Búzios et Florianópolis : les conseils pour partir sur la côte brésilienne en octobre

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Búzios et Florianópolis racontent deux Brésils maritimes. La première déroule ses criques à moins de trois heures de route de Rio de Janeiro ; la seconde, 1 200 kilomètres plus au sud, mêle spots de surf, villages açoriens et lagunes. En octobre, au cœur du printemps austral, les deux destinations profitent d'une douceur agréable, d'alizés bien établis et d'une fréquentation encore loin des foules de l'été. Les réunir dans un même voyage permet de mesurer toute la diversité du littoral brésilien, à condition de prévoir de vraies étapes plutôt qu'une simple succession de plages.

Pourquoi combiner Búzios et Florianópolis dans un même voyage au Brésil ?

Parce que ces deux escales offrent deux visages opposés de la côte brésilienne en un seul itinéraire. Búzios appartient à l'État de Rio de Janeiro et se rejoint par la route depuis la capitale carioca. Florianópolis est la capitale de Santa Catarina ; une grande partie de la ville occupe l'île de Santa Catarina, reliée au continent par des ponts. Les deux étapes ne forment donc pas une boucle de proximité, mais un parcours cohérent pour comparer une péninsule tropicale élégante et une île-région plus sauvage.

Il faut compter au moins quatre nuits dans chaque destination. Búzios se découvre facilement à pied dans son centre, en bateau le long de la péninsule et par de courts trajets vers les plages. À Florianópolis, très étendue, une voiture devient presque indispensable pour passer d'un secteur à l'autre.

 

 

Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

Quelles sont les plus belles plages de Búzios, et comment les choisir ?

Búzios compte une vingtaine de plages aux ambiances très différentes, et le secret consiste à les regrouper par secteur. João Fernandes séduit par son eau claire et ses fonds parfaits pour le snorkeling, mais sa bande de sable étroite se remplit vite. Azeda et Azedinha offrent un cadre plus intime, accessible à pied ou en bateau-taxi. Geribá, ouverte sur l'océan, attire les surfeurs, tandis que Ferradura dessine une baie abritée idéale pour le kayak et le paddle. Côté glisse, Rasa et Manguinhos profitent du vent de nord-est, régulier au printemps, qui fait le bonheur des kitesurfeurs et des véliplanchistes.

Le matin favorise les criques populaires avant l'affluence ; la fin d'après-midi appartient aux promontoires et à l'Orla Bardot. Pour une sortie en bateau, on privilégie un opérateur déclaré et l'on vérifie le matériel de sécurité : une eau visuellement calme n'exclut jamais le courant.

Que reste-t-il du village de pêcheurs derrière l'image chic de Búzios ?

Bien plus qu'on ne l'imagine. La célébrité de Búzios s'est envolée après le séjour de Brigitte Bardot dans les années 1960, mais la péninsule conserve des traces plus anciennes. À Armação, les barques colorées, l'église de Sant'Ana et le front de mer rappellent la pêche et l'ancienne chasse à la baleine. La promenade de l'Orla Bardot, avec sa célèbre statue de l'actrice, mène vers la Rua das Pedras, devenue le cœur commerçant et nocturne de la ville.

Ce Búzios-là se découvre mieux lorsque la chaleur retombe. Derrière les restaurants sophistiqués, plusieurs adresses restent fidèles au poisson du jour et aux fruits de mer. Pour dépasser l'image de carte postale, il vaut la peine de s'éloigner du centre et d'observer les contrastes entre villas, quartiers habités à l'année et espaces naturels de la péninsule.

 

Búzios
Búzios © AdobeStock - Fred Pinheiro

 

Où loger à Florianópolis, une ville partagée entre île et continent ?

Le choix du quartier conditionne tout le séjour. « Floripa » n'est pas une station compacte : plages, lagunes et quartiers historiques sont dispersés sur une île longue d'environ 54 kilomètres. Le centre conserve le marché public, la place XV de Novembro et les traces de l'ancienne ville portuaire, mais l'essentiel du voyage se joue ailleurs.

Lagoa da Conceição constitue une base vivante pour rayonner vers l'est, pratiquer la voile ou le kitesurf sur la lagune et rejoindre Praia Mole et Joaquina. Au nord, Santo Antônio de Lisboa conserve un charme açorien intact. Au sud, Ribeirão da Ilha prolonge cette histoire dans un paysage de fermes ostréicoles, puisque Florianópolis est la capitale brésilienne de l'huître. Choisir son hébergement en fonction de ses activités évite de perdre des heures dans les embouteillages.

Quelles plages de Florianópolis découvrir pour le surf, la baignade ou la randonnée ?

Chaque côte de l'île a sa personnalité. Joaquina et Praia Mole incarnent la façade océanique : houle, dunes et culture surf. Campeche ajoute un vaste ruban de sable et, lorsque la mer le permet, des traversées vers l'île de Campeche, réputée pour ses eaux claires et ses gravures rupestres protégées. Au nord, Daniela et certaines anses de Jurerê offrent une mer souvent plus calme, idéale pour la baignade en famille.

Le sud réserve une expérience plus sauvage autour de Lagoinha do Leste, accessible à pied ou en bateau selon la météo. Ce n'est pas une excursion à prendre à la légère : sentier exposé, chaleur et absence de services imposent préparation et réserves d'eau. Les plaisanciers, eux, tiennent compte de la houle atlantique et des bascules rapides du vent autour des caps.

 

Florianópolis
Florianópolis © AdobeStock - cazangijr

 

Pourquoi partir à Búzios et Florianópolis en octobre ?

Octobre offre un équilibre rare entre douceur, nature et tranquillité. Le printemps austral installe des journées lumineuses, les prix restent plus raisonnables qu'en décembre ou en janvier et les plages respirent encore. C'est aussi la fin de la saison des baleines franches australes sur la côte de Santa Catarina : de juillet à novembre, elles viennent mettre bas dans les baies au sud de Florianópolis, notamment autour de Garopaba et d'Imbituba, où l'observation depuis la côte reste possible en octobre.

Quel temps fait-il à Búzios et Florianópolis en octobre ?

À Búzios, octobre rime avec un printemps déjà doux. Les maximales tournent autour de 25 °C et les nuits restent tempérées, vers 19 °C. Les averses deviennent plus fréquentes à l'approche de l'été austral, mais restent généralement brèves. Surprise pour beaucoup de voyageurs : l'eau dépasse rarement 22 °C, car les remontées d'eaux profondes de la région de Cabo Frio rafraîchissent la mer. Une journée chaude ne garantit donc pas une baignade tropicale.

À Florianópolis, le printemps est plus changeant. Les températures oscillent en moyenne entre 18 et 25 °C, avec environ 150 millimètres de pluie sur le mois. Le passage des fronts froids amène parfois le « vento sul », un vent de sud qui forcit en quelques heures, rafraîchit l'air et lève la mer. L'eau avoisine les 21 °C. Une veste légère et imperméable est aussi utile que le maillot, et les sorties vers les îles restent dépendantes des conditions du jour.

 

Florianópolis
Florianópolis © AdobeStock - Nexa

 

Comment se rendre à Búzios et Florianópolis : vols, transports et formalités

Le voyage débute généralement à Rio de Janeiro, rejoint en vol direct depuis Paris en un peu moins de douze heures. Búzios se trouve ensuite à environ 170 kilomètres, soit deux heures et demie à trois heures de route en transfert, en bus ou en voiture de location. Pour gagner Florianópolis, un vol intérieur d'environ une heure et demie depuis Rio reste la solution la plus efficace ; sur place, louer une voiture permet de profiter pleinement de l'île.

Pour les ressortissants français, un séjour touristique jusqu'à 90 jours sur une période de 180 jours ne nécessite pas de visa. Il faut toutefois un passeport valide, idéalement six mois après la date de retour, et un billet de sortie du territoire peut être demandé. Ces conditions sont à vérifier sur le site du ministère des Affaires étrangères avant le départ. La monnaie locale est le réal brésilien, et la carte bancaire est largement acceptée.

Sur place, mieux vaut utiliser des transports identifiés, éviter d'exhiber téléphone et bijoux et retirer de l'argent dans des lieux sûrs. La conduite demande de la prudence, surtout la nuit et sous forte pluie : à Florianópolis, la circulation ralentit fortement aux heures de pointe, et à Búzios, stationner près du centre relève du défi. Pour les sorties en mer, les excursions et les randonnées, une assurance voyage adaptée et des opérateurs reconnus restent les meilleurs garde-fous.

Búzios ou Florianópolis : laquelle choisir si l'on manque de temps ?

Tout dépend du voyage recherché. Búzios convient à un séjour court associé à Rio : la péninsule est facile à appréhender, les criques proches et la vie nocturne concentrée. Florianópolis demande davantage de temps, mais récompense par une variété supérieure : surf, lagunes, villages açoriens, gastronomie de l'huître, longues plages et sentiers côtiers. La première évoque une escapade balnéaire élégante ; la seconde, une véritable île-région.

Les réunir permet toutefois de dépasser les clichés sur les plages brésiliennes. D'une baie abritée de Búzios aux vagues de Joaquina, la mer devient tour à tour promenade, terrain de sport, route vers une île protégée et garde-manger des communautés littorales. C'est cette diversité qui justifie le voyage.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.