Les incontournables à faire à Zanzibar sans jamais quitter le bord de mer

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Plages soumises aux marées, villages de pêcheurs, récifs et couchers de soleil : Zanzibar permet de construire un voyage entier le long de l’océan Indien. À condition de choisir la bonne côte, les bons horaires et des activités respectueuses du milieu marin.

À Zanzibar, toutes les plages ne se vivent pas de la même manière. Au nord, Nungwi et Kendwa conservent généralement une profondeur suffisante pour se baigner à davantage d’heures de la journée. Sur la côte est, notamment à Matemwe, Paje et Jambiani, la mer peut se retirer très loin à marée basse et découvrir un vaste estran. Ce spectacle fait partie du voyage, mais déçoit ceux qui imaginent nager à toute heure devant leur hôtel. Il faut consulter les horaires de marée, porter des chaussures d’eau sur les zones rocheuses et éviter de piétiner les herbiers ou animaux des mares. Une plage vide d’eau n’est pas une plage ratée : c’est un paysage différent, rythmé par le travail des pêcheurs et des cultivatrices d’algues.

 

 

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

Nungwi pour la baignade, les boutres et l’énergie du nord

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À la pointe nord d’Unguja, Nungwi associe plage, restaurants, sorties en mer et construction traditionnelle de boutres. Le secteur est animé et convient aux voyageurs qui recherchent des services nombreux. La baignade est moins dépendante des grandes marées que sur la façade orientale, sans être dépourvue de risques. Bateaux, courants et zones de mouillage imposent de choisir un espace sûr et de suivre les recommandations locales. Une promenade en fin d’après-midi révèle les silhouettes des voiles devant le coucher du soleil. Pour une sortie en dhow, il faut vérifier les gilets, la capacité du bateau et l’expérience de l’équipage. Le charme d’une embarcation traditionnelle ne remplace pas les règles de sécurité.

 

Kendwa pour prolonger la journée jusqu’au coucher du soleil

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Voisine de Nungwi, Kendwa est connue pour sa large plage et son orientation occidentale. L’ambiance varie selon les établissements et les événements, mais le rivage conserve de beaux espaces pour marcher. C’est une option adaptée aux voyageurs qui privilégient la baignade et les couchers de soleil. Les soirées festives ne doivent pas faire oublier les précautions ordinaires : surveiller son verre, organiser son retour et éviter de marcher seul sur une portion isolée de plage tard dans la nuit. Comme ailleurs sur l’île, l’espace entre les hôtels et l’eau reste un lieu de travail et de circulation. Photographier un pêcheur, un vendeur ou un enfant exige toujours son accord.

 

Matemwe et l’atoll de Mnemba pour regarder sous la surface

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La côte nord-est, autour de Matemwe, sert de base aux excursions de snorkeling et de plongée près de l’aire de conservation de Mnemba. L’île elle-même est privée : la sortie concerne les eaux et récifs environnants, pas un débarquement libre. La qualité de l’expérience dépend beaucoup de l’opérateur. Il faut éviter les bateaux qui poursuivent les dauphins, encerclent les animaux ou déposent trop de nageurs au même endroit. Demandez la taille du groupe, le matériel fourni et la politique d’observation. Un récif n’est pas une piscine : ne touchez pas les coraux, gardez une distance avec les tortues et choisissez une protection solaire limitant la dispersion de produits dans l’eau.

 

Paje pour le kitesurf, à condition de respecter son niveau

 

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La vaste lagune de Paje est devenue l’un des centres de kitesurf les plus connus de l’île. Les vents, le plan d’eau peu profond et les écoles attirent débutants et pratiquants confirmés. Une initiation doit se faire avec un moniteur qualifié, du matériel adapté et une zone dégagée. À marée basse, la profondeur peut devenir insuffisante ; à marée montante, le trafic sur l’eau augmente. Les baigneurs doivent rester attentifs aux ailes et aux lignes. Paje possède aussi des cafés et une atmosphère plus jeune que les villages voisins. On peut y passer la journée au bord de l’eau sans pratiquer, en observant le ballet des voiles depuis une distance sûre.

 

Jambiani pour approcher la vie d’un village tourné vers l’océan

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Plus au sud, Jambiani conserve une ambiance de village de pêcheurs, même si les hébergements se sont multipliés. À marée basse, les habitants rejoignent les zones de culture d’algues et les pirogues attendent le retour de l’eau. Cette activité ne doit pas devenir un décor que l’on traverse sans égard. Une visite organisée avec une initiative locale permet de comprendre le travail et de rémunérer directement les personnes concernées. La plage se prête aux longues marches, mais le soleil frappe fort sur le sable clair. Chapeau, eau et protection couvrante sont indispensables. Pour nager, il faut attendre une hauteur d’eau suffisante et demander conseil à l’hébergement.

 

Chumbe, une excursion où la conservation passe avant la consommation

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Au large de la côte ouest, Chumbe Island Coral Park propose une approche plus encadrée de l’écosystème marin. L’accès, les activités et les capacités sont limités ; une réservation est nécessaire. L’intérêt réside autant dans l’éducation à l’environnement que dans le snorkeling. Le modèle rappelle qu’une sortie en mer peut financer la protection plutôt que simplement exploiter un site. Les consignes du guide doivent être suivies, notamment sur les zones accessibles et le comportement dans l’eau. Les voyageurs sensibles au mal de mer doivent se renseigner sur la traversée. Là encore, les conditions météo peuvent annuler une excursion, et cette décision doit être acceptée sans pression sur l’opérateur.

 

Kizimkazi et les dauphins : choisir l’observation, refuser la poursuite

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Le sud de Zanzibar est connu pour les sorties consacrées aux dauphins. La popularité de l’activité a entraîné des pratiques parfois agressives : plusieurs bateaux accélèrent vers un groupe, des nageurs se jettent à l’eau et les animaux sont encerclés. Un opérateur responsable limite les approches, conserve une distance, réduit le bruit et n’assure jamais une nage garantie. Il faut accepter de ne pas voir de dauphin. Cette renonciation est le prix d’une observation éthique. Kizimkazi offre aussi des plages, des villages et des sorties plus simples en mer ; le voyage ne doit pas dépendre d’une interaction forcée avec la faune.

 

Stone Town côté mer, entre jardins de Forodhani et traversées en dhow

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Même la capitale peut se découvrir en gardant l’océan comme fil conducteur. Le front de mer de Stone Town relie les jardins de Forodhani, l’ancien fort, le port et les façades de corail. Une sortie au coucher du soleil donne une vue différente sur la ville, tandis que les bancs de sable comme Nakupenda attirent les excursions à la journée. Leur fréquentation peut être forte : partir tôt et choisir un petit groupe améliore l’expérience. À terre, Stone Town demande une tenue respectueuse de la culture locale, particulièrement hors des plages et pendant les périodes religieuses. Maillot de bain et torse nu n’ont pas leur place dans les ruelles ou les marchés.

Les formalités à connaître avant de poser sa serviette

Les voyageurs français doivent vérifier les conditions de visa et disposer d’un passeport conforme aux exigences tanzaniennes. Depuis le 1er octobre 2024, Zanzibar impose à ses visiteurs étrangers une assurance spécifique vendue par la Zanzibar Insurance Corporation, même lorsqu’ils possèdent déjà une assurance personnelle ; les modalités et le tarif doivent être contrôlés sur le portail officiel avant le départ. Cette couverture ne remplace pas nécessairement une assurance complète incluant soins, activités et rapatriement. La législation locale sur les stupéfiants, les drones et le respect des mœurs est stricte. Sur la plage comme ailleurs, les consignes des autorités et des aires de conservation s’appliquent.

Un voyage côtier réussi se construit autour de l’océan, pas contre lui

Pour tout voir sans quitter le bord de mer, l’idéal est de combiner deux bases : le nord pour la baignade et les couchers de soleil, puis l’est ou le sud-est pour les marées, le kitesurf et la vie de village. Ajouter Stone Town en début ou fin de séjour évite les transferts inutiles. Les distances sont trompeuses et la circulation lente ; un chauffeur déclaré simplifie les déplacements. Le vrai luxe consiste à suivre les marées, renoncer aux sorties irresponsables et laisser du temps aux plages. Zanzibar n’est jamais plus convaincante que lorsqu’on accepte que l’océan décide de l’horaire.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.