
Premier rendez-vous en solitaire de la saison sur le circuit Figaro, la Solo Guy Cotten a donné le ton à Concarneau. Au terme de deux journées de parcours côtiers et d’une grande course de 240 milles ventée et rythmée, les skippers Macif ont signé une belle entrée en matière : Hugo Dhallenne monte sur la troisième marche du podium tandis que Chloé Le Bars prend la 19e place d’un plateau particulièrement relevé. Les deux skippers Macif démarrent la saison en plein confiance.
Un premier test musclé pour ouvrir la saison
À Concarneau, la Solo Guy Cotten marque traditionnellement le coup d’envoi de la saison Figaro. Une épreuve coefficient 2 qui ne laisse pas de place à l’observation : deux jours de parcours inshore pour se jauger, puis une grande course au large : 240 milles entre l’Occidentale de Sein, un waypoint Guy Cotten dans le golfe de Gascogne, le contournement de Groix, puis retour vers Concarneau. Un format complet, et un plateau dense mêlant “jeunes talents” et “vieux briscards très expérimentés” du circuit. « Le plateau de coureurs est intéressant : les anciens retrouvent leurs marques et les plus jeunes ont toujours aussi faim. On s’amuse bien sur l’eau ! », sourit Hugo Dhallenne.
Dans ce contexte, le skipper Macif 2025 s’est rapidement installé aux avant-postes. Quatrième de la première manche, deuxième de la suivante, il a ensuite assuré une solide sixième place sur la grande course pour décrocher la troisième marche du podium au classement général final. « C’est de bon augure. Cela montre que le travail paie et que le bateau fonctionne bien. » confie Hugo. Sur l’eau, les conditions n’ont rien offert de gratuit. Vent tonique, mer formée, et un long bord de portant où il a fallu rester concentré toute la nuit. « C’était long et intense. Avec du vent et de la mer, on n’a pas pu lâcher la barre pour rester rapide. Il fallait être beaucoup sur les réglages, récupérer sur quelques toutes petites siestes, mais surtout passer du temps à la barre. » poursuit le Malouin, plutôt satisfait : « Les premiers jours se sont très bien passés, je m’en suis bien sorti sur les parcours inshore. Sur la grande course, j’ai longtemps joué devant, même si j’ai perdu quelques places à Groix sur des manœuvres. Mais dans l’ensemble, je suis content de ce que j’ai fait. Il me faut maintenant apprendre à naviguer en leader de flotte. Ce sont des choses à travailler pour la suite. »
Une course pour se roder… et continuer à progresser
Pour Chloé Le Bars, cette Solo Guy Cotten avait aussi un goût particulier : celui des retrouvailles avec la compétition… avec un nouveau bateau. La navigatrice de 28 ans découvre cette saison son Figaro Macif et a profité de cette première épreuve pour accumuler les repères. Après une 29e place sur la première manche et une 16e sur la deuxième, elle termine 19e de la grande course et 19e au général. Un résultat construit dans l’intensité. « Je suis bien fatiguée, je me suis pas mal donnée sur cette grande course. Je n’ai quasiment pas dormi : dix minutes maximum sur toute la course. » raconte Chloé à son arrivée au ponton.
Mais l’essentiel est ailleurs pour la navigatrice, qui retient avant tout les sensations retrouvées et le potentiel du bateau. « J’étais très contente de revenir cette année avec un nouveau bateau : mon Figaro Macif est tout beau, tout propre. J’ai passé une super semaine avec lui. J’ai eu l’occasion de tester plein de réglages, le bateau allait vite, c’était vraiment chouette. » sourit Chloé. Et l’épreuve, mêlant parcours côtiers et large, a permis un terrain de jeu complet. « Le parcours offshore, c’est quand même ce que je préfère. Mais le mélange avec les parcours côtiers, c’est un combo parfait. »
Au moment de tirer les premiers enseignements, les skippers Macif regardent déjà vers la suite. Hugo savoure une entame prometteuse tandis que Chloé repart avec une liste de points à travailler et de nombreux signaux positifs. La saison Figaro est lancée. Prochain rendez-vous pour les skippers Macif : le Trophée Laura Vergne (28 mars-1er avril), avant d’enchaîner avec le Trophée BPGO (15-25 avril). Une nouvelle étape… cette fois en double.
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