Dans les vagues de l’été, cette petite planche transforme le bodysurf

Glisse
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

À peine plus grande qu’une main, le handplane crée un appui qui soulève le buste et donne de la vitesse au bodysurfeur. L’objet est minimaliste, mais son usage ne l’est pas : choix de la vague, placement, palmage et trajectoire restent déterminants. À la veille de la rentrée, c’est un excellent outil pour redécouvrir le rivage, sans sous-estimer le shorebreak.

À peine plus grande qu’une main, le handplane crée un appui qui soulève le buste et donne de la vitesse au bodysurfeur. L’objet est minimaliste, mais son usage ne l’est pas : choix de la vague, placement, palmage et trajectoire restent déterminants. À la veille de la rentrée, c’est un excellent outil pour redécouvrir le rivage, sans sous-estimer le shorebreak.

© AdobeStock - David George

Ce que le handplane change réellement

En bodysurf, le corps est la planche. Le pratiquant nage pour prendre la vague, puis utilise son buste, ses hanches et ses jambes pour glisser. Placé sous la main avant, le handplane augmente la surface d’appui sur l’eau. Il crée de la portance hydrodynamique, aide à relever la poitrine et réduit une partie de la traînée. Résultat : il devient plus facile de garder de la vitesse et de tenir une ligne oblique sur la face de la vague.

Ce n’est ni une bouée ni une mini-planche de surf. Sa flottabilité est insuffisante pour assurer la sécurité du pratiquant, et sa présence ne compense pas un mauvais placement. Le gain apparaît lorsque le corps reste aligné et que l’appui accompagne la pente de la vague.

Taille, forme et sangle : chercher le contrôle

Un grand handplane porte davantage et facilite souvent les premières glisses ou les petites vagues molles, mais il offre aussi plus de résistance pendant la nage et peut tirer sur l’épaule dans une vague puissante. Un modèle compact se fait oublier au palmage et réagit vite, au prix d’un appui plus technique. Le choix dépend donc du gabarit, du niveau et du type de vagues, pas d’une taille universelle.

La forme doit présenter des bords agréables en main et une surface sans aspérité. Bois, matériaux composites ou plastique ont chacun leur toucher et leur entretien. Plus que la matière, on vérifie la solidité de la poignée et la possibilité de libérer rapidement la main. La sangle maintient la paume sans couper la circulation ni verrouiller le poignet. On doit pouvoir ouvrir la main et abandonner le matériel si nécessaire.

La plupart des pratiquants portent le handplane sur la main placée en avant dans la direction de la glisse. Tester les deux côtés dans de petites vagues permet d’éviter de devenir dépendant d’une seule trajectoire.

Les palmes restent le moteur

Le handplane améliore la glisse, mais les palmes courtes de bodysurf fournissent l’accélération nécessaire pour partir. Elles doivent tenir au pied sans provoquer de crampe, avec des chaussons ou protège-palmes si besoin. Des attaches adaptées limitent la perte, mais ne doivent pas former une longue boucle susceptible de s’accrocher.

Pour prendre une vague, on commence à nager avant qu’elle ne soulève les jambes. Quelques battements puissants, accompagnés d’un crawl court avec la main libre, mettent le corps en vitesse. Au moment où la pente se forme, le bras équipé s’allonge devant, paume et handplane posés à plat sur l’eau. La tête reste basse, dans le prolongement du dos.

Trouver la ligne plutôt que subir la mousse

La première sensation à rechercher n’est pas la vitesse maximale, mais la glisse continue. Dans une petite vague non creuse, on part légèrement de biais vers l’épaule, la zone qui n’a pas encore cassé. Le handplane s’oriente comme un petit rail : trop à plat, il rebondit ; trop incliné, il freine ou plonge. Une pression progressive suffit.

Le corps suit l’appui. Épaule, hanche et jambes s’alignent dans la direction choisie. Le bras libre peut rester le long du corps pour améliorer le profil, ou aider à corriger l’équilibre. Lever excessivement la tête enfonce les hanches et ralentit. Pour sortir, on cesse de pousser sur le handplane et l’on plonge sous la mousse ou l’on s’écarte vers l’épaule selon l’espace disponible.

Les pratiquants confirmés utilisent les variations de pression pour monter ou descendre sur la face, accélérer dans la zone la plus creuse et sortir avant la fermeture. Mais la technique reste subordonnée à la lecture de vague : aucune trajectoire ne permet de traverser sans risque un mur d’eau qui ferme sur un fond trop faible.

Le shorebreak n’est pas une aire d’initiation

Les vagues qui cassent directement sur la plage sont spectaculaires et dangereuses. Elles peuvent projeter tête ou épaules contre le sable, même lorsqu’elles semblent petites. Pour débuter, on choisit un banc de sable régulier, de l’eau au moins à hauteur de taille ou de poitrine dans la zone de départ, et des vagues souples qui ouvrent sur le côté. On évite rochers, épis, baïnes marquées, surfeurs nombreux et zones de baignade surveillée où la pratique n’est pas autorisée.

Avant la session, on regarde plusieurs séries complètes. Où les vagues cassent-elles ? Le courant déplace-t-il les nageurs ? Existe-t-il une zone calme pour sortir ? Dans l’eau, on protège la tête avec les avant-bras lorsqu’une chute est inévitable et l’on ne tend pas la main raide vers le fond. Après une chute, on remonte en gardant un bras au-dessus du crâne.

Le bodysurfeur doit être un nageur à l’aise dans les vagues. Il respecte les priorités, ne part pas sur quelqu’un et conserve une distance suffisante : un handplane dur peut blesser lors d’une collision. Une première séance encadrée permet de comprendre courants, placement et sorties beaucoup plus vite qu’une accumulation d’essais dans une zone inadaptée.

 

Les conditions de la fin août

La taille seule ne décrit pas une vague. Sa période, la pente du fond, la marée, le vent et l’orientation du spot modifient sa puissance. Pour apprendre, on recherche une petite houle, une période modérée, peu de vent et un plan d’eau lisible. Une mer parfaitement lisse peut rester dangereuse si une longue houle vient casser brutalement au bord.

En août, la fréquentation ajoute un paramètre majeur. Les créneaux matinaux offrent souvent moins de vent et davantage d’espace, mais les zones surveillées et les horaires locaux doivent être respectés. Soleil, eau fraîche et effort alterné imposent protection, hydratation et pauses. Si le courant empêche de rester face au même repère à terre, si les séries grossissent ou si la sortie devient incertaine, on arrête : le meilleur usage du handplane commence par choisir une vague dont on peut aussi sortir.

 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.