parfait en occasion manquée.

Le Canada veut briller devant son public

Pour le NorthStar SailGP Team, cette étape a forcément une saveur particulière. À domicile, devant un public canadien de plus en plus nombreux à suivre le circuit, l’équipage mené par Giles Scott aura une occasion rare de marquer les esprits.

Le Canada arrive aussi avec une dynamique intéressante après sa première finale de la saison à New York fin mai. Ce résultat a redonné de l’élan à une équipe qui cherche encore à s’installer durablement parmi les prétendants aux premières places. À Halifax, l’objectif sera clair : confirmer, et surtout enchaîner une 2e finale consécutive, ce que le Canada n’a plus réussi depuis mars 2025. La présence de Billy Gooderham, originaire d’Halifax, ajoute encore un peu plus de relief à ce rendez-vous. En tant que flight controller, son rôle sera essentiel pour maintenir le F50 dans sa plage de performance, surtout dans des conditions atlantiques capables de changer très vite. Devant le public local, le Canada aura plus qu’un résultat à défendre : une vraie occasion de faire grandir encore l’engouement autour de SailGP dans le pays.

 

Le retour très attendu des Black Foils

L’autre grande attraction du week-end sera le retour de la Nouvelle-Zélande. Les Black Foils n’ont plus pris le départ depuis 4 mois, après les dégâts subis par leur F50 lors d’un violent crash à Auckland. Leur retour à Halifax sera donc scruté de très près par toute la flotte.

Menée par Peter Burling, la formation néo-zélandaise reste l’une des références historiques du circuit. Présente lors des 2 dernières grandes finales, elle connaît parfaitement les exigences du SailGP et possède l’expérience nécessaire pour revenir rapidement dans le match. Reste à savoir dans quel état de rythme l’équipe abordera cette reprise. Après plusieurs mois sans compétition, la question n’est pas seulement technique. Il faudra retrouver les automatismes, la précision dans les manœuvres et l’agressivité nécessaire sur les départs. Si les Black Foils retrouvent vite leur niveau, leur retour pourrait immédiatement relancer la lutte en haut du classement.

 

Des réparations sous pression après le chaos de New York

L’étape d’Halifax arrive aussi quelques semaines après un incident spectaculaire à New York, où les F50 des États-Unis, de Red Bull Italy et de Mubadala Brazil ont été impliqués dans une collision à 3 bateaux. Les dégâts ont placé les équipes techniques de SailGP dans une véritable course contre la montre. Depuis, les réparations se poursuivent pour permettre à un maximum de bateaux d’être présents sur la ligne de départ au Canada. Mais l’incertitude reste réelle. La confirmation définitive des F50 capables de courir ne sera connue qu’au début du week-end de régate.

Cette situation ajoute une tension supplémentaire à une étape déjà très attendue. Dans un championnat où chaque absence peut coûter cher, les réparations ne concernent pas seulement la mécanique ou la logistique. Elles peuvent aussi peser directement sur le classement général, la dynamique des équipes et la suite de la saison.

 

Un week-end pour basculer dans une autre dimension

Entre la domination australienne, l’ambition canadienne, le retour néo-zélandais et les conséquences encore visibles de l’accident de New York, Halifax concentre tous les ingrédients d’un grand rendez-vous SailGP. Sur un plan d’eau exigeant, face à un public nombreux et dans une flotte où les écarts se jouent souvent à quelques mètres, cette 7e étape du Rolex SailGP Championship 2026 pourrait marquer un tournant. Les favoris devront confirmer, les poursuivants devront saisir leur chance, et les équipes en reconstruction n’auront pas le droit à l’erreur.

À Halifax, le spectacle ne tiendra pas seulement à la vitesse des F50. Il tiendra aussi à cette tension permanente qui fait du SailGP un championnat à part : un circuit où la moindre décision, prise à près de 100 km/h, peut changer tout un week-end.

 

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.