
Depuis la fermeture définitive du parc en janvier 2025, le sort des deux orques et douze dauphins du site reste en suspens. Le gouvernement envisage leur transfert vers deux structures espagnoles, à titre transitoire, afin de libérer les installations avant le 15 avril. Selon le projet actuel, les orques Wikie et Keijo rejoindraient Loro Parque à Tenerife, tandis que les dauphins seraient répartis entre ce parc et un bassin situé à Madrid.
Pour Sea Shepherd, cette transition pourrait être repensée afin de limiter les déplacements des animaux et leur permettre de rester, pour l’instant, dans des conditions connues et stables. L’organisation propose de mobiliser immédiatement 5 millions d’euros pour assurer le maintien des cétacés à Antibes, financer les salaires des soigneurs, garantir les soins quotidiens et effectuer, si nécessaire, des travaux de maintenance sur les installations existantes.
Deux sanctuaires marins sont actuellement en projet, à Tarente (Italie) et à Lipsi (Grèce). Ces lieux pourraient accueillir les cétacés à l’avenir dans un environnement plus naturel, tout en leur assurant un suivi adapté. En attendant leur ouverture, Sea Shepherd souhaite offrir une solution intermédiaire, en ligne avec la loi sur le bien-être animal adoptée en 2021, qui prévoit la fin de la captivité commerciale des cétacés à l’horizon 2026.L'ONG a également détaillé cette proposition dans un post Facebook, publié le 21 mars sur sa page Facebook
Elle a parallèlement adressé une lettre ouverte adressée à la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher. En parallèle, une pétition a été lancée pour soutenir cette initiative, recueillant plusieurs dizaines de milliers de signatures en quelques jours.
La décision du gouvernement est attendue dans les prochains jours. À deux mois de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan, le devenir de ces quatorze cétacés suscite une attention croissante, tant sur le plan national qu’international.