La région des Lacs en Finlande en automne : l’échappée nature par excellence

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Autour de Saimaa, Päijänne et des milliers de lacs reliés par des détroits et des canaux, la Finlande intérieure offre en octobre une parenthèse de forêts rousses, de saunas et de silence. La saison demande toutefois de renoncer au programme estival et de préparer le froid comme la navigation.

Un territoire d’eau douce qui ne tient pas dans une seule destination

La région des Lacs couvre une large partie du centre et de l’est de la Finlande. Savonlinna, Mikkeli, Kuopio, Jyväskylä et Lappeenranta servent de portes d’entrée, mais aucune ville ne résume à elle seule cet ensemble. Le lac Saimaa forme un dédale d’îles et de chenaux ; Päijänne s’étire comme une mer intérieure ; les reliefs de Koli dominent le lac Pielinen. Pour un premier voyage, il faut choisir une base et rayonner plutôt que multiplier les changements d’hébergement. Le train relie efficacement Helsinki aux principales villes, puis une voiture devient utile pour rejoindre les cottages et les parcs. Cette organisation convient autant aux randonneurs qu’aux voyageurs attirés par les paysages lacustres. Les plaisanciers y trouvent un réseau remarquable, mais dont la saison opérationnelle se réduit nettement en octobre.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

Saimaa associe château, canaux et nature protégée

Savonlinna est la base la plus évidente pour comprendre le rapport entre villes et lacs. Le château d’Olavinlinna occupe un îlot au milieu d’un courant et rappelle l’importance stratégique des voies d’eau. Plus au nord, les parcs nationaux de Linnansaari et Kolovesi protègent des îles, des falaises et l’habitat du phoque annelé de Saimaa. En automne, les croisières et locations saisonnières deviennent rares ; les horaires doivent être vérifiés avant le déplacement. On peut toutefois suivre les rives, emprunter les sentiers et observer les canaux depuis la terre. La faune exige de la distance et du silence, en particulier près des zones protégées. Un voyage réussi ne repose pas sur la promesse d’apercevoir un phoque, mais sur la compréhension d’un milieu fragile où la circulation motorisée est réglementée dans certains secteurs.

Koli offre le grand panorama finlandais sur le lac Pielinen

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Le parc national de Koli rassemble l’un des paysages les plus représentés de Finlande. Depuis Ukko-Koli, les collines boisées descendent vers les îles du lac Pielinen. L’accès au point de vue est relativement court, mais les rochers deviennent glissants avec la pluie, les feuilles ou les premières gelées. En octobre, les couleurs peuvent être encore présentes au début du mois, puis les arbres se dégarnissent rapidement. Le brouillard, loin de gâcher systématiquement la visite, révèle la succession des reliefs et l’immensité du lac. Plusieurs itinéraires permettent d’allonger la marche, à condition de tenir compte de la nuit plus précoce. Les visiteurs doivent rester sur les sentiers, protéger la végétation sensible des sommets et se renseigner sur les conditions du parc avant de partir.

À Päijänne et Pulkkilanharju, la route traverse littéralement les lacs

Le parc national de Päijänne protège des îles et des eaux claires accessibles surtout par bateau pendant la belle saison. À proximité, l’esker de Pulkkilanharju relie des îles par une route étroite et plusieurs ponts. Le trajet permet de saisir la géographie sans embarquer, avec des arrêts sur des sentiers et des points de vue. Le canal de Vääksy rappelle quant à lui le rôle des voies navigables dans les échanges régionaux. En octobre, les services touristiques diminuent, mais les paysages gagnent en calme. Il faut conduire prudemment, surtout à l’aube et au crépuscule lorsque les animaux se déplacent et que la chaussée peut geler. Les promenades sur les rives demandent des chaussures étanches. Les pontons, souvent humides, deviennent glissants et ne doivent pas être confondus avec des sentiers publics.

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Octobre fait basculer la région vers la saison froide

Le climat varie selon la latitude et l’avancement du mois, mais octobre apporte des températures fraîches, des pluies, du vent et parfois les premières chutes de neige. Les journées raccourcissent rapidement. Une veste imperméable, des sous-couches chaudes, un bonnet et des chaussures qui gardent les pieds au sec sont indispensables. Les couleurs d’automne atteignent leur maximum plus tôt dans le nord et peuvent déjà être passées dans certaines zones. Il ne faut pas promettre un paysage rouge et or à date fixe. La météo influence aussi la route : gel matinal, feuilles mouillées et visibilité réduite imposent une conduite prudente. Le programme doit associer activités extérieures et solutions abritées, comme les musées, les marchés couverts ou le sauna. Cette souplesse rend la saison agréable plutôt que subie.

Navigation et pêche : quelles restrictions dans les espaces naturels ?

Le droit finlandais d’accès à la nature autorise de nombreuses activités, mais il ne permet pas de tout faire partout. Les jardins, cultures, zones protégées et sites où l’on risque de déranger les habitants ou la faune restent exclus. Faire du feu exige une autorisation et peut être interdit en période de risque. La pêche à la ligne simple bénéficie de règles particulières, tandis que d’autres techniques nécessitent des permis et le paiement de redevances. Les plaisanciers doivent disposer d’un équipement adapté à l’eau froide, consulter les avis locaux et vérifier l’ouverture des services portuaires, des écluses et des stations de carburant. En octobre, partir seul sur un lac immense avec un petit bateau de location est une mauvaise idée sans expérience. Le kayak encadré ou la promenade depuis la rive offrent des alternatives plus sûres.

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Construire un itinéraire réaliste entre train, voiture et hébergement isolé

Depuis Helsinki, le train permet de rejoindre plusieurs portes d’entrée en quelques heures. Un itinéraire d’une semaine peut associer Savonlinna et Saimaa, ou Jyväskylä et Päijänne, sans tenter de couvrir toute la région. Koli demande davantage de route et mérite au moins deux nuits. Les hébergements isolés doivent être réservés avec une adresse précise, car un même nom de lac peut désigner un territoire très étendu. Le paiement par carte est courant, mais une batterie externe, des cartes hors ligne et quelques provisions évitent les difficultés. La Finlande appartient à l’Union européenne et à l’espace Schengen ; les voyageurs français doivent néanmoins conserver un document d’identité valide. Une assurance couvrant les activités prévues et la conduite sur route froide complète utilement la préparation.

La saison du silence révèle une autre région des Lacs

L’été transforme les lacs en terrains de baignade, de voile et de longues soirées. Octobre raconte autre chose. Les marinas se vident, la forêt change de couleur puis se dépouille, et la lumière donne aux étendues d’eau une profondeur presque maritime. Cette période convient aux voyageurs qui acceptent de réduire la distance parcourue et d’augmenter le temps passé au même endroit. Elle reste également intéressante pour les plaisanciers expérimentés, mais seulement avec un bateau, des services et une météo réellement adaptés. Pour tous les autres, les ferries locaux encore actifs, les ponts, les canaux et les sentiers suffisent à garder l’eau au centre du voyage. La région des Lacs devient alors une échappée nature au sens précis : un séjour où le calme résulte de la saison autant que du paysage.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.