
À bord de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance, Sam Goodchild s’impose en solitaire sur les 48H Azimut au terme d’une course parfaitement maîtrisée dans le golfe de Gascogne, avec plus de 30 milles d’avance sur ses poursuivants. Une victoire qui vient couronner une semaine de haut vol à Lorient : mercredi, le skipper franco-britannique avait déjà remporté les Runs Azimut en établissant une nouvelle référence à 32,1 nœuds de moyenne sur un mille. À quelques semaines de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Sam Goodchild et MACIF Santé Prévoyance affichent leur potentiel et leur pleine confiance.
Sam Goodchild a franchi la ligne d’arrivée des 48H Azimut ce samedi 19 septembre à 6 h 18 min 21 s, après 1 j 14 h 48 min 21 s de course. Sur les 555,81 milles du parcours théorique, MACIF Santé Prévoyance affiche une vitesse moyenne de 14,3 nœuds. Dans les faits, Sam Goodchild aura parcouru 640,61 milles sur le fond, à 16,5 nœuds de moyenne.
Déjà vainqueur de l’épreuve en double en 2025 aux côtés de Loïs Berrehar, Sam Goodchild conserve ainsi son titre, cette fois en solitaire.
Aux avant-postes dès les premiers milles
Jeudi à 15h30, 14 IMOCA se sont élancés de Lorient pour un grand triangle dans le golfe de Gascogne : une première descente vers la bouée BXA, à l’entrée de la Gironde, avant de mettre le cap vers un waypoint situé à 110 milles dans l’ouest de Penmarc’h, puis de revenir vers Lorient.
Le départ donne immédiatement le ton. Dans 18 à 20 nœuds de vent et une mer formée par un bon clapot, Sam Goodchild est le premier à couper la ligne. Une fois l’île de Groix dépassée, MACIF Santé Prévoyance accélère et navigue rapidement à près de 28 nœuds.
Sur cette première descente vers la Gironde, Sam Goodchild et Ambrogio Beccaria (Allagrande MAPEI) se livrent un duel serré. Les deux hommes naviguent au contact, mais le skipper de MACIF Santé Prévoyance conserve l’avantage et enroule BXA en tête jeudi soir à 22h42, moins d’une minute devant son poursuivant.
Une course menée à haute intensité
Changement de registre après BXA. Cap à l’ouest-nord-ouest pour un long bord vers le waypoint Azimut, avec une mer marquée par le passage du front et un vent progressivement moins soutenu.
Rapide au près et précis dans ses trajectoires, Sam Goodchild commence alors à prendre ses distances. Au fil de la nuit, l’écart se creuse. Vendredi matin, tandis que la flotte progresse vers une dorsale anticyclonique synonyme de vents plus faibles, son avance dépasse déjà les 12 milles.
Il faut pourtant rester en permanence sur le qui-vive. Les transitions s’enchaînent, les variations de pression imposent de nombreuses manœuvres et les choix de trajectoire sont déterminants. Un format court et intense qui convient particulièrement bien au skipper comme à son IMOCA.
Leader depuis les premières heures, Sam Goodchild ne relâche jamais la pression. Sur le retour vers la Bretagne, il continue de faire parler la vitesse de MACIF Santé Prévoyance et accentue encore son avantage. À l’approche de Lorient, l’écart dépasse les 30 milles sur ses premiers poursuivants.
Le doublé après les Runs
Cette victoire vient conclure une semaine lorientaise particulièrement réussie pour Sam Goodchild et MACIF Santé Prévoyance.
Mercredi, le skipper franco-britannique avait déjà remporté les Runs Azimut. Sur un mille nautique, dans des conditions idéales pour l’exercice avec une mer plate et 14 à 18 nœuds de vent, MACIF Santé Prévoyance avait affiché une vitesse moyenne de 32,1 nœuds, établissant une nouvelle référence sur les Runs en IMOCA.
À quelques semaines du départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, cette dernière confrontation au large face à une partie de la flotte IMOCA constituait un test grandeur nature. Des runs à haute vitesse aux transitions et aux choix stratégiques des 48H, Sam Goodchild et MACIF Santé Prévoyance ont répondu présents dans des registres très différents.
Sam Goodchild, skipper de MACIF Santé Prévoyance :
« On a fait un bon binôme avec le bateau. Ce n’est pas loin d’être la course parfaite. Le bateau était adapté à ces conditions et moi, j’aime ce format de course. Il y a beaucoup de manœuvres et des choix stratégiques à opérer, très différents de ceux d’une transat. J’aime bien ça. MACIF Santé Prévoyance est parfaitement adapté à ce genre de parcours, avec beaucoup de transitions. Je suis parti en me disant qu’il fallait prendre un bon départ et surtout partir vite. Je n’étais pas tout seul sur la ligne, mais j’ai mis la cadence très haut, très vite.
On modifie sans cesse le bateau pour qu’il aille vite, au près et surtout au portant. Il y a eu une belle bataille avec Ambrogio (Beccaria). Pour le battre, c’est clair qu’il faut être en forme et ne pas faire d’erreur.
Le Défi Azimut a été une belle répétition en solitaire avant la Route du Rhum. Faire une course sans faute, cela met en confiance, même si le parcours n’aura rien à voir. Je suis fier de moi. »
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