Dans la nuit du 15 au 16 janvier 2026, le bateau de pêche s’est immobilisé sur le sable entre Les Présidents et Tanchet. Les sept marins à bord ont été rapidement secourus et hélitreuillés sans blessure, mais le navire, hors de contrôle, ne pouvait être renfloué. Face à cet échouement, une opération de sécurisation d’ampleur a été lancée. L’assurance de l’armateur a mandaté une entreprise spécialisée pour procéder au démantèlement du Santa Anna Maria morceau par morceau, la seule solution viable pour évacuer l’épave sans aggraver les risques environnementaux ou entraver davantage le littoral. Les travaux ont débuté dès le 28 janvier, avec des équipes mobilisées jour et nuit à chaque marée basse, dans une véritable course contre les éléments et l’arrivée de forts coefficients qui pourraient compliquer l’opération.
Sécurité, environnement et enjeux locaux
La municipalité sablaise et les services de l’État supervisent le dispositif de démantèlement pour garantir la sécurité des promeneurs, la protection du littoral et l’absence de pollution. Un barrage antipollution a été installé autour de l’épave, et des procédures strictes encadrent la découpe, l’évacuation et le recyclage des éléments du navire. Cette opération n’est pas seulement logistique : elle impacte directement la vie balnéaire locale en rendant inaccessible une partie des plages les plus fréquentées de la côte vendéenne. Outre la fermeture des zones à la baignade, les activités nautiques restent interdites tant que le chantier n’est pas achevé.
Une intervention spectaculaire à hauteur d’océan
Aux abords de la mer, les Sables-d’Olonne vivent ces jours-ci au rythme des marées et de la machinerie lourde qui taille le navire échoué en sections transportables. Pour les riverains comme pour les visiteurs, la scène rappelle l’imprévu des forces marines et l’ingéniosité nécessaire pour préserver un littoral vivant. Tandis que la ville s’efforce d’anticiper le retour à la normale, les opérations de démantèlement du Santa Anna Maria se poursuivent, avec l’objectif que la Grande Plage retrouve son état naturel le plus rapidement possible — un signal fort que même face aux imprévus, les Sables-d’Olonne restent un trait d’union vivant entre l’océan et la vie citadine.
vous recommande