
Une année charnière, tous les curseurs sur la performance
Rarement une saison aura concentré autant d’enjeux pour une même équipe. En 2026, le Team Banque Populaire mène de front trois programmes majeurs en Ultim, Figaro et IMOCA, avec une ligne directrice claire : transformer l’excellence technique en résultats sportifs. Des grandes traversées solitaires aux navigations en équipage, des chantiers navals aux lignes de départ les plus prestigieuses, l’équipe sera littéralement sur tous les fronts.
Au cœur de ce dispositif, le Maxi Banque Populaire XI, véritable laboratoire volant des océans, mais aussi une nouvelle génération de projets portée par Loïs Berrehar, entre retour aux sources en Figaro et préparation méthodique du Vendée Globe 2028.
Ultim : la Route du Rhum comme cap, les records en toile de fond

Pour Armel Le Cléac'h, 2026 n’est pas une saison comme les autres. À la barre du Maxi Banque Populaire XI, le skipper aborde ce millésime comme une année clé, mûrement préparée depuis la mise à l’eau du trimaran en 2021. Tour du monde en solitaire bouclé en 56 jours, dix transatlantiques, près de 150 000 milles engrangés : le bateau et son skipper forment désormais un duo parfaitement affûté.
L’objectif principal est limpide : la Route du Rhum, dont le départ sera donné le 1er novembre depuis Saint-Malo. Une course mythique, prestigieuse, qui manque encore au palmarès déjà exceptionnel d’Armel Le Cléac’h. Toute la saison est construite comme une montée en puissance vers ce rendez-vous.
Dès les premiers mois de l’année, le trimaran retrouvera le large en solitaire, avec en ligne de mire une possible tentative du record de la Route de la Découverte entre Cadix et San Salvador. Une navigation exigeante, idéale pour replonger dans les automatismes du solo et affiner les réglages en conditions réelles.
Sur le plan technique, le Maxi Banque Populaire XI atteindra à l’automne son niveau d’optimisation maximal. Après les nouveaux foils et safrans, une dérive entièrement repensée viendra compléter un kit d’appendices conçu pour stabiliser le vol, lisser les performances et exploiter tout le potentiel du bateau. L’heure n’est plus à l’expérimentation lourde, mais à la précision sportive.
La saison ne se limite pas au solitaire. Le programme 2026 accorde une place centrale aux navigations en équipage, avec en point d’orgue la première édition de l’Odyssée Ultim. Au départ d’Antibes début mai, les Ultims s’élanceront pour une boucle de 2000 milles jusqu’à Olympie, dans une Méditerranée aussi tactique que piégeuse. Une course courte, intense, où la moindre erreur peut coûter cher.
Ce passage en équipage se prolongera par une tournée de escales sur la Côte d’Azur, à Port Camargue puis à Bordeaux, offrant au public une occasion rare d’approcher un géant des mers habituellement cantonné aux grandes traversées océaniques.
En filigrane, un autre défi se dessine : une tentative du Trophée Jules Verne à l’hiver 2026-2027. Pour Armel Le Cléac’h, ce sera une première confrontation avec ce record absolu autour du monde, sur une route qu’il connaît intimement, mais dans une configuration radicalement différente.
Figaro : Loïs Berrehar, retour à l’école de l’exigence

Pendant que l’Ultim sillonne les océans, un autre défi se joue à bord des Figaro. Loïs Berrehar fait son retour sur le circuit le plus formateur et le plus exigeant de la course au large. La Solitaire du Figaro, que le Team Banque Populaire connaît intimement, devient le théâtre de nouvelles ambitions.
Deuxième au général en 2024 après deux victoires d’étape, Loïs revient avec une idée simple : franchir la dernière marche. Ce programme Figaro s’inscrit dans une logique très claire : maintenir un niveau d’excellence en solitaire, affiner la lecture météo, la stratégie et la résistance mentale, tout en préparant l’avenir.
« Nous sommes hyper enthousiastes et hyper motivés ». Erwan Steff annonce la couleur en évoquant la participation de Loïs Berrehar à la prochaine Solitaire du Figaro en mai prochain. Le Team Banque Populaire va en effet renouer avec « l’école de la course au large » qu’Armel a remportée à trois reprises (2003, 2010, 2020). Loïs Berrehar, lui, était passé proche de la victoire en 2024 (deux victoires, 2e au général). « Forcément, ça donne envie d’y retourner et de faire un peu mieux », sourit le jeune skipper. Alors que l’IMOCA Banque Populaire 14 est en construction (voir ci-dessous), l’occasion était belle pour « retrouver les automatismes du solitaire » et « se confronter à un circuit très exigeant ».
« Le Figaro, c’est l’ADN de la course au large et l’idée que Loïs y revienne a été apprécié par tous chez Banque Populaire », précise Erwan Steff. Le marin pourra compter sur l’apport de Jérémie Flahault, le préparateur qui l’accompagnait déjà pendant ses années Figaro. « On va tout faire pour le mettre dans les meilleures dispositions afin qu’il puisse jouer la gagne », ajoute Erwan. Loïs débutera les entraînements dès ce mois de janvier avant de renouer avec la compétition en mars. En avril, Loïs disputera le Trophée Banque Populaire Grand Ouest avec Charlotte Yven, avec qui il était associé au sein de la filière skipper Macif, et avec qui il avait brillé en 2023 en remportant la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélemy. Ce programme en Figaro le réjouit, lui qui ne cache pas son envie d'en découdre : « je trouve ça génial que ma première grande course en solo sous les couleurs de Banque Populaire soit la Solitaire du Figaro ! »
IMOCA : Banque Populaire 14, le futur se construit dès maintenant

En parallèle de son programme sportif, Loïs Berrehar est déjà plongé dans l’avenir avec la construction de l’Banque Populaire 14. Depuis plus d’un an, le projet avance comme un véritable travail d’armateur, mobilisant architectes, ingénieurs, techniciens et partenaires industriels autour d’un objectif commun : concevoir un IMOCA parfaitement adapté au solitaire et aux exigences du Vendée Globe.
Loïs est impliqué à chaque étape : ergonomie du cockpit, organisation des systèmes, réflexion sur les manœuvres et les enchaînements en mer. Simulateur, réalité virtuelle, échanges constants avec le bureau d’études : le skipper se prépare déjà à naviguer sur son futur bateau avant même sa mise à l’eau.
Le chantier entrera dans sa phase la plus concrète avec la pose des premiers plis de carbone, puis l’assemblage progressif de la structure et du pont, pour une mise à l’eau attendue début 2027. En attendant, Loïs bénéficiera d’une expérience précieuse en naviguant sur l’IMOCA Malizia, dans le cadre de grandes courses océaniques, un apprentissage grandeur nature avant son propre projet.
Une saison à l’image de l’ADN Banque Populaire
2026 s’annonce comme une démonstration de force collective pour le Team Banque Populaire. Entre quête de victoires, chasse aux records, transmission des savoir-faire et préparation du long terme, l’équipe avance avec une vision claire : innover sans relâche, performer sur tous les terrains et inscrire chaque projet dans une continuité sportive et humaine.
De la Route du Rhum au Vendée Globe en ligne de mire, cette saison s’écrit déjà comme l’une des plus ambitieuses de l’histoire du team.
Pensez à consulter les prévisions sur METEO CONSULT Marine.
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