Pêche au thon rouge : quotas actuels et réglementation en vigueur en France

Pêche en mer
Par Le Figaro Nautisme

Espèce emblématique en Atlantique comme en Méditerranée, le thon rouge continue d’attirer les pêcheurs de loisir, mais dans un cadre extrêmement balisé. Quota national, part réservée à la pêche récréative, autorisation par navire, marquage obligatoire en cas de conservation, taille minimale et nouvelles démarches numériques, la réglementation française s’est étoffée au fil des campagnes. En 2026, la France dispose d’un quota de 7 833 tonnes pour l’Atlantique Est et la Méditerranée, dont 78,3 tonnes réservées à la pêche de loisir. Derrière ce chiffre, tout un dispositif s’organise pour encadrer une pratique toujours autorisée, mais très suivie.

Espèce emblématique en Atlantique comme en Méditerranée, le thon rouge continue d’attirer les pêcheurs de loisir, mais dans un cadre extrêmement balisé. Quota national, part réservée à la pêche récréative, autorisation par navire, marquage obligatoire en cas de conservation, taille minimale et nouvelles démarches numériques, la réglementation française s’est étoffée au fil des campagnes. En 2026, la France dispose d’un quota de 7 833 tonnes pour l’Atlantique Est et la Méditerranée, dont 78,3 tonnes réservées à la pêche de loisir. Derrière ce chiffre, tout un dispositif s’organise pour encadrer une pratique toujours autorisée, mais très suivie.
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Un quota 2026 bien défini pour la France
La base de la réglementation tient d’abord au quota national. L’arrêté du 25 février 2026 fixe à 7 833 tonnes le quota de thon rouge accordé à la France pour l’année 2026 dans la zone Atlantique Est et Méditerranée. Dans cet ensemble, 6 971,4 tonnes reviennent aux navires immatriculés en Méditerranée, 783,3 tonnes aux navires immatriculés en Atlantique et 78,3 tonnes sont affectées collectivement à la pêche de loisir. Cette enveloppe de 78,3 tonnes ne correspond pas à un droit individuel accordé aux plaisanciers. Elle constitue un volume global pour l’ensemble de la pêche récréative française. La logique est simple : les captures de loisir sont autorisées, mais elles doivent rester dans une limite collective, suivie au fil de la campagne.

 

Une pêche de loisir toujours possible, mais sous autorisation
Le thon rouge ne fait pas partie des espèces que l’on peut cibler librement comme n’importe quelle autre prise de loisir. En France, cette pêche repose sur une autorisation spécifique délivrée par navire dans le cadre d’une campagne annuelle. Le dernier texte complet publié sur Légifrance pour encadrer concrètement cette pêche est l’arrêté du 26 mars 2025, qui organise la campagne 2025 et rappelle le caractère strictement non commercial de la pêche de loisir du thon rouge. Un poisson capturé dans ce cadre ne peut donc pas être vendu. 
Le cadre 2026 est déjà clair sur le quota national. Pour les modalités détaillées de campagne, le dernier texte de référence publié reste celui de 2025, qui permet de comprendre très concrètement comment s’articulent les autorisations, les périodes et les obligations applicables à cette pêcherie de loisir.

 

Deux pratiques distinctes selon la campagne : relâcher ou conserver
Le dispositif français distingue 2 régimes bien différents. Le premier est celui du pêcher relâcher. Dans ce cas, le thon rouge est capturé puis remis vivant à l’eau immédiatement. Pour la campagne 2025, cette pratique était autorisée du 1er juin au 15 novembre. Le second régime concerne la capture avec conservation et débarquement. Pour 2025, cette possibilité était ouverte du 11 juillet au 10 octobre, dans la limite de 1 thon par navire et par jour. Le texte précise aussi qu’une fermeture peut intervenir lorsque le sous quota approche de son plafond. Cette distinction est essentielle, car elle change tout dans la pratique. Le pêcher relâcher autorise l’action de pêche, mais pas la conservation du poisson. La capture avec débarquement ouvre, elle, la possibilité de garder le thon à bord et de le ramener à terre, sous réserve de respecter l’ensemble des formalités prévues par la campagne.

 

Une bague obligatoire dès qu’un thon est conservé
Lorsqu’un thon rouge est gardé à bord dans le cadre autorisé, la traçabilité devient immédiate. Le poisson doit être identifié par une bague officielle de marquage, posée sans attendre après la capture. Ce système permet de relier chaque poisson conservé à un navire autorisé et à une déclaration précise. L’avis ministériel publié le 28 mars 2025 précise en outre que les bagues utilisées doivent être transmises à FranceAgriMer avec la déclaration de débarquement dans les 48 heures suivant celui-ci. 
Le marquage n’est donc pas un détail administratif. Il fait partie du cœur du dispositif de contrôle. Sans bague, pas de traçabilité complète, et sans traçabilité, pas de conservation régulière du poisson dans le cadre de la pêche de loisir.

 

Une taille minimale fixée à 30 kg ou 115 cm
La réglementation française fixe aussi un seuil minimal très précis. Pour pouvoir conserver un thon rouge en pêche maritime de loisir, le poisson doit atteindre 30 kg ou 115 cm de longueur à la fourche. Cette référence figure dans l’arrêté du 26 octobre 2012, dans sa version en vigueur, et elle reste aujourd’hui le repère réglementaire à respecter pour l’espèce. Ce seuil s’ajoute à toutes les autres conditions. Autrement dit, une autorisation seule ne suffit pas. Il faut aussi que la période adéquate soit ouverte, que le navire entre bien dans la campagne, que la capture respecte la limite journalière lorsqu’elle s’applique, que le poisson soit bagué s’il est conservé, et qu’il atteigne bien le poids ou la taille minimum prévus par le texte.

 

Des captures qui doivent être déclarées
Le suivi du thon rouge passe également par la déclaration des prises. Pour la campagne 2025, les captures constatées mortes lors d’une session de pêcher relâcher devaient faire l’objet d’une déclaration et étaient décomptées du quota loisir. Lorsqu’un thon était conservé et débarqué, la déclaration à FranceAgriMer devait être transmise dans les 48 heures, avec la bague correspondante. 
La logique reste constante d’un texte à l’autre : chaque poisson conservé doit pouvoir être suivi, identifié et intégré au décompte global du quota réservé à la pêche récréative. C’est ce suivi fin qui permet à la fois le maintien de la pratique et le respect du plafond national alloué au loisir.

 

RECFishing, nouvelle étape du suivi des pêches de loisir
Depuis le 10 janvier 2026, la pêche de loisir en mer a franchi une nouvelle étape avec l’entrée en vigueur de l’arrêté du 7 novembre 2025. Ce texte impose un enregistrement préalable sur la plateforme Recreational Fisheries ou via l’application RECFishing pour les pêcheurs de loisir de 16 ans et plus ciblant certaines espèces. Il précise aussi qu’en Méditerranée, tous les pêcheurs de loisir, hors pêche à pied, sont concernés par cet enregistrement, quelle que soit l’espèce recherchée. Les captures des espèces visées doivent ensuite être déclarées le jour même, avant 23 h 59. Ce nouveau volet numérique s’ajoute au reste du dispositif. La pêche au thon rouge s’inscrit désormais dans un suivi plus moderne, plus centralisé et plus précis des pratiques récréatives en mer.

 

Pourquoi le thon rouge reste autant encadré
Le thon rouge reste une espèce à part dans la réglementation halieutique. Sa gestion repose sur des quotas et sur un contrôle très étroit des captures, qu’elles soient professionnelles ou récréatives. C’est ce qui explique l’empilement apparent des règles : autorisation du navire, distinction entre relâcher et conservation, taille minimale, bague de marquage, déclaration du débarquement et désormais enregistrement numérique préalable. L’objectif n’est pas d’empêcher la pratique, mais de la rendre compatible avec une gestion durable de l’espèce. La pêche de loisir du thon rouge continue ainsi d’exister, mais dans un cadre où chaque capture compte et où chaque poisson conservé doit pouvoir être retracé.

 

Ce qu’il faut retenir en 2026
En 2026, la France dispose donc d’un quota de 7 833 tonnes de thon rouge pour l’Atlantique Est et la Méditerranée, dont 78,3 tonnes réservées à la pêche de loisir. Le cadre français maintient une pratique possible, mais organisée autour d’une autorisation spécifique par navire, d’une distinction entre pêcher relâcher et capture avec conservation, d’une taille minimale de 30 kg ou 115 cm, d’un marquage obligatoire pour les poissons conservés et d’obligations déclaratives renforcées. Depuis janvier 2026, l’enregistrement sur RECFishing ajoute une nouvelle brique à ce suivi. 
 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.