
C’est déjà le lancement de la saison Class40. Après le chantier d’hiver et les entrainements du début de printemps, Fabien Delahaye retrouve le chemin de la compétition avec le coup d’envoi cet après-midi, à 14h, de la Trin 40. La course, dernière-née du circuit, va mener la flotte sur un parcours d’un peu moins de 1 000 milles pour environ cinq jours de course. « On part de La Trinité-sur-Mer. Nous allons chercher le phare des Grands Cardinaux à côté d’Hoedic, on fait le tour, puis on passe à l’extérieur de Belle-Île qu’on laisse à droite, pour remonter vers la pointe ouest Bretagne, au large d’Ouessant. Ensuite, on va en Angleterre, dans la baie de Plymouth, chercher une bouée qui s’appelle Hand Deeps. Après, on fait de l’ouest pour aller à la pointe de l’Angleterre chercher un phare qui s’appelle Wolf Rock, qui n’est pas très loin dans l’ouest. Et ensuite, on retraverse plein sud pour aller chercher une marque virtuelle située au milieu du golfe de Gascogne. Puis on fait de l’est vers un autre point à laisser à gauche, avant de remonter vers La Trinité » décrit le skipper de la Legallais Team Voile.
À la barre de LEGALLAIS, Fabien va faire face à une horde de concurrents aussi impatients que lui d’en découdre en solitaire. Ils sont 30 bateaux à s’élancer sur cette Trin 40. La météo s’annonce instable pour l’instant mais les coureurs ont la certitude d’être contraints de partir dans du tout petit temps. S’extraire de la baie de Quiberon va demander de la patience et un esprit frais avant de pouvoir accrocher les effets d’un petit centre dépressionnaire en Manche. Pour le Normand, l’objectif est clair : se préparer au mieux au grand rendez-vous de fin d’année, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « Pour moi, cette course est clairement une étape vers le Rhum. L’objectif, c’est de revenir avec beaucoup de réponses. Même si je commence à bien connaître ce bateau en solitaire après la Transat CIC en 2024 et le retour de Des Sables – Horta l’année dernière. C’est la première fois de l’année où je vais me retrouver vraiment tout seul à bord. Jusqu’à maintenant, même en entraînement solitaire, c'était du faux-solo. Ça va être une prise de repères pour démarrer la saison : voir ce qui marche, ce qui ne marche pas dans le fonctionnement en solitaire, et revenir avec des réponses pour être meilleur la prochaine fois. J'aborde la course sans pression, je veux juste faire un beau parcours et revenir avec des réponses » explique Fabien quelques heures avant de larguer les amarres.
Les conditions météo annoncées avec de nombreuses transitions vont laisser place à la belle stratégie. Pour Fabien, ce sera l’occasion de faire parler l’expertise. « On peut être très conservateur, ou prendre un peu plus de risques. Est-ce que ça passe, est-ce que ça ne passe pas ? C’est peut-être là où j’ai des choses à tester. En tout cas, j’ai envie d’essayer, et si les conditions se présentent, je n'hésiterai pas » promet le skipper avec enthousiasme.
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