Bateaux de voyage de plus de 20 ans : la bonne affaire ou le piège à refit ?

Mark Bernie
Par Mark Bernie

Ils ont déjà traversé l’Atlantique, connu plusieurs propriétaires, vieilli dans un port ou patienté sous bâche au fond d’un chantier. Les bateaux de plus de vingt ans gardent pourtant une cote d’amour intacte chez les candidats au grand départ... Mais valent-ils encore le coup face aux carènes modernes ? Avant de se lancer un refit avec un objectif de voyage, une inspection rigoureuse s’impose. Car entre la belle occasion et le chantier sans fin, la frontière est parfois très mince.

Dans les mouillages des Canaries, de Grèce, des Antilles ou de Polynésie, ils sont toujours là. Un peu patinés, parfois modernisé. Ces voiliers construits dans les années 1990 et 2000 constituent encore une grande partie de la flotte hauturière. Beaucoup continuent de naviguer loin, avec des équipages qui ont préféré une unité éprouvée à un bateau neuf. Le raisonnement est logique. Pour un budget contenu, un bateau de plus de vingt ans permet d’accéder à une taille, une autonomie et une qualité de construction que l’on ne pourrait pas s’offrir en neuf. On achète une coque déjà amortie, souvent équipée, capable d’embarquer tout ce qui transforme un voilier en maison flottante !

Mais le marché de l’occasion n’est pas un conte de fées. Un bateau ancien peut être une formidable base de départ. Il peut aussi devenir un gouffre financier. Tout dépend de son histoire, de son entretien, de sa structure et de la lucidité de l’acheteur. Avant de rêver au portique inox, au dessalinisateur et aux mouillages du Pacifique, une question doit primer : le bateau est-il encore sain ?

Le marché de l’occasion, vrai moteur de la grande croisière

Le bateau d’occasion domine largement la plaisance. C’est logique : un voilier bien entretenu peut naviguer plusieurs décennies, changer plusieurs fois de propriétaire et connaître plusieurs vies. Certaines unités passent de la croisière côtière familiale à la grande croisière, puis à une navigation plus tranquille, avant de revenir sur le marché. Cette longévité est une chance. Elle permet d’acheter un bateau déjà équipé, parfois déjà éprouvé au large, avec un historique de navigation et des améliorations utiles. Mais elle impose une discipline : ne jamais confondre âge et état. Un bateau de vingt-cinq ans entretenu avec rigueur, hiverné correctement et suivi régulièrement peut être plus rassurant qu’un bateau plus récent resté longtemps à flot sans surveillance. L’année de construction n’est donc qu’un indice. Le vrai sujet, c’est la vie du bateau. Où a-t-il navigué ? A-t-il talonné ? A-t-il traversé ? A-t-il été loué ? A-t-il séjourné longtemps sous les tropiques ? Les factures sont-elles disponibles ? Les travaux importants ont-ils été documentés ? Un vendeur capable de répondre précisément inspire naturellement davantage confiance qu’un propriétaire incapable de dire quand le gréement dormant a été remplacé.

Anciennes carènes contre carènes modernes : un faux duel

Comparer les bateaux de voyage des années 1990-2000 aux carènes modernes revient souvent à opposer deux philosophies. D’un côté, des voiliers généralement plus lourds, moins larges à l’arrière, souvent conçus pour la vie à bord mais sans ostentation. De l’autre, des bateaux récents plus volumineux, plus lumineux, plus rapides aux allures portantes, avec de grands cockpits et des aménagements très séduisants. 

Les carènes modernes ont de vrais arguments. Elles offrent plus d’espace à longueur égale, un accès à la mer plus simple, des cabines arrière généreuses et des plans de pont pensés pour naviguer en équipage réduit. Beaucoup sont également plus agréables au mouillage grâce à leur stabilité de forme. Pour une famille qui part en année sabbatique ou un couple qui veut vivre longtemps à bord sans sacrifier le confort, ces qualités comptent. Les bateaux plus anciens jouent une autre carte. Leur déplacement plus important leur permet souvent d’emporter davantage sans trop dégrader leurs qualités marines. Ils disposent parfois de rangements profonds, de réservoirs généreux, d’une bonne protection de cockpit et d’une circulation intérieure pensée pour la vie en mer. Ils ne sont pas toujours spectaculaires au port, mais ils peuvent inspirer confiance quand la mer se forme. Comme toujours en mer, c’est le programme qui doit donc être le juge de paix ! Pour caboter quelques semaines l’été, un bateau moderne offre un confort remarquable. Pour partir loin, vivre à bord, encaisser des semaines de mouillage et des navigations longues, une ancienne unité hauturière bien entretenue reste une option très cohérente. À condition de ne pas acheter une réputation, mais un bateau réel. Et de bien définir son budget.

Le coup de cœur, meilleur ennemi de l’acheteur

Acheter un bateau de voyage est rarement une décision froide. On monte à bord, on descend dans le carré, on imagine déjà les navigations. Les boiseries rassurent, la table à cartes donne envie de tracer une route, les coffres semblent prêts à avaler amarres, cirés et palmes. Le vendeur raconte les traversées passées, les mouillages heureux, la tenue à la mer. Et l’on commence à se projeter. C’est précisément à ce moment qu’il faut ralentir. Un bateau doit donner envie, bien sûr. Mais le coup de cœur doit venir après l’examen, pas avant. Un bateau ancien ne s’achète pas seulement avec les yeux. Il se visite avec une lampe frontale, un humidimètre, un tournevis, un expert compétent et beaucoup de patience. La sellerie neuve, l’électronique récente ou le portique bien soudé ne doivent jamais masquer l’essentiel. Ce qui compte d’abord se trouve sous les planchers, derrière les vaigrages, autour des cadènes, au niveau des varangues, dans les fonds, autour du pied de mât, du safran et de la quille. Une unité à l’esthétique datée, mais saine et bien documentée, vaut souvent mieux qu’un bateau séduisant dont les zones critiques restent inaccessibles.

L’échantillonnage : la solidité ne se résume pas à l’épaisseur

Dans les discussions de ponton, on entend souvent que les vieux bateaux étaient “plus solides” parce qu’ils étaient “plus épais”. C’est parfois vrai, mais cela ne suffit pas. L’épaisseur d’un stratifié ne dit pas tout de sa qualité ni de son état. Une coque épaisse peut être humide, délaminée localement, mal réparée après un choc ou fragilisée par des infiltrations répétées. L’échantillonnage désigne la manière dont la structure a été dimensionnée : stratification, renforts, cloisons, varangues, reprises d’efforts, liaisons entre les éléments. Sur un bateau destiné à partir loin, c’est capital. Les zones à inspecter en priorité sont celles qui concentrent les charges : pied de mât, cadènes, structure de quille, supports de safran, tableau arrière, guindeau, taquets, rails, chandeliers, balcons et points d’ancrage du pilote automatique.

Osmose : faut-il vraiment avoir peur ?

L’osmose effraie les acheteurs. Dès qu’elle apparaît dans une expertise, les négociations s’emballent. Pourtant, toutes les situations ne se valent pas. Quelques cloques localisées sur une coque ancienne ne condamnent pas forcément un bateau. Une humidité élevée doit être interprétée avec prudence, en tenant compte du temps passé hors de l’eau, de la température, des traitements précédents et du type de construction. Le vrai sujet est de distinguer un phénomène superficiel d’une dégradation plus profonde. Une coque avec des cloques nombreuses, odorantes à l’ouverture, et un stratifié très humide impose une réflexion sérieuse. Le traitement peut demander un pelage, un long séchage, une reprise de stratification et plusieurs mois d’immobilisation. Le coût devient vite important, surtout si l’on avait prévu de partir rapidement. Pour un projet de grande croisière, il ne s’agit pas forcément de rechercher une coque parfaite. Un bateau de plus de vingt ans aura souvent ses marques, ses réparations, ses zones à surveiller. En revanche, il faut connaître l’état réel avant d’acheter. L’osmose devient dangereuse lorsqu’elle est découverte trop tard, après la signature, quand le budget de refit a déjà été engagé ailleurs.

Liaison quille-coque : le point qui ne pardonne pas

Sur un voilier à quille rapportée, la liaison quille-coque est l’un des points les plus importants de toute l’expertise. La quille encaisse des efforts considérables. Elle travaille à chaque vague, à chaque coup de gîte, à chaque échouage, à chaque manutention et, bien sûr, à chaque talonnage. Un bateau destiné au voyage doit inspirer une confiance totale sur ce point. L’inspection commence à l’extérieur. Une fissure fine au joint de quille n’est pas forcément dramatique, mais elle mérite toujours une analyse. Un jour visible, des coulures sombres, de la rouille, un suintement persistant après la sortie d’eau ou une ouverture du joint à l’avant ou à l’arrière doivent alerter. À l’intérieur, l’examen est encore plus important. Les boulons, rondelles, écrous, contreplaques, varangues et fonds de coque doivent être accessibles, propres et cohérents.

L’historique des talonnages doit être abordé sans détour. Beaucoup de bateaux ont touché un jour ou l’autre. Ce n’est pas forcément rédhibitoire, si l’événement a été correctement inspecté et réparé. Le problème vient des chocs minimisés. Un talonnage présenté comme “léger” peut avoir provoqué des dégâts internes, loin de la zone visible. Des varangues fissurées, une stratification décollée ou un début de mouvement de quille peuvent transformer une bonne affaire en chantier lourd. Les dériveurs intégraux et les bateaux métalliques échappent à certains problèmes des quilles rapportées, mais ils ont leurs propres points sensibles : puits de dérive, axes, paliers, tôles de fond, soudures, zones masquées, corrosion galvanique. Là aussi, l’inspection doit être rigoureuse.

Pont, cadènes et infiltrations : les dégâts silencieux

Sur un bateau de plus de vingt ans, les infiltrations sont rarement spectaculaires au début. Elles commencent par une goutte, une auréole, un vaigrage qui se décolle, une odeur d’humidité. Puis elles travaillent doucement. Elles attaquent les âmes de pont en sandwich, les contreplaques, les cloisons, les reprises de cadènes et les zones de fixation. Le pont doit être inspecté autour de tous les points d’effort : cadènes, chandeliers, rails, taquets, panneaux ouvrants, hublots, guindeau, emplanture de mât, pied de balcon. Une zone molle autour d’un chandelier ou d’une cadène n’est pas un détail. Elle indique souvent que l’eau est entrée dans le sandwich et que la structure locale a perdu de sa rigidité. Les cadènes méritent une attention particulière. Elles sont parfois cachées derrière des aménagements ou des vaigrages. Une cadène inox peut paraître correcte en partie visible et être corrodée dans une zone confinée. Les traces noires, les coulures, les fissures dans les cloisons, les bois ramollis ou les reprises de stratification approximatives sont autant de signaux à ne pas ignorer.

Le gréement dormant doit également entrer dans le calcul. Pour un départ hauturier, un gréement ancien, même propre, n’est pas rassurant. Son remplacement représente un budget important, mais c’est une dépense de sécurité.

Safran et système de barre : l’autre assurance vie

On parle souvent de la coque et de la quille. Le safran, lui, est parfois oublié. C’est pourtant l’une des pièces les plus sollicitées en grande croisière. Pendant une traversée, le bateau passe des jours sous pilote automatique. Les efforts sur la barre, la mèche, les paliers, le secteur et les ancrages du pilote sont considérables. Sur un bateau ancien, il faut rechercher le jeu, les fissures, les traces d’eau dans la pelle, la corrosion de la mèche, l’usure des paliers et la solidité des reprises internes. Un safran qui cloque, qui sonne creux ou qui laisse apparaître des suintements mérite un examen approfondi. Les systèmes de barre doivent être accessibles, compréhensibles et réparables. Le pilote automatique est un sujet à part entière. Pour un équipage réduit, ce n’est pas un confort, mais un membre d’équipage. Encore faut-il que son installation soit sérieuse. Si le vérin pousse sur une cloison trop légère ou sur un support bricolé, le risque de casse augmente fortement.

Le refit : ne pas commencer par le confort

Le grand piège de l’occasion ancienne, c’est le refit mal hiérarchisé. On achète un bateau, puis on veut immédiatement le rendre plus agréable : panneaux solaires, portique, sellerie, électronique, annexe, dessalinisateur, éclairage, batteries, frigo, bimini. Tout paraît utile. Tout donne envie. Mais tout cela doit venir après la structure. La priorité absolue doit rester la sécurité du bateau : coque, quille, safran, gréement, passe-coques, mouillage, électricité essentielle, moyens de communication, étanchéité. Vient ensuite la fiabilité : moteur, réservoirs, plomberie, pilote, énergie, voiles, circuit de charge. Le confort arrive seulement après. Il faut aussi accepter une vérité parfois difficile : un vieux bateau ne devient pas neuf parce qu’on y installe du matériel moderne. Ajouter des équipements augmente le confort, mais aussi la maintenance. Plus le bateau est complexe, plus les pannes potentielles se multiplient. Pour partir loin, la simplicité reste une vertu…

Crédit photo couverture : Illustration AdobeStock - AlexanderNikiforov 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.