Vacances de la Toussaint : 5 destinations au bord de l’eau pour prolonger l’automne
À quatre heures de vol environ de la France, Madère conserve en octobre un climat doux qui permet de combiner randonnée, jardins et pauses au bord de l’océan. Funchal constitue une base pratique : marché des Lavradores, vieille ville, caves de vin de Madère et téléphérique vers Monte occupent facilement deux jours. Mais l’île prend toute sa dimension lorsqu’on rejoint les levadas, ces canaux d’irrigation accompagnés de sentiers qui traversent forêts humides, versants cultivés et tunnels. Les paysages les plus spectaculaires se trouvent aussi sur les crêtes, entre Pico do Arieiro et Pico Ruivo, lorsque les itinéraires sont ouverts.
La Toussaint correspond à une période de transition. Les températures restent agréables sur le littoral, tandis que pluie, brouillard et vent peuvent rendre la montagne beaucoup plus exigeante. Il ne faut jamais confondre la météo de Funchal avec celle des sommets. Certaines randonnées officielles peuvent fermer temporairement et plusieurs parcours réglementés demandent désormais une réservation ou une contribution. Vérifier l’état des sentiers sur le portail officiel, emporter une veste étanche et prévoir une solution de repli permettent de profiter pleinement de l’île. Pour un séjour familial, les piscines naturelles, les jardins botaniques et les sorties d’observation des cétacés complètent utilement les marches.
La plus grande île grecque reste séduisante pendant la seconde moitié d’octobre. Héraklion et le palais minoen de Knossos offrent une entrée culturelle, La Canée déploie son port vénitien, tandis que Réthymnon mêle ruelles anciennes et longue plage. Sur la côte sud, les paysages sont plus sauvages et l’atmosphère souvent plus calme. La mer peut encore permettre la baignade lors des journées lumineuses, mais un séjour de Toussaint doit être pensé comme un voyage complet, pas comme la promesse d’une semaine de plage garantie.
L’intérêt de cette période tient justement à cet équilibre : chaleur moins accablante, sites archéologiques plus respirables, tavernes disponibles sans réservation permanente et routes moins saturées. En contrepartie, des hôtels, restaurants et liaisons maritimes saisonnières commencent à fermer. Les gorges de Samaria peuvent être rendues impraticables par la pluie et leur saison d’ouverture dépend des conditions. Une voiture facilite l’exploration, à condition de rester prudent sur les routes de montagne. Mieux vaut choisir une ou deux régions plutôt que vouloir traverser toute l’île. Depuis la France, une correspondance à Athènes peut être nécessaire à mesure que les vols directs diminuent.
Malte convient bien à une semaine de Toussaint parce que les distances y sont réduites et les visites très variées. La Valette se parcourt entre bastions, églises et balcons colorés ; en face, les Trois Cités offrent une lecture plus tranquille du Grand Harbour. Mdina, ancienne capitale fortifiée, change d’atmosphère une fois les groupes repartis. Les temples mégalithiques, les falaises de Dingli et les villages du centre ajoutent suffisamment de matière pour ne pas dépendre de la météo.
En octobre, la mer conserve souvent une température agréable, mais les épisodes venteux ou orageux ne sont pas rares. Les petites criques deviennent dangereuses lorsque la houle se lève et les traversées vers Gozo ou Comino peuvent être modifiées. Il faut aussi anticiper une circulation dense : le bus est économique, mais lent aux heures chargées ; louer une voiture implique de conduire à gauche et de composer avec le stationnement. Pour une première visite, dormir près d’un bon axe de bus permet de rayonner sans multiplier les contraintes. Malte appartient à l’Union européenne et à l’espace Schengen, ce qui simplifie le départ pour les voyageurs français.
L’Algarve retrouve à la Toussaint un rythme bien plus agréable que pendant les grandes migrations estivales. Entre Lagos et Sagres, les falaises dorées, les arches de Ponta da Piedade et les plages ouvertes sur l’Atlantique composent un littoral spectaculaire. Plus à l’est, la Ria Formosa déploie sur environ soixante kilomètres un labyrinthe de lagunes, de chenaux et d’îles-barrières que l’on découvre en bateau depuis Faro, Olhão, Fuseta ou Tavira. Cette diversité permet d’alterner marche côtière, petites villes blanches, sorties sur l’eau et pauses face à la mer.
La météo reste généralement douce, sans garantir une semaine de baignade. L’Atlantique peut être agité, la surveillance des plages se réduit hors saison et les excursions dans les grottes sont annulées dès que la houle devient trop forte. Il faut choisir sa base selon ses envies : Lagos pour les falaises et les sorties maritimes, Tavira pour une ambiance plus paisible, Faro ou Olhão pour la Ria Formosa. Une voiture facilite l’exploration, mais le train régional dessert une partie du littoral. Les voyageurs doivent respecter les drapeaux de baignade et réserver une sortie en mer uniquement auprès d’un opérateur maintenant son activité en automne.
Lanzarote offre probablement le dépaysement le plus immédiat de cette sélection. Champs de lave, volcans, maisons blanches et plages ouvertes sur l’Atlantique donnent à l’île une identité très forte. Le parc national de Timanfaya constitue l’étape incontournable, mais le voyage se prolonge au bord de l’eau : criques de Papagayo, côte de Famara battue par les vagues, salines de Janubio, Jameos del Agua et ports du sud. L’héritage de César Manrique relie architecture, art et paysage sans transformer l’île en simple décor balnéaire.
À la Toussaint, les températures restent souvent agréables et la mer permet encore la baignade, mais le vent et la houle varient fortement d’une côte à l’autre. Famara convient aux surfeurs encadrés bien davantage qu’aux familles recherchant une eau calme ; les criques protégées du sud sont souvent plus accessibles. Une voiture est presque indispensable pour dépasser les stations principales. Il faut réserver l’accès aux sites les plus fréquentés, vérifier les conditions de mer avant toute sortie vers La Graciosa et garder une veste légère pour les soirées. Lanzarote reste espagnole : les formalités sont donc simples pour les voyageurs français, mais les règles des espaces protégés doivent être respectées.
Le choix dépend moins d’une température moyenne que du voyage réellement recherché. Madère convient aux marcheurs, la Crète à ceux qui veulent conjuguer vestiges et baignades, Malte aux familles souhaitant limiter les transferts, l’Algarve aux amateurs de routes côtières et Lanzarote à ceux qui recherchent des paysages volcaniques face à l’Atlantique. Dans tous les cas, octobre est une saison charnière : les journées raccourcissent, certains services d’été s’arrêtent et les conditions peuvent varier rapidement.
Il faut donc réserver avec une marge de souplesse, regarder les horaires saisonniers et ne pas construire tout le séjour autour d’une seule activité météo-dépendante. La Toussaint offre alors ce qu’elle a de meilleur : une parenthèse dépaysante au moment où l’automne s’installe en France, sans chercher à reproduire à tout prix les vacances d’août.
Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.



