No-kill : pourquoi un poisson qui repart en nageant n’est pas forcément sauvé

Pêche en mer
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Il donne un coup de queue, disparaît sous le bateau et le pêcheur range sa canne avec le sentiment du devoir accompli. Pourtant, ce poisson relâché vivant sera-t-il encore là demain ? Profondeur, température de l’eau, durée du combat, hameçon mal placé, exposition à l’air ou manipulations : derrière le no-kill se cache une mortalité différée largement invisible depuis le pont d’un bateau. Les recherches scientifiques permettent aujourd’hui de mieux comprendre les risques et, surtout, de remettre les poissons à l’eau dans de bien meilleures conditions.

Il donne un coup de queue, disparaît sous le bateau et le pêcheur range sa canne avec le sentiment du devoir accompli. Pourtant, ce poisson relâché vivant sera-t-il encore là demain ? Profondeur, température de l’eau, durée du combat, hameçon mal placé, exposition à l’air ou manipulations : derrière le no-kill se cache une mortalité différée largement invisible depuis le pont d’un bateau. Les recherches scientifiques permettent aujourd’hui de mieux comprendre les risques et, surtout, de remettre les poissons à l’eau dans de bien meilleures conditions.

© Adobe Stock - goodluz

La scène est devenue classique à bord des bateaux de pêche sportive. Après un joli combat, le poisson arrive le long du bord. Quelques secondes pour retirer l’hameçon, éventuellement une photographie pour immortaliser la prise, puis retour à l’eau. L’animal reste parfois immobile quelques instants avant de donner un puissant coup de queue et de disparaître dans le bleu. « Il est bien reparti », conclut alors l’équipage. C’est pourtant précisément à cet instant que nous perdons toute certitude sur son avenir. Pour les scientifiques qui étudient la mortalité après remise à l’eau, voir un poisson repartir en nageant ne constitue pas une preuve de survie. Certains peuvent mourir plusieurs minutes ou plusieurs heures après leur capture. D’autres survivent, mais traversent une période pendant laquelle leur état physiologique ou leurs capacités de nage sont suffisamment dégradés pour augmenter leur vulnérabilité aux prédateurs. À l’inverse, un grand nombre de poissons correctement relâchés survivent parfaitement. Toute la question consiste donc à comprendre ce qui fait basculer une remise à l’eau du bon ou du mauvais côté. Et ce n’est pas un sujet à prendre à la légère : en Europe, des études consacrées à la pêche récréative ont montré que, pour certaines espèces et dans certains pays, une proportion importante des prises est remise à l’eau. Même avec une mortalité de quelques pourcents seulement, le nombre de poissons concernés peut donc devenir significatif.

Le bar : 5 % de mortalité en moyenne ?

Le bar européen est probablement l’une des espèces marines pour lesquelles nous disposons des données les plus instructives. Une étude expérimentale ayant suivi pendant dix jours des bars capturés à la ligne a notamment montré à quel point il était dangereux de parler d’un unique « taux de survie du no-kill ». Dans cette expérience, aucune mortalité n’a été observée avec les leurres artificiels, tandis qu’elle atteignait près de 14 % avec des appâts naturels, notamment en raison d’hameçons avalés plus profondément, de blessures et de l’exposition à l’air. En intégrant différentes pratiques de pêche européennes, les chercheurs estimaient la mortalité moyenne après remise à l’eau autour de 5 %. Mais un autre chiffre est autrement plus problématique : lorsque l’hameçon était profondément engamé, la mortalité observée atteignait 76,5 % ! Et c’est là la première grande leçon du mal nommé « no-kill » : l’état du poisson compte davantage que le simple fait de le remettre vivant à l’eau. Un bar piqué proprement au bord de la gueule, ramené rapidement et décroché immédiatement n’a pas grand-chose à voir avec le même poisson ayant avalé un appât, saigné, subi un long combat puis passé plusieurs minutes sur le pont.

Un long combat n'est pas forcément un beau combat

Pour le pêcheur, le combat constitue évidemment une grande partie du plaisir. Pour le poisson, il s’agit d’un effort physique intense. Lorsqu’il se prolonge, différentes perturbations physiologiques apparaissent et le poisson arrive au bateau avec des réserves réduites pour encaisser la suite : sortie de l’eau, manipulation, décrochage puis récupération. Cela ne signifie pas qu’il faille remonter chaque prise comme avec un treuil. Mais rechercher volontairement des combats interminables avec des lignes extrêmement fines devient discutable lorsque l’objectif consiste ensuite à remettre le poisson à l’eau dans les meilleures conditions. Le problème peut être accentué lorsque l’eau est chaude. Les poissons sont des animaux ectothermes : leur fonctionnement physiologique dépend directement de la température de leur environnement. Parallèlement, une eau chaude contient moins d’oxygène dissous qu’une eau froide. Température élevée, effort intense et exposition à l’air peuvent alors additionner leurs effets. Un poisson que l’on aurait relâché sans difficulté dans une eau fraîche peut donc beaucoup moins bien supporter exactement le même combat et les mêmes manipulations au cœur de l’été.

Combien de temps peut-on garder un poisson hors de l’eau ?

Vingt secondes ? Trente secondes ? Une minute ? L’exposition à l’air est probablement l’un des paramètres ayant donné naissance au plus grand nombre de règles empiriques chez les pêcheurs. La réalité scientifique est plus complexe. Dans une expérience consacrée au bar européen, certains poissons présentant seulement des blessures mineures ont supporté plusieurs minutes d’exposition à l’air dans les conditions très particulières du protocole. Il serait néanmoins imprudent d’en déduire qu’un bar peut rester plusieurs minutes sur le pont sans conséquence. Car les facteurs se cumulent. Un poisson ayant combattu longtemps, manipulé à plusieurs reprises puis photographié sous un soleil estival ne se trouve évidemment pas dans les mêmes conditions qu'un poisson rapidement capturé et manipulé avec précaution. La meilleure règle est finalement la plus simple : réduire autant que possible le temps passé hors de l’eau. Lorsque le décrochage peut être réalisé poisson dans l’eau, autant le faire. Et si une photographie est souhaitée, appareil ou téléphone doivent être prêts avant de sortir la prise. Chercher son smartphone au fond de la cabine pendant que le poisson attend sur le pont est exactement ce qu’il faut éviter.

Le mucus n'est pas seulement ce qui rend le poisson glissant

La dorade royale illustre une autre difficulté. Nous disposons de moins de données sur sa mortalité après remise à l’eau que pour le bar, mais les travaux physiologiques montrent qu’une exposition à l’air provoque rapidement une augmentation de différents marqueurs du stress. Une distinction est ici essentielle : ne pas mourir immédiatement ne signifie pas sortir indemne d’une capture. Il faut également préserver le mucus qui recouvre le poisson. Cette couche protectrice n’est pas simplement cette substance glissante qui complique la photographie. Elle participe à la défense de l’animal contre les agressions extérieures. Poser un poisson sur un pont sec et brûlant, le maintenir avec un chiffon ou multiplier les manipulations n’est donc pas anodin. Mouiller ses mains avant de le toucher, utiliser une épuisette adaptée et elle-même humide, éviter de le faire tomber sur le pont et limiter les manipulations sont des gestes simples. Les gros poissons seront, autant que possible, soutenus horizontalement plutôt que suspendus par la mâchoire.

Parfois, mieux vaut abandonner l’hameçon

La position de l’hameçon est l’un des facteurs les plus déterminants pour la survie. Un poisson piqué superficiellement dans la mâchoire est généralement beaucoup moins traumatisé qu’un poisson ayant profondément engamé. Cela explique l’intérêt des hameçons circulaires pour certaines pêches aux appâts. Sans être une solution miracle applicable à toutes les espèces et toutes les techniques, ils favorisent souvent une prise au niveau de la gueule plutôt qu’au fond de l’appareil digestif. Les hameçons sans ardillon peuvent également présenter un intérêt en réduisant le temps nécessaire au décrochage et les lésions provoquées lors de leur extraction. Reste une situation familière à tous les pêcheurs : l’hameçon profondément avalé. L'instinct pousse souvent à vouloir récupérer coûte que coûte son matériel. Pourtant, quelques minutes passées à fouiller profondément pour extraire un hameçon peuvent provoquer des lésions autrement plus graves que de couper le bas de ligne au plus près. Quelques euros de matériel ne justifient pas toujours une véritable opération chirurgicale improvisée.

Le lieu jaune, cas d’école du no-kill en profondeur

Avec le lieu jaune, nous quittons en partie le domaine du stress pour entrer dans celui de la physique, ce qui change profondément la donne. Un poisson remonté rapidement de plusieurs dizaines de mètres subit une importante diminution de pression. Les gaz contenus dans son organisme se dilatent. C’est le barotraumatisme. Le poisson peut arriver en surface gonflé, désorienté et surtout incapable de replonger. Le remettre simplement par-dessus bord peut alors donner bonne conscience au pêcheur sans véritablement sauver le poisson. Vivant en surface, il peut être incapable de rejoindre la profondeur dont il vient. Une étude publiée en 2026 apporte justement des résultats particulièrement intéressants sur le lieu jaune. Des chercheurs ont comparé une remise à l’eau classique en surface avec une technique permettant de redescendre les poissons en profondeur afin de les recomprimer. Parmi les poissons concernés par l'expérience, 83 % de ceux remis en profondeur présentaient une réaction active de fuite, contre 56 % pour ceux relâchés en surface… Les observations réalisées sous l’eau ont également montré une récupération de certains réflexes en quelques minutes. Des poissons suivis ensuite par télémétrie acoustique se sont déplacés sur plusieurs dizaines de kilomètres et certains ont présenté une activité verticale pendant plusieurs mois. Cela ne signifie évidemment pas que tous les lieus capturés profondément peuvent être sauvés. La profondeur de capture et la taille du poisson influencent notamment les chances de récupération. Mais cette étude démontre quelque chose d’essentiel : la manière dont le poisson est remis à l’eau peut radicalement modifier ses chances.

Redescendre le poisson plutôt que le laisser flotter

Le principe des dispositifs de recompression est assez simple. Au lieu d'abandonner en surface un poisson incapable de replonger, celui-ci est redescendu grâce à un poids et à un système permettant de le libérer à une certaine profondeur. Plus le poisson descend, plus la pression augmente et plus les gaz se recompriment. Différents systèmes peuvent être utilisés, depuis une pince libérable jusqu’à un poids de descente ou une cage. Cette méthode remet également en question une pratique traditionnelle consistant à percer la vessie natatoire afin d’évacuer le gaz. Réalisée par quelqu’un qui maîtrise parfaitement l’anatomie de l’espèce, elle peut fonctionner. Mal exécutée, l’aiguille peut en revanche léser les organes internes. Lorsqu’elle est adaptée à l’espèce concernée, la recompression présente l’avantage de ne rien perforer…

La solution la plus efficace reste cependant préventive : lorsqu’une espèce supporte mal la décompression et que l’on sait qu’elle devra être relâchée, mieux vaut éviter de la rechercher volontairement à grande profondeur.

Le thon montre qu’un gros poisson peut très bien repartir

À l’autre extrémité du spectre, les travaux menés sur le thon rouge montrent qu’un combat spectaculaire n’entraîne pas nécessairement une mortalité importante. Une étude utilisant des balises satellites sur 59 thons rouges capturés à la ligne avait constaté deux mortalités, soit 3,4 % des poissons suivis, les différentes hypothèses retenues par les chercheurs conduisant à une estimation pouvant atteindre environ 5,6 %. Les combats avaient pourtant duré entre 6 et 79 minutes. Mais les conditions étaient très encadrées : utilisation d’hameçons circulaires, poissons généralement piqués à la mâchoire et remise à l’eau sans les hisser sur le bateau. Une nouvelle fois, il faut donc se méfier des règles universelles. Trente minutes de combat n’ont pas les mêmes conséquences sur toutes les espèces, et la manière dont le poisson est traité une fois arrivé au bateau joue un rôle considérable.

Le meilleur no-kill commence avant même la touche

Il faut nuancer une habitude particulièrement répandue : celle qui consiste à « réanimer » vigoureusement un poisson en lui faisant effectuer des mouvements de va-et-vient. Le faire reculer force l’eau à circuler sur ses branchies d’une manière qui n’est pas naturelle. Mieux vaut généralement maintenir le poisson correctement orienté dans une eau oxygénée et attendre qu’il retrouve son équilibre et cherche lui-même à partir. Le no-kill n’est ni une garantie absolue de survie ni une pratique dépourvue d'intérêt. Son efficacité dépend énormément de la manière dont il est pratiqué. <Et c’est là que les recherches ont le plus à nous apprendre :une grande partie des facteurs de risque se trouvent précisément entre les mains du pêcheur et du matériel utilisé, de la durée du combat, du choix de l’hameçon et des manipulations, exposition à l’air, profondeur recherchée et technique de remise à l’eau…

Lorsque le poisson donne finalement ce puissant coup de queue et disparaît sous la coque, personne ne pourra affirmer avec une certitude absolue qu’il survivra. Mais en adaptant quelques gestes à l’espèce, à la température et à la profondeur, le pêcheur peut sérieusement mettre les chances de son côté. Et c’est finalement ce que nous souhaitons tous quand on pratique le « no kill ».

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.