Formule 1 UIM : une fin de saison qui décoiffe !

Par Figaronautisme.com
Dimanche 3 décembre 2017 à 13h15

Dernière ligne droite pour la saison 2017 du Championnat du Monde de Formule 1 motonautique ce mois-ci aux Emirats Arabes Unis (EAU). Une discipline très spectaculaire dans laquelle excellent plusieurs pilotes français dont le rouennais Philippe Chiappe, tenant du titre.

Ces catamarans ultra-légers peuvent atteindre les 100 km/h en quatre secondes et flirter avec les 220 km/h en ligne droite ! Ici le catamaran de Philippe Chiappe (France). ©F1 H2o
Dernière ligne droite pour la saison 2017 du Championnat du Monde de Formule 1 motonautique ce mois-ci aux Emirats Arabes Unis (EAU). Une discipline très spectaculaire dans laquelle excellent plusieurs pilotes français dont le rouennais Philippe Chiappe, tenant du titre.

De 0 à 100 km/h en moins de quatre secondes et une vitesse de pointe proche des 220 km/h, bienvenue dans l’univers de la F1 H2o ! Une discipline inshore reconnue par l’Union Internationale Motonautique (UIM) qui réunit depuis 1984 plusieurs pilotes et teams venus des quatre coins de la planète (Etats-Unis, Chine, Italie, Portugal, Suède, Emirats Arabes Unis, France, etc.) sur un circuit mondial inshore très disputé. Imaginés sur le principe de la Formule 1 automobile, les compétitions se déroulent sur un long week-end où se succèdent essais libres, essais officiels et pole position avant le Grand Prix d’une durée de soixante minutes maximum.

Des catamarans de six mètres offrant un excellent rapport poids/puissance

Les bateaux engagés sont des catamarans inshore d’une longueur de six mètres, construits à partir de matériaux composites, affichant un poids d’environ 390 kilos. Sur le tableau arrière, on retrouve pour la plupart d’entre eux, un puissant moteur hors-bord Mercury deux temps 2,5 litres développant près de 400 chevaux au régime maximum de 10 500 tours par minute. Au chapitre de la sécurité, les catamarans embarquent, depuis plusieurs années, des systèmes d’airbags, un cockpit renforcé et des pointes qui se déforment en cas de collision. Pour s’engager en F1, les pilotes doivent obtenir l’équivalent d’une Super Licence, c’est-à-dire avoir disputé un certain nombre de Grand Prix inshore dans les catégories inférieures, et passer le fameux « turtle-test », un test de retournement en piscine. A bord des bateaux de course, ils disposent d’un masque relié à une bouteille d’oxygène, d’un « hans neck », système de sécurité pour éviter le coup du lapin… En effet, les pilotes peuvent encaisser jusqu’à 4G en virage ! 

Cinq pilotes engagés sur le Championnat du Monde

Cette année, quatre Grand Prix se sont déjà déjà déroulés au Portugal, en France et en Chine dans un championnat mondial qui rassemble quelques 25 pilotes et neuf teams officiels. Cinq français sont engagés sur le circuit dont Philippe Chiappe, triple champion du monde de la discipline et tenant du titre depuis 2014. A la tête de l’équipe franco-chinoise CTIC, ce rouennais de  54 ans est à la troisième place provisoire du championnat 2017 (avec une victoire au Grand Prix du Portugal) derrière le suédois Erik Stark et l’italien Alex Carella. Chiappe devra absolument signer un sans-faute lors deux prochains Grand Prix aux Emirats Arabes Unis :  Abu Dhabi le 8 décembre puis Sharjah le 15 décembre qui désignera alors le Champion du Monde F1 H2o 2017 !  

 

Tenant du titre, le français Philippe Chiappe compte bien rafler une quatrième couronne mondiale F1 le 15 décembre prochain à Sharjah (Emirats Arabes Unis). © F1 H2o
Les Grand Prix F1H2o réunissent près de 25 bateaux sur des plans d eau intérieurs et souvent devant des milliers de spectateurs. © F1 H2o
Les bateaux engagés sont des catamarans inshore longs de six mètres, construits à partir de matériaux composites, affichant un poids de 390 kilos environ. © F1 H2o