Palawan en mai : l’archipel philippin qui donne déjà un goût de grandes vacances
Palawan, l’autre visage des Philippines
Il y a des destinations que l’on associe immédiatement à une carte postale. Palawan en fait partie, mais l’île principale et ses centaines d’îlots ont bien plus à offrir qu’une succession de plages photogéniques. Ici, la mer structure tout : les déplacements, les excursions, les villages côtiers, les sorties en bangka et les grandes expéditions vers les récifs.
Située entre mer de Chine méridionale et mer de Sulu, Palawan attire autant les voyageurs en quête de paysages tropicaux que les plongeurs, les amateurs de kayak, les plaisanciers curieux et les amoureux de nature. La meilleure période pour en profiter s’étend globalement de la saison sèche, entre la fin novembre et mai, lorsque la mer est plus favorable aux sorties vers El Nido, Coron ou Puerto Princesa. En mai, l’atmosphère devient plus chaude, mais l’appel de l’eau prend justement tout son sens.
Tubbataha, le grand sanctuaire marin de Palawan
Au large de Puerto Princesa, le Tubbataha Reefs Natural Park reste l’un des trésors naturels les plus impressionnants des Philippines. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce parc marin protège près de 100 000 hectares au cœur de la mer de Sulu, avec des récifs, des lagons, des atolls et des tombants qui plongent parfois à plus de 100 m de profondeur. L’UNESCO y recense plus de 360 espèces de coraux et près de 700 espèces de poissons, ainsi que des requins, des tortues, des raies, des dauphins et des baleines.
Tubbataha ne se visite pas comme une plage ou une île accessible à la journée. Sa saison est courte, concentrée de mars à juin, lorsque les conditions de mer permettent aux bateaux de plongée de rejoindre le parc. Les séjours se font à bord de bateaux de croisière plongée, sans hébergement sur place, ce qui limite naturellement la fréquentation et renforce le caractère exceptionnel du site. Pour les plongeurs confirmés, c’est l’un des grands rendez vous de la planète corail, un lieu où la richesse sous marine se découvre dans un cadre strictement encadré.
El Nido, le grand théâtre marin de Bacuit
Plus au nord, El Nido concentre l’image la plus connue de Palawan. Les falaises de calcaire surgissent de l’eau, les lagons se glissent entre les parois, les plages apparaissent au détour d’un chenal, et les bangkas deviennent le meilleur moyen de comprendre le paysage. L’archipel de Bacuit se découvre surtout par la mer, avec des excursions d’île en île, du kayak dans les lagons, du snorkeling au dessus des récifs et des pauses sur des langues de sable presque irréelles.
El Nido reste très fréquenté en haute saison, mais l’endroit conserve sa force visuelle. Le spectacle tient à cette succession de reliefs abrupts, d’eaux claires et de passages étroits où la lumière change sans cesse. Les sorties en bateau restent organisées autour d’itinéraires réglementés, avec des frais environnementaux locaux et des conditions de mer qui peuvent modifier le programme. C’est aussi ce qui rappelle que Palawan n’est pas un décor figé, mais un territoire naturel à parcourir avec attention.
Coron et les îles Calamian, entre lagons et épaves
Au nord de Palawan, l’archipel des Calamian attire un autre public, souvent plus tourné vers la plongée et l’exploration. Coron est connu pour ses lacs d’eau claire, ses falaises sombres, ses lagons encaissés et ses épaves japonaises de la Seconde Guerre mondiale, devenues des sites de plongée réputés. Le paysage y est moins mondain qu’à El Nido, parfois plus brut, avec une sensation de bout du monde dès que l’on quitte les zones les plus fréquentées.
C’est une destination à envisager pour prolonger un voyage à Palawan sans répéter la même expérience. Les journées se construisent autour de sorties en bateau, de baignades dans des lacs entourés de parois rocheuses, de plongées sur épaves et de navigations courtes entre les îles. Coron donne une autre lecture de Palawan, plus minérale, plus mystérieuse, avec une dimension historique qui complète bien les grands décors de Bacuit.
Balabac, le sud encore sauvage
À l’extrémité sud de la province, Balabac gagne en notoriété, mais reste une aventure plus engagée. Ses bancs de sable, ses eaux très claires et ses îlots dispersés séduisent les voyageurs qui cherchent une version moins aménagée de Palawan. Le revers de cette beauté, c’est une logistique plus longue, des infrastructures plus limitées et une dépendance forte aux conditions météo.
Balabac ne s’aborde pas comme une excursion improvisée. Il faut accepter les trajets, le confort parfois sommaire et l’organisation plus rustique. En échange, le sud de Palawan offre encore cette impression rare de naviguer dans un archipel à taille humaine, loin des circuits les plus saturés.
Puerto Princesa, la porte d’entrée et sa rivière souterraine
Puerto Princesa est souvent le point d’arrivée à Palawan, mais la ville mérite plus qu’un simple passage. Son grand site naturel, le Puerto Princesa Subterranean River National Park, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Situé à environ 76 km au nord ouest de la ville, ce parc protège un paysage karstique spectaculaire, une rivière souterraine navigable, des grottes, des forêts anciennes et un écosystème qui relie la montagne à la mer.
L’excursion vers la rivière souterraine fait partie des grands classiques de Palawan, mais elle garde une vraie puissance lorsqu’elle est bien préparée. On y entre en bateau, dans une atmosphère de cathédrale naturelle, entre stalactites, parois sombres et silence humide. L’expérience tranche avec les lagons ouverts d’El Nido : ici, la mer n’est plus seulement un horizon, elle devient l’issue d’un monde souterrain.
Bien préparer son voyage à Palawan
Pour les voyageurs français, les Philippines restent accessibles sans visa préalable pour un séjour touristique jusqu’à 30 jours, sous réserve de respecter les conditions d’entrée, notamment le passeport et le billet de sortie. L’enregistrement eTravel doit être effectué gratuitement dans les 72 h précédant l’arrivée ou le départ.
Côté saison, Palawan se prête particulièrement bien à un voyage entre décembre et mai, avec une mer plus favorable aux sorties nautiques. La période de juin à octobre correspond davantage à la saison humide, avec des conditions parfois changeantes et des excursions en bateau susceptibles d’être modifiées. Pour Tubbataha, la fenêtre reste encore plus courte, car les croisières plongée se concentrent de mars à juin.
Palawan, une destination qui se mérite
Palawan n’est pas seulement une île paradisiaque. C’est un territoire maritime immense, parfois très organisé, parfois encore rudimentaire, où chaque secteur raconte une facette différente des Philippines. El Nido impressionne par ses falaises et ses lagons, Tubbataha fascine par la richesse de ses fonds, Coron attire les plongeurs et les curieux d’histoire, Balabac séduit les voyageurs patients, tandis que Puerto Princesa rappelle que la nature de Palawan ne se limite pas à la surface de l’eau.
En mai, alors que l’envie de vacances commence à se faire plus pressante, Palawan a tout d’une promesse lointaine : celle d’un voyage où l’on avance au rythme des bateaux, des marées, des lumières et des îles. Une destination spectaculaire, oui, mais surtout un archipel à découvrir avec respect, patience et vraie curiosité.
Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.





