
Pas de baignade pour les vacanciers sur plusieurs plages très fréquentées de la Côte Fleurie. Après les fortes pluies qui ont touché le Calvados, plusieurs communes, dont Deauville, Trouville-sur-Mer et Villers-sur-Mer, ont décidé d’interdire temporairement l’accès à l’eau. Une mesure préventive prise en raison d’un risque de dégradation de la qualité des eaux de baignade.
Plusieurs plages fermées à la baignade
En plein cœur du mois d’août, drapeau rouge sur une partie du littoral normand. Plusieurs plages de la Côte Fleurie sont concernées par des interdictions temporaires de baignade en raison de risques sanitaires.
À Deauville, Trouville-sur-Mer, Villers-sur-Mer ou encore Blonville-sur-Mer, les municipalités ont pris des mesures de précaution après les importantes précipitations enregistrées dans le secteur. L’objectif : éviter d’exposer les baigneurs à une eau dont la qualité pourrait avoir été temporairement altérée.
Ces fermetures ne signifient donc pas nécessairement qu’une pollution durable touche le littoral. Elles s’inscrivent dans un dispositif de surveillance qui permet aux communes d’interdire préventivement la baignade lorsqu’un événement, notamment de fortes pluies, est susceptible de dégrader momentanément la qualité de l’eau.
Pourquoi la pluie peut-elle rendre la baignade risquée ?
Le lien entre fortes pluies et qualité des eaux est bien connu sur le littoral. Lors d'épisodes pluvieux importants, les ruissellements peuvent entraîner vers la mer différentes contaminations présentes sur les sols. Les réseaux d’assainissement peuvent également être fortement sollicités.
Sur la Côte Fleurie, les neuf plages officielles font justement l’objet d’une surveillance active pendant la saison estivale. Le dispositif prend notamment en compte la pluviométrie, le fonctionnement du système d’assainissement, les conditions du milieu naturel ainsi que des analyses microbiologiques. Des modèles permettent même d’évaluer en amont l’apparition d’un risque après un épisode pluvieux ou un incident sur le réseau d’assainissement.
Deux bactéries sont particulièrement surveillées : Escherichia coli (E. coli) et les entérocoques intestinaux. Leur présence en quantité importante constitue un indicateur de contamination microbiologique et peut conduire à prendre des mesures destinées à protéger les baigneurs. La réglementation française considère d'ailleurs leur présence comme l'un des critères caractérisant une pollution des eaux de baignade susceptible de présenter un risque pour la santé.
Des interdictions qui peuvent être levées rapidement
Ces épisodes sont généralement temporaires. Une pollution dite « à court terme » est définie par le Code de la santé publique comme une contamination microbiologique dont les causes sont identifiables et qui ne devrait normalement pas affecter la qualité de l'eau pendant plus d'environ 72 heures.
La réouverture des plages dépend donc de l’évolution de la situation et des résultats des contrôles réalisés. Les communes peuvent maintenir l’interdiction aussi longtemps que les conditions ne permettent pas de garantir une baignade sans risque, puis la lever une fois le retour à la normale confirmé.
Sur la Côte Fleurie, ce principe de précaution est déjà bien rodé. Les procédures locales distinguent notamment des situations d’alerte, déclenchées par exemple après de fortes pluies ou un incident, et des situations de crise lorsque des valeurs élevées ou non conformes sont observées.
Pour les vacanciers, mieux vaut donc vérifier les informations affichées à l’entrée des plages avant de se jeter à l’eau. La réglementation impose d’ailleurs que toute interdiction soit clairement portée à la connaissance du public et que ses raisons soient expliquées.
En attendant le feu vert, le sable reste accessible. Pour la baignade, en revanche, il faudra patienter jusqu’au retour d’une eau jugée suffisamment sûre.
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