
Une importante opération de lutte contre la pêche illégale a été menée jeudi 5 novembre 2026, dans le port d’Erquy, dans les Côtes-d’Armor. Les gendarmes maritimes ont découvert plus de 800 kg de coquilles Saint-Jacques pêchées en dehors des quotas autorisés. Le navire professionnel a également été saisi.
Une saisie importante dans le port d’Erquy
Plus de 800 kg de coquilles Saint-Jacques pêchées illégalement : c’est la quantité découverte jeudi 5 novembre, au matin, lors d’un contrôle effectué dans le port d’Erquy, l’un des principaux ports coquilliers de Bretagne.
L’opération, menée par la brigade de gendarmerie maritime de Saint-Malo, visait à lutter contre le braconnage et le non-respect des règles encadrant la pêche professionnelle. Les militaires ont contrôlé un bateau de pêche immatriculé à Saint-Brieuc, à bord duquel se trouvait une importante cargaison de coquillages. Les coquilles Saint-Jacques provenaient du secteur de l’Ouest-Cotentin, en Normandie, où elles auraient été prélevées au-delà des quotas autorisés. Face à cette infraction, les autorités ont procédé à la saisie des coquillages, mais également du navire concerné.
Une pêche strictement encadrée pour préserver la ressource
Cette affaire intervient en pleine saison de pêche à la coquille Saint-Jacques, une activité économique majeure sur les côtes bretonnes et normandes. Particulièrement recherchée pour ses qualités gustatives, cette espèce fait l’objet d’une réglementation précise destinée à protéger les gisements et à garantir leur renouvellement. Les professionnels doivent notamment respecter des périodes d’ouverture, des horaires de pêche, des tailles minimales de capture et des quantités maximales autorisées. Ces restrictions varient selon les secteurs et les modalités de pêche.
En baie de Saint-Brieuc, par exemple, la campagne 2026-2027 a débuté le 1er octobre. Les quotas peuvent atteindre 1 050 ou 1 250 kg nets par navire et par sortie à la drague, selon les secteurs, tandis que la pêche en plongée est soumise à d’autres limitations. Les captures doivent également être présentées en criée pour être pesées et enregistrées, une étape essentielle pour assurer leur traçabilité.
Un enjeu économique et environnemental majeur
Au-delà de la quantité saisie, cette affaire rappelle l’importance des contrôles dans une filière où la préservation des ressources constitue un enjeu central. À Erquy, la coquille Saint-Jacques occupe une place particulière dans l’économie maritime locale. Chaque saison, des dizaines de navires participent à cette pêche emblématique, dont dépendent directement les équipages, mais aussi de nombreux professionnels à terre.
Depuis plusieurs décennies, les pêcheurs de la baie de Saint-Brieuc ont mis en place des mesures de gestion particulièrement strictes, en collaboration avec les scientifiques, afin de maintenir les stocks et de préserver l’avenir de leur activité.
Le non-respect des quotas représente donc un double problème. Il peut fragiliser les efforts de gestion de la ressource, mais aussi créer une concurrence déloyale pour les professionnels qui respectent les limitations imposées.
Avec plus de 800 kg de coquilles Saint-Jacques interceptées et un navire saisi, cette opération illustre la vigilance des autorités face aux infractions dans la pêche professionnelle. Elle rappelle surtout que la protection de cette ressource emblématique de la Manche repose autant sur les règles de gestion que sur leur respect en mer et dans les ports.
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