La planète se réchauffe "à un rythme sans précédent", alertent jeudi les plus grands scientifiques du climat dans une étude annuelle, qui avertissent que pour la première fois les moyens mondiaux d'observation de la Terre sont menacés.
De nombreux auteurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies, qui établit le consensus scientifique sur le réchauffement climatique, participent à cette étude mettant à jour chaque printemps les indicateurs principaux des rapports du Giec, dont le dernier date de 2023: émissions de gaz à effet de serre, niveau du réchauffement d'origine humaine, élévation du niveau des mers... Et désormais le nombre de jours de vagues de chaleur marines.
"L'observation future de ces indicateurs", via notamment les satellites ou les balises Argos pour mesurer quasiment en temps réel les températures des océans ou les autres signes vitaux de la Terre, "est menacée par des décisions géopolitiques et de financement public", soulignent les auteurs, citant les Etats-Unis mais aussi l'Europe.
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