La flotte de The Ocean Race Atlantic quittera New York mardi, avec quelques-uns des meilleurs marins au monde, prêts à relever un nouveau défi transatlantique.

La première édition de The Ocean Race Atlantic verra six équipes composées de deux hommes et deux femmes, plus un·e reporter embarqué·e, se mesurer de New York à Lorient.
Nouvelle heure de départ
La course de 3 000 milles nautiques jusqu'à Lorient débutera à 6h00 heure locale (10h00 UTC / 12h00 CEST) mercredi matin, depuis une ligne de départ virtuelle située à 145 milles au large, afin de réduire le risque de rencontre avec des mammifères marins et de la mégafaune fréquentant les zones côtières.
Les prévisions pour les premières heures de course mercredi matin sont encourageantes, avec des vents de nord-est de 12 à 15 nœuds attendus, après des conditions de vent plutôt légères sur le trajet entre le port de New York et la zone de départ au large.
De nouveaux bateaux, une course à grande vitesse
Lundi, les six skippers ont échangé avec la presse internationale à la veille du départ de New York. Tous ont fait part de leur impatience à en découdre sur le parcours. « Depuis le lancement de ce projet, il y a deux ans, nous avons consacré énormément d’énergie à sa préparation. Il est maintenant temps de voir comment le bateau se comporte et ce que nous sommes capables d’accomplir », explique Kojiro Shiraishi, skipper IMOCA, qui participe pour la première fois à une épreuve de The Ocean Race et s’aligne à bord d’un bateau flambant neuf pour DMG MORI. « Nous avons encore beaucoup de choses à découvrir sur ce nouveau bateau. Cette course représente donc un immense défi pour nous : il s’agit de le tester, de nous tester nous-mêmes, et de progresser en tant qu’équipe. Nous allons tout donner pour bien naviguer, apprendre le maximum et grandir ensemble. »
« C’est très excitant de courir à bord d’un bateau neuf que nous sommes encore en train de mettre au point », confie Boris Herrmann, skipper de Team Malizia, qui prendra lui aussi le départ avec un nouveau bateau. « C’est une grande inconnue. Nous ne savons pas encore comment nous allons nous situer face à nos concurrents, et notamment face à DMG MORI et son nouveau bateau. Ce sera donc particulièrement intéressant à découvrir. »
« Je suis impatient de me mesurer à ces marins et à ces équipes, et notamment aux deux nouveaux bateaux, car nous ne savons pas s’ils sont rapides, très rapides ou vraiment, vraiment rapides ! », lance Paul Meilhat, skipper de United by the Ocean et vainqueur, l’été dernier, de The Ocean Race Europe avec son bateau. « Je pense que ce sera un gros défi et une course passionnante avec tous ces bateaux très rapides. »
« Du départ jusqu’à l’arrivée, nous voulons pousser le bateau au maximum », explique Francesca Clapcich, skipper de 11th Hour Racing. « Quand les conditions sont bonnes, c’est extraordinaire de pouvoir pousser le bateau très fort, avec un équipage aussi bien préparé. C’est vraiment incroyable. Nous sommes assez confiants car notre bateau semble très fiable. Nous avons donc le sentiment de pouvoir le pousser en permanence. Je n’ai pas besoin de beaucoup de réglages : je suis plutôt du genre à dire “on y va !”, un seul mode : à fond ! Et nous verrons ce que cela donnera sur la ligne d’arrivée. »
« Nous avons un bateau très différent, plus ancien et non-foiler, ainsi que l’équipe la moins expérimentée. Cela me donne une responsabilité supplémentaire, car j’ai beaucoup moins l’occasion de me tourner vers un marin expérimenté pour demander un deuxième avis », souligne Conrad Colman, skipper de MSIG Europe. « Cela implique des responsabilités, mais aussi des opportunités et beaucoup de plaisir. C’est vraiment enthousiasmant d’accueillir de nouveaux marins à bord et de voir leurs yeux s’illuminer lorsqu’ils voient le bateau surfer sur une vague pour la première fois et ressentent l’accélération… C’est quelque chose de très spécial. J’espère surtout que nous sommes en train de construire quelque chose pour l’avenir, avec l’objectif de participer au tour du monde en janvier. Je suis donc porté par la passion de mon équipe et nous avons hâte de la partager avec tous au fil de cette course. »
« Nous avons passé un excellent moment aux États-Unis et à New York. J’adore cet endroit », confirme Oliver Heer, skipper d’Embrace the Challenge. « Mais il est temps de reprendre la mer et, avec les conditions plutôt sportives annoncées, nous avons vraiment hâte de nous élancer ! »
vous recommande