
A partir d'aujourd'hui et jusqu’au 12 juillet 2026, Eckernförde (Allemagne) accueille les Championnats d'Europe de dériveurs doubles (49er, 49erFX) et de catamarans (Nacra 17). 194 bateaux représentant plus de 35 nations s'affronteront dans la baie baltique, sur un plan d'eau voisin de Kiel que les Bleus connaissent parfaitement. La délégation française y sera composée de 13 équipages.
Les Championnats d'Europe 2026 s'annoncent comme l'un des rendez-vous les plus relevés de la saison. La concurrence s’annonce d’ores et déjà dense avec pas moins de 97 bateaux en dériveur double masculin 49er, 55 en dériveur double féminin 49erFX et 42 en catamaran à foils Nacra 17… soit près du double des engagés de Thessalonique l'an dernier.
Les Bleus à observer
13 équipages français s'élancent à Eckernförde. Parmi eux quelques duos vont tout mettre en oeuvre pour jouer aux avants postes. Tim Mourniac et Aloïse Retornaz (Nacra 17), vice-champions du monde 2026
Portés par leur public dans la Baie de Quiberon, Tim Mourniac et Aloïse Retornaz ont réalisé une semaine quasiment parfaite lors du Mondial de mai dernier : maillot de leader porté quatre jours d'affilée, finale disputée face aux Italiens et aux Britanniques, médaille d'argent au bout. Un résultat qui les installe durablement parmi l'élite mondiale de la discipline. À Eckernförde, ils abordent les Championnats d'Europe avec la même ambition : conforter leur place entre le podium et la 6e place, et saisir l'opportunité d'une médaille si les conditions s'y prêtent.
Tim Mourniac, Nacra 17 : « On sort d'une belle période. Le mois de juin et ce début juillet ont été intenses, mais on est en forme et on a surtout vraiment envie d'en découdre. Après notre Mondial à Quiberon où on a montré qu'on était capables de naviguer parmi les meilleurs pendant une semaine entière, le Championnat d'Europe prend une vraie dimension. On sait où on se situe : entre le podium et la 6e place mondiale. L'idée, c'est de conforter cette position et de continuer à progresser. Et si les conditions sont là pour aller chercher une médaille, on ne va pas s'en priver, on l'a très bien fait jusqu'à présent, et c'est exactement l'état d'esprit dans lequel on aborde Eckernförde. »
Erwan Fischer et Clément Péquin (49er), champions du monde 2024 et très observés
Sacrés champions du monde en 2024, Erwan Fischer et Clément Péquin font partie des équipages les plus scrutés de la flotte des dériveurs 49er. Confirmés 8ème lors du Mondial dans une flotte de très haut niveau, à un point seulement du 7e, les deux Français restent bien concentrés face à cette nouvelle échéance majeure de la saison.
Clément Péquin, 49er : « La petite frustration du Mondial est déjà évacuée. On a surtout été déçus du dernier jour, parce que le reste de la semaine on était en capacité de jouer une médaille. On s'est remis au travail assez rapidement, et on a vraiment à cœur de montrer qu'on est un équipage sur lequel il faut compter. Dans notre philosophie, une régate de travail ça n'existe pas : on a envie de tout mettre en œuvre pour performer, et on aura les armes pour jouer devant. Les deux premiers jours s'annoncent ventés, et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous ! »
Manon Peyre et Amélie Riou (49erFX), révélation du Mondial 2026
Formé en janvier seulement, l'équipage Manon Peyre et Amélie Riou a immédiatement montré son potentiel en terminant 6e du Championnat du Monde de Quiberon. Une performance notable pour un duo aussi récent, qui confirme d'emblée sa place au plus haut niveau. À Eckernförde, les deux navigatrices arrivent avec des objectifs de progression dans la dynamique d'une olympiade qui s'annonce prometteuse.
Amélie Riou, 49erFX : « Pour ce championnat d’Europe, en toute transparence, on ne s'est pas fixés d'objectifs de résultats. Je trouve que c'est la vraie clé de la performance. Je préfère me concentrer sur ce que l'on met en place jour après jour, course après course. La performance est au cœur de mes envies, et ce que je peux maîtriser, c'est le chemin pour y arriver. Et plus je prends de l'âge, plus je me dis que j'ai de la chance de vivre encore un Championnat d'Europe. Je le prends comme ça, avec beaucoup de plaisir et ça n'empêche pas d'aller chercher le meilleur résultat. »
vous recommande