L'impact environnemental des fuites d'eau contaminée récemment mises au jour à la centrale japonaise de Fukushima reste marginal par rapport à la radioactivité totale émise en 2011 lors de l'accident, estime Jérôme Joly, directeur général adjoint de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
"Au printemps 2011, on a eu des rejets massifs, aussi bien aériens que marins, explique Jérôme Joly. Ces rejets massifs sont terminés, mais on sait depuis le début que des rejets diffus existent toujours, notamment en raison de l'eau qu'on continue à injecter dans les réacteurs pour les refroidir (...). On ne voit rien de nouveau aujourd'hui sur les mesures environnementales, que ce soit l'eau de mer, les sédiments ou les poissons. Je pense que c'est de second ordre. Le Japon à cet endroit bénéficie de deux courants qui longent la côte et qui partent plein est dans le Pacifique, avec un effet de dilution très important. On est parti sur une contamination qui va durer dans le temps, c'est évident, mais la source dont on parle (les fuites d'eau radioactives, ndlr) ne change pas la physionomie du problème."