Du 26 septembre au 4 octobre, Saint-Tropez s’apprête à retrouver la forêt de mâts qui signe la fin de l’été. Plus de 250 bateaux, quelque 3 500 équipiers et trois flottes ; Modernes, Traditions et Maxis ; sont attendus à l’invitation de la Société Nautique pour participer à la 28e édition des Voiles de Saint-Tropez.

Pendant neuf jours, les régates vont se succéder dans le golfe tandis que, chaque soir, les quais du port réuniront des yachts que tout oppose en apparence : l’âge, la taille, les matériaux, les programmes. Tous partagent pourtant la même passion de la mer et la même exigence ; celle d’être menés au plus haut niveau.
Le retour très attendu des Classe J
Ils affichent des silhouettes parmi les plus saisissantes de l’histoire de la voile : longues étraves, ponts dégagés, gréements démesurés. Pas moins de trois Classe J sont annoncés cette année à Saint-Tropez : Hanuman, Rainbow et Svea. Conçus à l’origine pour l’America’s Cup, ces yachts conjuguent aujourd’hui lignes classiques, puissance et technologie de pointe.
À leurs côtés, Atlantic devrait à nouveau imposer ses 64,50 mètres dans le golfe. Réplique de la goélette à trois mâts qui établit en 1905 un record historique sur l’Atlantique nord, le voilier avait déjà marqué l’édition 2025. La présence simultanée de ces unités hors norme constituera l’une des images fortes de l’année — et un véritable défi logistique dans un port où les emplacements adaptés à leur tirant d’eau sont rares.

Quatre P Class pour le Trophée Rolex
Autre confrontation très attendue : celle des P Class. Pour le vingtième anniversaire du Trophée Rolex, le prix distinguera pour la première fois le meilleur de ces cotres auriques d’environ 16 mètres, dessinés au début du XXe siècle selon la jauge universelle de Nathanaël Herreshoff.
Joyant, dernier restauré dans le Maine, retrouvera Chips, Corinthian et Olympian. Quatre bateaux nés sur la côte Est des États-Unis, quatre lignes presque jumelles, mais des équipages bien décidés à faire la différence. Redoutables dans les petits airs comme dans la brise, ils devraient offrir l’un des duels les plus serrés de la semaine.

Plus de variété, moins de croisements
Sur l’eau, l’organisation poursuit un objectif clair : proposer des régates plus lisibles, plus intenses et mieux sécurisées. Des bouées géodynamiques supplémentaires permettront de multiplier les configurations et d’éviter les parcours en aller-retour, où les flottes se croisent. Les tracés ne seront communiqués que le matin, au plus près des conditions météo, et pourront être allongés pour préserver l’intérêt sportif.
Les départs des Maxis seront également déplacés à l’extérieur de leur parcours en baie de Pampelonne. Une évolution importante pour une flotte qui rassemble certaines des unités les plus rapides et les plus spectaculaires du plateau. Au terme de la semaine, les Modernes viseront le Trophée BMW, les Maxis le Trophée Edmond de Rothschild et les P Class le Trophée Rolex. Trois récompenses, trois histoires de la voile, réunies dans un même golfe.
vous recommande