Navigation intelligente : bientôt un copilote numérique sur nos voiliers ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Calculer la route, surveiller l’horizon, gérer les batteries, anticiper une panne ou répondre à une question posée à voix haute : l’intelligence artificielle commence à réunir des fonctions jusqu’ici dispersées à bord. D’abord réservée aux yachts les plus sophistiqués, cette navigation intelligente pourrait rapidement gagner les voiliers de grande croisière. Elle ne fera pas disparaître le skipper, mais risque de transformer profondément son rôle.

Imaginez une navigation de nuit entre les Canaries et les Antilles. Le vent mollit, la mer reste désordonnée et le niveau des batteries baisse plus vite que prévu. Dans le cockpit, personne ne déroule une carte météo ni ne consulte successivement le pilote automatique, le gestionnaire d’énergie et les différents écrans du bord. Une voix annonce simplement : « La production solaire prévue demain sera insuffisante. Je recommande de différer le fonctionnement du dessalinisateur et de modifier le cap de quatre degrés pour réduire la consommation du pilote. » Le scénario peut encore sembler futuriste à bord d’un voilier de croisière ordinaire. Pourtant, presque toutes les briques technologiques nécessaires existent déjà. Les instruments communiquent entre eux, les routeurs calculent des trajectoires complexes, les systèmes électriques surveillent la production et la consommation, tandis que des caméras peuvent repérer certains objets sur l’eau.

La prochaine étape consistera à réunir toutes ces informations au sein d’un même système, capable de les analyser, de prévoir leurs conséquences et de proposer une décision. La véritable révolution ne sera donc peut-être pas l’arrivée d’un bateau entièrement autonome. Elle résidera plutôt dans l’apparition d’un copilote numérique, présent en permanence, jamais fatigué et capable de surveiller simultanément la météo, la route, les équipements et l’état énergétique du bord.

Au skipper, ensuite, de décider s’il doit lui faire confiance.

L’intelligence artificielle est déjà à bord

L’expression « intelligence artificielle » évoque volontiers une machine capable de réfléchir comme un être humain. À bord d’un bateau de plaisance, la réalité est plus discrète et beaucoup plus fragmentée. Un pilote automatique moderne adapte déjà son comportement aux mouvements du bateau. Un routeur météo compare différentes trajectoires selon le vent, les courants et les performances théoriques du voilier. Un gestionnaire de batteries mesure ce qui entre et ce qui sort du parc électrique. Des capteurs surveillent les moteurs, les réservoirs, les pompes ou la température de certains équipements.

Pris séparément, ces systèmes ne sont pas vraiment intelligents. Ils exécutent chacun une fonction précise. Le routeur ignore parfois que les batteries sont faibles. Le gestionnaire d’énergie ne sait pas nécessairement que le bateau doit traverser une zone sans vent. Quant au pilote automatique, il ne connaît ni la fatigue de l’équipage ni son envie d’éviter une nuit difficile au près. L’intelligence apparaît lorsque ces informations sont croisées.

Le système pourrait ainsi comprendre que la route la plus courte impose douze heures de navigation face à une mer inconfortable, une forte sollicitation du pilote et un recours probable au moteur pour produire de l’électricité. Il pourrait alors proposer une route plus longue de quinze milles, mais plus rapide en pratique, moins fatigante et moins énergivore. La machine ne chercherait plus seulement la meilleure trajectoire sur le papier. Elle chercherait la meilleure solution pour ce bateau, avec cet équipage, à cet instant précis.

Une route adaptée au bateau réel

Les plaisanciers utilisent depuis longtemps les fichiers météo numériques et les logiciels de routage. Ils savent aussi qu’une route affichée sur un écran n’est jamais un ordre. Le calcul repose sur des prévisions forcément imparfaites et sur les polaires du bateau, c’est-à-dire ses performances théoriques selon la force et l’angle du vent. Or un voilier chargé pour plusieurs mois de voyage, avec une carène imparfaite, des voiles fatiguées et une annexe sur les bossoirs, ne navigue pas toujours comme le modèle présenté lors de sa sortie de chantier.

Le skipper corrige instinctivement ces écarts. Il sait que sept nœuds annoncés deviennent parfois cinq nœuds dans une mer courte. Il sait aussi qu’une allure acceptable pendant deux heures peut devenir épuisante pendant toute une nuit. Une intelligence embarquée pourra apprendre progressivement le comportement réel du bateau. En analysant ses navigations passées, elle identifiera les situations dans lesquelles il ralentit, les angles auxquels le pilote consomme le plus ou les réglages qui offrent le meilleur compromis entre vitesse et confort. Le routage ne se contentera alors plus d’annoncer une heure d’arrivée. Il pourra comparer plusieurs scénarios : une route rapide mais inconfortable, une route plus prudente qui évite un front, ou encore une option permettant d’arriver de jour dans un mouillage difficile.

Cette manière de présenter les choix pourrait constituer un véritable progrès pour la grande croisière. Car au large, la meilleure route n’est pas toujours la plus courte. C’est souvent celle qui préserve le bateau et son équipage.

Quand le bateau organise son énergie

Sur les voiliers modernes, la gestion de l’énergie occupe une place de plus en plus importante. Pilote automatique, électronique, réfrigérateurs, communications par satellite, dessalinisateur, ordinateurs, pompes et appareils personnels font rapidement grimper la consommation. Pendant longtemps, le skipper surveillait un voltmètre et lançait le moteur lorsque la tension paraissait trop faible. Les installations actuelles permettent de connaître précisément la production, la consommation et l’état de charge des batteries.

L’intelligence artificielle ajoute une dimension essentielle : l’anticipation. En intégrant les prévisions d’ensoleillement, le vent attendu, le programme de navigation et les habitudes de consommation, le système peut prévoir une pénurie plusieurs heures, voire plusieurs jours à l’avance. Imaginons un catamaran en route vers les Açores. Le ciel doit rester couvert pendant deux jours. Le vent faiblira dans la nuit et le pilote consommera davantage dans la houle résiduelle. Le calculateur estime que le niveau des batteries deviendra préoccupant avant l’arrivée. Il peut alors recommander de différer la production d’eau douce, de limiter certains équipements ou de lancer le moteur pendant une période où son fonctionnement contribuera également à la propulsion. Il peut aussi profiter d’un moment de forte production solaire pour refroidir davantage les réfrigérateurs et réduire leur consommation pendant la nuit.

Cette gestion automatisée pourrait considérablement alléger la charge mentale des équipages. Elle ne devra pourtant jamais faire oublier la réalité matérielle de l’installation. Une cosse desserrée, une batterie qui chauffe ou un capteur défaillant ne se résument pas à une ligne de données sur un écran.

« Bateau, prépare l’arrivée »

La commande vocale sera probablement la partie la plus visible de cette évolution. Sur certaines grandes unités, il est déjà possible de contrôler oralement l’éclairage, la ventilation ou différents équipements de confort. Demain, un navigateur pourra demander : « Combien d’énergie avons-nous consommé cette nuit ? », « À quelle heure commence la renverse ? », « Quelle est la profondeur prévue dans le chenal ? » ou « Affiche la procédure de débrayage du pilote automatique. »

L’intérêt est évident. Lorsqu’il barre, manœuvre ou intervient dans un compartiment technique, le skipper n’a pas toujours une main disponible pour parcourir plusieurs menus. Une réponse vocale peut rendre l’information plus rapidement accessible. Mais il faudra distinguer la consultation d’une donnée de l’exécution d’un ordre.

Demander au système d’annoncer le niveau d’un réservoir n’a pas les mêmes conséquences que lui ordonner de lancer un moteur, de modifier le cap ou d’actionner un guindeau. Plus une fonction sera susceptible de provoquer un accident, plus elle devra être protégée par une confirmation ou par une commande physique. Le vent, les conversations dans le cockpit ou la présence d’enfants peuvent également provoquer une mauvaise interprétation. À bord, une erreur de reconnaissance vocale ne se contente pas de lancer la mauvaise musique. Elle peut déclencher une action dangereuse.

Les assistants vocaux progresseront donc probablement par étapes. Ils fourniront d’abord des informations, puis contrôleront les équipements de confort. Les manœuvres critiques resteront longtemps sous la responsabilité directe de l’équipage.

Une veille qui ne se fatigue jamais

La veille est l’une des tâches les plus éprouvantes lors d’une longue traversée. Une caméra équipée d’un système de reconnaissance peut observer en permanence, y compris de nuit, et attirer l’attention sur un petit bateau, un objet flottant ou une personne tombée à l’eau. Associée au radar, à la cartographie et aux informations transmises par les autres navires, cette vision artificielle peut améliorer la détection des dangers.

Mais la mer constitue un environnement difficile. Reflets, embruns, pluie, vagues, oiseaux et mouvements du bateau multiplient les risques de fausses alertes. Une caméra couverte de sel peut devenir presque aveugle. Un morceau de bois semi-immergé peut rester invisible, tandis qu’une vague brillante sera interprétée comme un obstacle. L’enjeu ne sera donc pas seulement de détecter. Il faudra savoir exprimer l’incertitude. Une alarme qui retentit sans cesse finit par être ignorée. Un bon système devra préciser la position du danger, son évolution, le temps restant avant un éventuel croisement et le degré de confiance accordé à l’identification.

La machine pourra surveiller sans fatigue. Elle ne remplacera pas pour autant une veille humaine attentive.

Le skipper deviendra un arbitre

Lorsque le bateau calcule sa route, surveille sa consommation et analyse l’horizon, que reste-t-il au skipper ? L’essentiel : choisir, vérifier et assumer.

Le chef de bord restera responsable de la sécurité du bateau et de l’équipage. Il devra comprendre les recommandations du système, identifier les incohérences et reprendre la main en cas de défaillance. Son rôle évoluera progressivement de l’exécution vers la supervision. Cette transformation comporte un risque majeur : l’obéissance automatique.

Lorsqu’une machine fournit une réponse précise, argumentée et présentée avec assurance, l’être humain a naturellement tendance à lui accorder du crédit. Le phénomène existe déjà avec le positionnement par satellite. Certains navigateurs suivent une trace affichée sans observer suffisamment la côte ni tenir compte des éventuelles erreurs de cartographie. L’intelligence artificielle pourrait renforcer cette dépendance. Plus la recommandation semblera complète, moins l’utilisateur aura envie de refaire le raisonnement.

Le skipper de demain devra donc apprendre à questionner son bateau : sur quelles données repose la proposition ? Certains capteurs sont-ils défaillants ? La prévision météo est-elle suffisamment fiable ? L’algorithme tient-il réellement compte de l’état de l’équipage ?

Plus intelligent, mais aussi plus vulnérable

Un bateau intelligent reste dépendant de son alimentation électrique, de ses capteurs et de son réseau informatique. Une seule information erronée peut fausser plusieurs décisions. Si la position est mauvaise, la route, les alarmes de collision et l’heure d’arrivée peuvent devenir incohérentes. Si le capteur de batterie transmet une valeur inexacte, le système peut limiter inutilement la consommation ou, au contraire, vider le parc électrique. Si la girouette se bloque, le pilote et le routeur risquent de travailler sur la même erreur. L’intelligence artificielle pourra comparer plusieurs sources et repérer certaines anomalies. Elle ne supprimera jamais la nécessité de conserver des systèmes indépendants et des solutions de secours.

Le skipper devra toujours savoir barrer sans pilote, interpréter la météo, gérer l’énergie manuellement et retrouver une position lorsque les principaux écrans deviennent inutilisables. Le paradoxe est évident : plus le bateau deviendra intelligent, plus son équipage devra être entraîné à naviguer sans cette intelligence.

La cybersécurité, nouvelle compétence nautique

Pour télécharger des prévisions, recevoir des mises à jour ou communiquer avec la terre, le bateau devra rester connecté. Chaque connexion créera une porte d’entrée potentielle. Un mot de passe insuffisant, une tablette infectée ou un logiciel mal mis à jour peuvent perturber le réseau du bord. Les données collectées peuvent également révéler la position du bateau, ses habitudes ou les périodes durant lesquelles il est inoccupé.

La cybersécurité deviendra donc progressivement une compétence de chef de bord. Il faudra protéger les accès, séparer les réseaux, contrôler les mises à jour et prévoir un fonctionnement local lorsque la connexion est perdue. Sur les yachts les plus sophistiqués, ces questions sont déjà prises très au sérieux. Elles finiront inévitablement par concerner la plaisance ordinaire, à mesure que les équipements connectés se multiplieront.

Une révolution bientôt accessible ?

Les premiers systèmes véritablement intégrés apparaîtront logiquement sur les grandes unités, où le budget et la complexité des installations justifient l’investissement. Mais l’électronique marine a toujours fini par descendre vers les bateaux de série. Le positionnement par satellite, les écrans multifonctions, l’identification automatique des navires ou les communications satellitaires ont longtemps été réservés aux professionnels et aux grandes unités. Ils équipent désormais de nombreux voiliers familiaux.

L’intelligence artificielle pourrait se diffuser encore plus rapidement, car une partie importante de sa valeur repose sur le logiciel. Un calculateur central pourra exploiter les données déjà présentes sur le réseau. La qualité de ces informations restera toutefois déterminante. Ajouter une intelligence artificielle à des capteurs imprécis ou mal entretenus reviendrait à embarquer un équipier extrêmement rapide, mais mal renseigné.

Savoir encore naviguer sans elle

L’IA pourra réduire la charge mentale, améliorer la veille, optimiser la consommation et détecter certaines anomalies avant qu’elles ne deviennent des pannes. Pour un solitaire ou un couple en grande croisière, cette assistance représentera un véritable gain de confort et parfois de sécurité. Elle ne rendra pourtant ni la mer prévisible ni le bateau infaillible.

Pour analyser une situation météo complexe, le navigateur devra continuer à s’appuyer sur une expertise spécialisée, notamment celle de METEO CONSULT Marine, puis confronter les prévisions aux observations réalisées à bord et aux capacités réelles de son bateau. Le skipper de demain devra ainsi posséder une double culture. Celle du marin, capable d’observer le ciel, de sentir son bateau et de naviguer avec peu de moyens. Et celle du superviseur, capable de contrôler des données, de comprendre les limites d’un algorithme et de reprendre la main.

La meilleure intelligence embarquée ne sera pas celle qui exigera une confiance aveugle. Ce sera celle qui expliquera ses recommandations, signalera ses incertitudes et acceptera d’être contredite. Car au large, la question essentielle ne sera peut-être pas de savoir jusqu’où le bateau peut naviguer seul.

Mais si son skipper sait encore naviguer sans lui.

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.