Handisub : comment la plongée s’ouvre aux personnes en situation de handicap

Plongée
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Handicap moteur, sensoriel, mental, cognitif ou psychique : la plongée adaptée ne repose pas sur une méthode unique, mais sur un accompagnement construit autour de chaque personne. Grâce aux formations Handisub, des milliers de pratiquants découvrent aujourd’hui un milieu où le corps se déplace autrement.

Handicap moteur, sensoriel, mental, cognitif ou psychique : la plongée adaptée ne repose pas sur une méthode unique, mais sur un accompagnement construit autour de chaque personne. Grâce aux formations Handisub, des milliers de pratiquants découvrent aujourd’hui un milieu où le corps se déplace autrement.

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Sous l’eau, un fauteuil ne pèse plus, les appuis changent et les déplacements peuvent être repensés. Cette modification complète des repères explique une partie de la force de la plongée adaptée. Elle ne fait pas disparaître le handicap et ne transforme pas chaque immersion en exploit. Elle crée un espace différent, dans lequel les capacités du plongeur deviennent le point de départ de la pratique. Handisub est le dispositif développé conjointement par la Fédération française d’études et de sports sous-marins, la Fédération française handisport et la Fédération française du sport adapté. Il concerne les handicaps moteurs et sensoriels, mais aussi les situations de handicap mental, cognitif ou psychique. Son principe est simple : ce n’est pas le nom du handicap qui fixe seul la plongée possible. L’encadrant évalue les besoins, les capacités, la communication et l’environnement afin de construire une séance adaptée.


Le baptême commence bien avant la mise à l’eau

La première étape consiste à contacter un club ou une structure disposant d’encadrants formés Handisub. L’échange préalable est essentiel : accessibilité des vestiaires et du bassin, transfert jusqu’à l’eau, sensibilité au froid, mode de communication, traitements éventuels et rôle de l’aidant doivent être abordés sans gêne. Une rampe ou un lève-personne peut être décisif pour l’un, tandis qu’un briefing tactile, des signes adaptés ou un environnement plus calme le seront pour un autre.
Le matériel n’est pas systématiquement spectaculaire. Une combinaison plus facile à enfiler, un gilet stabilisateur choisi pour son maintien, des sangles adaptées ou une protection thermique renforcée suffisent parfois. Certains plongeurs assurent eux-mêmes leur propulsion avec les bras ou les palmes ; d’autres sont accompagnés dans leurs déplacements. L’objectif n’est pas de reproduire à tout prix le geste d’un plongeur valide, mais de trouver une solution sûre, confortable et compréhensible.
 

Des encadrants formés

La filière distingue notamment les enseignants EH1, préparés à accompagner des situations de handicap dites modérées, et EH2, formés pour les handicaps majeurs. Cette formation complémentaire porte sur la sécurité, la pédagogie, l’organisation matérielle, la communication et l’aide avant comme après la plongée. Des aidants-accompagnants peuvent intervenir à terre, mais ils ne remplacent pas le moniteur qualifié dans l’eau.
Après le baptême, quatre qualifications structurent la progression : PESH 6, PESH 12, PESH 20 et PESH 40, correspondant aux profondeurs maximales de 6, 12, 20 et 40 mètres. Ces plongeurs restent encadrés. La profondeur n’est jamais un objectif automatique : elle dépend des compétences acquises, de l’aisance, du certificat médical requis et des prérogatives de l’encadrant. La qualification PESH 6 concerne déjà un plongeur débutant capable d’évoluer jusqu’à six mètres sous la direction d’un enseignant formé.


La sécurité reste individualisée

La plongée expose tous les pratiquants aux mêmes lois physiques, mais certains risques ou difficultés prennent une importance particulière. La thermorégulation, les capacités respiratoires, l’équilibre des oreilles, les troubles de la sensibilité, la fatigue ou l’évacuation depuis un bateau doivent être anticipés. L’avis médical ne se réduit donc pas à une formalité. Selon la séance et le cursus, un certificat d’absence de contre-indication est nécessaire ; le club indique quel médecin peut l’établir. Pour certains baptêmes très peu profonds, les conditions ont été simplifiées, mais la décision reste encadrée par un questionnaire et l’organisation fédérale.
Le choix du site compte tout autant. Une piscine accessible permet d’apprivoiser le détendeur et la flottabilité sans houle ni courant. En milieu naturel, une mise à l’eau progressive, un ponton stable ou un bateau équipé peuvent changer toute l’expérience. Le nombre d’accompagnants est ajusté au besoin réel, avec parfois un moniteur exclusivement consacré au plongeur.
Handisub ne promet donc pas que toute plongée est possible pour tout le monde, partout et immédiatement. Il affirme quelque chose de plus solide : la pratique doit être évaluée à partir de la personne, et non refusée par principe. Cette approche a déjà conduit à la formation de milliers de cadres et au développement de cursus dans des centaines de clubs. Pour commencer, la meilleure question n’est plus « puis-je plonger malgré mon handicap ? », mais « quelle structure peut organiser ma première immersion dans de bonnes conditions ? ».


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L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.