Les destinations incontournables de juin

Charline David
Par Charline David

Juin est l’un des meilleurs mois pour voyager au fil de l’eau. Dans l’hémisphère nord, l’été s’installe sans avoir encore atteint la pression touristique de juillet et août. Dans plusieurs régions tropicales, les grandes pluies s’éloignent, les saisons sèches commencent ou s’affirment, et les conditions deviennent plus lisibles pour organiser une navigation, une croisière ou un séjour tourné vers la mer.

Europe : Baléares, Espagne €€

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En juin, les Baléares entrent dans leur vraie saison nautique. Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera profitent déjà de longues journées ensoleillées, d’une mer qui devient plus agréable pour la baignade et d’une météo généralement stable, sans être encore totalement prise dans la densité de la haute saison. Les conditions sont souvent favorables à la navigation, avec des vents modérés et des traversées accessibles entre les îles. C’est ce qui rend l’archipel si intéressant à cette période. Majorque permet d’alterner entre ports bien équipés, criques encaissées et côte rocheuse, notamment vers la Serra de Tramuntana. Minorque offre un visage plus discret, avec de belles entrées naturelles comme Mahón ou Ciutadella. Ibiza et Formentera jouent davantage la carte des eaux claires, des mouillages très recherchés et d’une ambiance déjà estivale. Juin a aussi l’avantage de laisser encore un peu de marge avant la saturation de juillet et août. Les prix commencent à monter, mais restent souvent plus acceptables qu’au cœur de l’été. Pour un voyage maritime en Europe, les Baléares cochent beaucoup de cases : accès facile depuis la France, paysages variés, nombreuses bases de location, belles possibilités de navigation côtière et vraie sensation d’été sans basculer complètement dans l’affluence maximale. Une valeur sûre pour lancer la saison en Méditerranée.

 

Afrique : Zanzibar, Tanzanie €€€

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Pour l’Afrique, Zanzibar s’impose naturellement en juin. L’île entre alors dans sa grande saison sèche, qui s’étend généralement de juin à octobre, avec moins de pluie, une humidité plus supportable et des températures chaudes sans excès. C’est l’un des meilleurs moments pour profiter de ses plages, de ses lagons et de ses eaux turquoise. La destination fonctionne particulièrement bien pour un voyage tourné vers la mer. À l’est, les plages de Paje, Jambiani ou Matemwe déroulent de longs rubans de sable bordés de cocotiers, avec des variations de marée spectaculaires. Au nord, Nungwi et Kendwa offrent une mer plus constante pour la baignade. Les sorties vers Mnemba attirent les amateurs de snorkeling et de plongée, tandis que les boutres traditionnels rappellent en permanence l’histoire maritime de l’île.
Zanzibar ne se limite pas à son image de carte postale. Stone Town donne une profondeur culturelle forte au voyage, avec ses ruelles, ses portes sculptées, ses marchés et son héritage swahili, arabe, indien et européen. Juin permet de profiter de cette richesse sans subir les pluies les plus marquées de l’année. Côté budget, la destination peut varier fortement selon le niveau d’hébergement. Les petites adresses restent accessibles, tandis que les hôtels en bord de plage montent vite en gamme. Mais pour une destination africaine maritime en juin, Zanzibar offre un équilibre très convaincant entre climat, paysages, culture et dépaysement.

 

Asie : Komodo, Indonésie €€€

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En Asie, juin oriente clairement le regard vers l’Indonésie, et plus précisément vers Komodo. À cette période, l’archipel se trouve dans la saison sèche, avec un temps plus stable, une mer souvent plus favorable aux sorties en bateau et une bonne visibilité sous-marine. Les mois d’avril à juin sont régulièrement cités parmi les périodes les plus agréables pour découvrir Komodo, avant le pic touristique le plus dense. La force de Komodo tient à son décor. Ici, le voyage maritime ne se résume pas à la plage. On navigue entre des îles sèches, des collines dorées, des baies profondes et des fonds marins réputés parmi les plus riches d’Indonésie. Les sorties en bateau depuis Labuan Bajo permettent de rejoindre Padar, Pink Beach, Rinca ou Komodo, avec cette sensation rare de passer très vite d’un paysage terrestre presque minéral à une mer pleine de vie. Juin est particulièrement intéressant pour les voyageurs qui veulent combiner navigation, randonnée courte, snorkeling et plongée. Les conditions peuvent rester exigeantes par endroits, notamment à cause des courants, mais l’archipel garde un potentiel exceptionnel pour un séjour tourné vers l’eau. C’est une destination qui demande un peu plus d’organisation que Bali ou la Thaïlande, mais elle offre une vraie intensité visuelle. À terre, Labuan Bajo s’est fortement développé ces dernières années, avec davantage d’hébergements, de restaurants et de prestataires. Les prix peuvent vite grimper sur les croisières privées ou les bateaux confortables, mais il existe encore plusieurs niveaux d’offres. Pour juin, Komodo représente sans doute l’une des options les plus fortes en Asie pour les amateurs de mer, de reliefs et de navigation d’île en île.

 

Amériques : Alaska, États-Unis €€€€

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Dans les Amériques, juin permet de sortir des grands classiques tropicaux pour regarder vers le nord. L’Alaska, et plus particulièrement l’Inside Passage, entre alors dans l’une de ses périodes les plus favorables. Les températures restent fraîches pour un voyage estival, mais les journées sont longues, la saison touristique est pleinement lancée et les conditions sont souvent parmi les plus régulières de l’année. Ce n’est évidemment pas une destination de baignade, mais c’est précisément ce qui la rend différente. Ici, l’eau se vit autrement : fjords, forêts, brume, glaciers, îles, villages isolés et navigation au cœur de paysages immenses. L’Inside Passage, entre Ketchikan, Juneau, Sitka ou Skagway, offre une expérience maritime très puissante, avec une côte découpée, une faune omniprésente et une impression de bout du monde. Juin est aussi un mois intéressant pour l’observation de la nature. Les paysages sont très verts, les lumières longues donnent du relief aux fins de journée, et les sorties en mer peuvent permettre d’apercevoir baleines, otaries, aigles ou phoques selon les secteurs. La météo reste changeante, avec un risque de pluie toujours présent, mais c’est aussi une partie de l’identité de cette région. Le budget est plus élevé que pour d’autres destinations de cette sélection, surtout si l’on vise une croisière ou des excursions encadrées. Mais pour un voyage maritime très différent, loin de l’imaginaire habituel des lagons, l’Alaska en juin a une vraie force. C’est une destination pour ceux qui cherchent le grand spectacle naturel plutôt que la douceur balnéaire.

 

Amérique du Sud : Galápagos, Équateur €€€€

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Les Galápagos méritent leur place en juin, à condition de bien comprendre le changement de saison. L’archipel entre dans une période plus fraîche et plus sèche, influencée par le courant de Humboldt. L’eau devient moins chaude, les vents peuvent être plus présents et la mer un peu plus agitée, mais cette période apporte aussi des eaux plus riches en nutriments, favorables à la vie marine. Pour un voyage tourné vers la mer, c’est justement ce qui donne tout son intérêt aux Galápagos. Les paysages volcaniques, les colonies d’oiseaux, les iguanes marins, les lions de mer et les tortues composent un univers à part. En juin, l’ambiance n’est pas celle d’un archipel tropical classique, mais plutôt celle d’un sanctuaire naturel où chaque sortie en bateau peut devenir un moment fort. Les croisières permettent d’accéder à plusieurs îles et de varier les découvertes, tandis que les séjours basés à terre, notamment depuis Santa Cruz ou Isabela, offrent une approche plus souple. Dans les 2 cas, il faut garder en tête que la destination se prépare à l’avance, avec des règles de visite strictes et un coût généralement élevé. Juin n’est pas forcément le mois le plus chaud ni le plus lisse sur le plan maritime, mais c’est un mois très cohérent pour ceux qui cherchent une destination sud-américaine exceptionnelle, avec une vraie dimension naturaliste. Les Galápagos ne séduisent pas par le confort facile d’une plage tropicale, mais par la densité de ce que l’on observe, sur l’eau comme sous l’eau.

 

Océanie : Polynésie française €€€€

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En Océanie, la Polynésie française s’impose comme l’un des grands choix de juin. Le mois se situe dans la saison sèche, avec des pluies moins fréquentes, des températures agréables et de très bonnes conditions pour profiter des lagons, des passes, de la plongée et de la navigation entre les îles. La période de mai à octobre est souvent considérée comme l’une des plus favorables pour naviguer autour de Tahiti et dans les archipels voisins. Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Taha’a ou Bora Bora offrent une succession de paysages maritimes très lisibles : montagnes volcaniques, récifs, eaux turquoise, villages côtiers et mouillages abrités. Raiatea et Taha’a, en particulier, forment un terrain très intéressant pour une croisière, avec un lagon partagé, des passes, des reliefs doux et une vraie culture de la navigation. Juin permet aussi de profiter de la Polynésie avant les semaines les plus demandées de juillet et août. Les tarifs restent élevés, car la destination est lointaine et structurellement coûteuse, mais le voyage prend tout son sens à cette période. La météo devient plus stable, la chaleur reste agréable et les activités nautiques trouvent des conditions très favorables. C’est une destination de rêve, bien sûr, mais pas seulement. Pour un lecteur passionné de mer, la Polynésie française a une vraie profondeur nautique : navigation lagonaire, traversées entre îles, plongée, snorkeling, culture maritime, paysages puissants et sentiment d’espace. En juin, elle réunit presque tout ce que l’on peut attendre d’un grand voyage dans le Pacifique.

 

Juin, le mois des grands départs avant la foule
Entre les Baléares qui ouvrent pleinement la saison méditerranéenne, Zanzibar qui entre dans sa période sèche, Komodo qui profite de conditions favorables en Indonésie, l’Alaska qui révèle ses paysages maritimes les plus spectaculaires, les Galápagos qui basculent vers une saison plus naturaliste et la Polynésie française qui s’installe dans l’un de ses meilleurs moments de l’année, juin offre une sélection très solide. Ce mois a un avantage évident : il permet de voyager avec un vrai goût d’été, sans subir partout les excès de la très haute saison. Les prix montent déjà dans de nombreuses destinations, mais les conditions météo, la lumière et la diversité des paysages en font l’un des meilleurs moments de l’année pour préparer un voyage au bord de l’eau.

 

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L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.