Busan en octobre : la Corée du Sud entre plages, temples et grands rendez-vous culturels

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Deuxième ville du pays et grand port tourné vers le Japon, Busan offre en octobre un mélange particulièrement équilibré : températures plus douces, lumière claire, sentiers côtiers et effervescence du cinéma asiatique.

Une métropole maritime qui ne ressemble pas à Séoul

Busan se déploie entre montagnes et mer, avec des quartiers séparés par le relief et reliés par un métro efficace. Son identité se lit dans les ports, les marchés aux poissons, les plages urbaines et les temples qui regardent l’horizon. Là où Séoul impose sa vitesse et sa verticalité, Busan laisse davantage de place au littoral. Il ne faut pourtant pas la réduire à une station balnéaire : c’est une ville de plus de trois millions d’habitants, avec ses universités, ses industries, sa scène culturelle et des distances importantes. Pour un premier séjour, quatre jours permettent de relier le centre historique, Haeundae, Gwangalli et quelques sites côtiers sans passer tout son temps dans les transports.

Après l’humidité estivale, octobre apporte généralement des journées plus sèches et des températures agréables pour marcher. La baignade officielle est terminée sur de nombreuses plages, mais le front de mer reste très vivant. Le mois est aussi associé au Busan International Film Festival, l’un des grands rendez-vous du cinéma asiatique. Les dates et lieux changent d’une édition à l’autre : il faut consulter le programme officiel et réserver les séances convoitées dès l’ouverture de la billetterie. Même sans billet, l’événement anime les quartiers de Centum City, Haeundae et BIFF Square. Le calendrier coréen peut également inclure des jours fériés en octobre, avec des transports chargés et des horaires adaptés.

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Haeundae et Gwangalli, deux plages pour deux ambiances

Haeundae est la carte postale la plus connue, bordée d’hôtels, de restaurants et de tours contemporaines. La promenade se prolonge vers Dongbaekseom et ses vues sur le pont Gwangan. Plus à l’ouest, Gwangalli change de visage à la nuit tombée lorsque le pont s’illumine au-dessus de la baie. Les cafés et restaurants y forment une longue façade urbaine. En octobre, on vient moins pour bronzer que pour marcher, faire du vélo, observer les surfeurs à Songjeong ou dîner face à l’eau. Il faut garder à l’esprit que les plages restent des espaces réglementés : baignade hors saison, alcool, feux et activités nautiques peuvent être limités. Les panneaux locaux et les annonces des autorités font foi.

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Haedong Yonggungsa, le temple posé face à la mer

La plupart des grands temples coréens sont nichés dans les montagnes ; Haedong Yonggungsa se distingue par sa position sur les rochers du littoral nord-est. Le site est très fréquenté, surtout en milieu de journée et le week-end. Venir tôt permet de mieux apprécier les escaliers, les pavillons et le bruit des vagues. Une tenue correcte et un comportement discret sont attendus : on visite un lieu religieux actif, pas seulement un décor photographique. L’excursion se combine bien avec Songjeong ou le Haeundae Blueline Park, mais les temps de transport doivent être anticipés. À Busan, deux points qui semblent proches sur une carte peuvent exiger plusieurs correspondances.

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Gamcheon, Jagalchi et Nampo pour lire l’histoire populaire de la ville

Gamcheon Culture Village est devenu célèbre pour ses maisons colorées étagées sur la pente. Ce succès ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un quartier habité. Il faut rester sur les parcours indiqués, parler doucement et respecter les espaces privés. En contrebas, le marché de Jagalchi raconte le lien quotidien entre Busan et la mer, avec poissons, coquillages et restaurants installés à l’étage. BIFF Square, Gukje Market et le marché nocturne de Bupyeong Kkangtong prolongent la visite par la cuisine de rue. Plutôt que d’enchaîner les photos, prenez le temps de goûter un eomuk, de regarder travailler les vendeurs et d’observer l’entrelacement entre commerce ancien et culture populaire contemporaine.

Les sentiers côtiers montrent une ville proche de la nature

Busan possède un réseau de chemins qui suivent falaises, forêts et quartiers maritimes. Taejongdae offre des vues puissantes depuis l’extrémité de Yeongdo ; Igidae permet d’observer la baie et la skyline ; la promenade de Cheongsapo relie cafés, rails et petites criques. Les parcours doivent être choisis selon sa condition physique et la météo. Après la pluie, les escaliers et rochers peuvent être glissants. De bonnes chaussures et de l’eau sont nécessaires, même pour une balade urbaine. En octobre, la douceur rend ces marches particulièrement agréables, mais la nuit tombe plus tôt qu’en été : il vaut mieux commencer les itinéraires isolés avant le milieu d’après-midi.

Manger à Busan sans réduire la ville au poisson cru

Le hoe, poisson cru à la coréenne, est incontournable pour de nombreux visiteurs, mais la cuisine locale va bien au-delà. Le dwaeji-gukbap, soupe de porc servie avec du riz, résume le caractère nourrissant de la table de Busan. Le milmyeon, nouilles de blé froides ou tièdes, et les graines fourrées sucrées du ssiat hotteok offrent d’autres portes d’entrée. Au marché, demandez clairement le prix avant de commander un poisson choisi à l’étal, puis vérifiez si la préparation et les accompagnements sont facturés séparément. Les personnes allergiques doivent faire traduire leurs restrictions, car sauces et bouillons peuvent contenir crustacés, poisson ou soja même lorsque le plat ne les montre pas.

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Formalités et usages à connaître en 2026

Les voyageurs français peuvent effectuer un court séjour touristique sans visa dans les conditions prévues par la Corée du Sud. L’exemption temporaire de K-ETA a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2026 pour les ressortissants concernés, mais les règles doivent être revérifiées avant l’embarquement. Un passeport valide est indispensable et l’admission relève des autorités frontalières. Dans les transports, le silence relatif, les files ordonnées et les places prioritaires sont pris au sérieux. Une carte de transport rechargeable simplifie métro et bus. Les cartes bancaires sont largement acceptées, tout en gardant un peu d’espèces pour certains marchés ou petites machines.

Comment organiser son séjour

Une première base à Haeundae convient aux plages, à Centum City et au nord-est ; Nampo ou Seomyeon facilitent l’accès aux marchés et au centre. On peut aussi rester dans un seul quartier et accepter des journées thématiques : est maritime, centre historique, côte sud. Les derniers métros et temps de correspondance doivent être vérifiés. Busan récompense ceux qui cessent de la comparer à Séoul. En octobre, son cinéma, sa lumière et ses promenades révèlent une ville à la fois internationale et profondément locale, où la mer n’est jamais un simple arrière-plan.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.